Test vidéo du wiko rainbow

Vidéo en cours de réalisation.

Déballage, contenu de la boite

Le Wiko Rainbow est proposé dans une boîte classique Wiko, très colorée. On y trouve le terminal, un bloc secteur, un câble USB/micro USB, la batterie, des écouteurs basiques avec système "mains-libres" intégré et un guide rapide d'utilisation étonnamment épais de part le nombre de langues intégrées.

wiko-rainbow-test-001.jpg

Design du wiko rainbow, réussi ou non ?

Le Wiko Rainbow affiche de prime abord un design assez peu original qui possède néanmoins quelques petits éléments à relever, qui font la différence (dans un sens comme dans l'autre, positif/négatif). Pour commencer les bordures sont larges, pas vraiment étonnant pour un smartphone de ce type de gamme, mais on apprécie toujours quand les marques proposent des bordures peu présentes. Le Rainbow, comme son nom l'indique, est très axé "couleur" et celle-ci est bien visible et cela même de face. La grille audio est du coloris principal et les tranches sont visibles de face ce qui visuellement offre un "contour coloré", plutôt sympathique. 

wiko-rainbow-test-004.jpg

Classique pour Wiko, son logo est très visible (trop à mon goût), en haut à gauche de face et en plein milieu de la coque arrière. A côté se trouve la sortie audio avec une LED de notification "coincée" vers la droite ainsi que la caméra frontale. Sous l'écran, l'habituel combo Menu, Accueil, Retour, habituel mais pas standard, en effet Android brut propose plutôt Retour, Accueil et Multitâche, normalement la majorité des apps ne dépendent plus de la présence d'une touche Menu "physique" sur le terminal.

wiko-rainbow-test-005.jpg

wiko-rainbow-test-006.jpg

Côté droit, la touche on/off verrouiller/déverrouiller, à l'opposé celle de gestion du volume. Les deux sont de la même couleur que la coque, un poil plus foncées de part l'utilisation de plastique brillant plutôt que mat.

wiko-rainbow-test-007.jpg

wiko-rainbow-test-009.jpg

En dessous, le microphone principal. Au dessus, l'encoche pour accéder à la batterie et le port micro USB et jack, centrés. Le choix d'avoir positionné ces ports ensemble est quelque chose qu'on trouve régulièrement chez Wiko. Là dessus tout dépend de votre façon d'utiliser le terminal (utilisation d'un dock, etc), vous pouvez apprécier ou détester.

wiko-rainbow-test-008.jpg

wiko-rainbow-test-010.jpg

L'arrière, coloré donc, est en plastique soft touch agréable au toucher. L'appareil photo ressort de bien 2mm avec un cerclage chromé qui devrait empêcher la vitre de protection de se rayer. Cela étant dit, quand on pose le terminal à plat sur le dos, la partie sensible est en contact avec la surface, à voir sur le long terme. Le flash est juste à droite de l'APN, au centre on a le logo Wiko dans une version entourée de noir un peu étrange puis le haut-parleur en bas avec de minuscules reliefs pour empêcher le son d'être étouffé.

wiko-rainbow-test-011.jpg

La coque est amovible et donne accès à la batterie, au port micro SD ainsi qu'aux emplacements de SIM (au nombre de deux, le terminal est dual SIM) au format Mini SIM (qu'on appelle parfois, à tord, SIM "normale"). Fait intéressant, l'autocollant qui explique comment enlever la coque est collé à l'intérieur de celle-ci.

Ergonomie du Wiko Rainbow

Le Wiko Rainbow est un appareil assez costaud, 5" avec des bordures plutôt larges, mais au final il tient tout de même bien en main car le soft touch à l'arrière est agréable à la manipulation et accroche un peu, sans oublier le simple fait que 74mm de large reste encore acceptable pour la plupart des mains.

Les touches physiques latérales sont bien conçues et placées, celles en dessous de l'écran, sensibles, n'ont pas montré de faiblesse particulière.

Les plus exigeants pourront regretter la présence de rebords (reliefs) au bord de l'écran, sur lesquels le doigt vient "buter" lorsque vous effectuez des mouvements latéraux amples sur l'affichage. 

que vaut l'Ecran du Wiko rainbow ?

Wiko nous propose un affichage 5" HD (1280x780) TFT IPS sur le Rainbow. La densité de pixels frôle les 300ppi (293ppi) ce qui offre une très bonne lisibilité même sur les petits éléments. Les angles de vue sont décents avec un changement classique de luminosité mais rien de bien dramatique. En extérieur plein soleil, la luminosité est suffisante pour voir à peu près correctement, mais le problème majeur n'est pas lié à la luminosité mais plutôt aux traces de doigt. La plaque qui recouvre l'affichage du Rainbow, outre le fait qu'elle "résonne" bas de gamme, garde les traces de doigt comme s'il s'agissait de vie ou de mort. Même quand vous frottez l'écran les traces "s'étalent". De fait, en plein soleil, si l'écran n'est pas nettoyé impeccable vous ne verrez pas grand chose. 

wiko-rainbow-test-003.jpg

Fonctions du wiko rainbow

Le Rainbow tourne sous Android 4.2.2 avec un nombre très limité de modifications apportées par Wiko sur l'OS mobile de Google. Le seul changement notable est la gestion du Dual SIM, accompagné de quelques options un peu gadget, voici un résumé des fonctions principales de l'appareil.

Vous disposez de pages d'accueil ( 9338) avec possibilité de personnaliser l'interface (widgets, icônes). Le menu des applications ( 9340)  regroupe toutes vos apps avec un accès rapide au Play Store. Le tiroir des notifications ( 9339) affiche... vos notifications ainsi que des raccourcis vers quelques options.

La gestion du Dual SIM s'effectue de façon classique chez Wiko, vous pouvez choisir quelle SIM utiliser pour différents services, voix, sms, mms et data. C'est plutôt bien fait.

L'outil de composition de numéro ( 9342) est fonctionnel et affiche des propositions de contacts, que vous pouvez importer via différents moyens.

Vos messages ( 9343) s'affichent triés par conversations. L'outil de saisie de texte proposé par défaut est TouchPal, qu'on retrouve sur certains appareils moyenne gamme de Huawei (du moins les "anciens"). Si le clavier manque un peu de réactivité il reste plutôt bien fait et les propositions de mots sont correctes.

Il dispose de multiples options, dont un mode à une main, quelques thèmes (dont certains assez étranges), la saisie par la voix, différentes dispositions et langues et même une fonction pour Twitter rapidement (nous sommes toujours en train de nous interroger sur son intérêt).

La navigation web ( 9344) se fait via le navigateur par défaut ou Google Chrome (les deux sont pré-installés). L'expérience est correcte pour un appareil de ce genre de gamme, le défilement est assez fluide et vous pourrez surfer sans trop de soucis. Bien entendu nous ne sommes pas au niveau d'un terminal de haut de gamme mais c'est tout à fait convenable.

La galerie ( 9351) affiche un design légèrement différent de celle de base d'Android mais avec des fonctions identiques, vous pouvez accéder rapidement à l'appareil photo, visionner vos images, les modifier ou les partager.

Le client e-mail ( 9352) universel reprend l'interface de l'app Gmail en un peu plus concentrée, vous pouvez afficher de nombreux messages en même temps ce qui est plutôt pratique. La synchronisation se fait sans soucis avec n'importe quel service de mail (plusieurs comptes possibles en même temps).

Pour lire vos fichiers musicaux ( 9354) vous pouvez utiliser deux apps, Play Musique ou l'app Musique. Cette dernière affiche une interface simple à utiliser avec une sympathique animation de disque tournant à la lecture. Un égaliseur est proposé ainsi qu'un mode "DJ" dans lequel vous laissez le mobile "choisir" pour vous les morceaux à lire.

La qualité du son par le jack 3.5mm dépend du matériel utilisé, nous n'avons pas eu de soucis avec le jack comme parfois chez Wiko (en raison de l'utilisation de la norme OMTP, depuis ils sont passé en CTIA, plus courante). Le haut-parleur est décent côté qualité, le volume n'est pas impressionnant mais on s'en contentera pour le prix de la bête. Le son n'est pas étouffé quand l'appareil est posé à plat.

Pour finir, Wiko a tout de même intégré deux nouveautés : Smart Gesture ( 9355,9356) et un outil de programmation marche/arrêt ( 9357).

La première fonction est un ensemble d'options à activer dans les paramètres qui permettent d'utiliser les capteurs du terminal pour effectuer des actions. Par exemple, "déverrouiller l'écran via le capteur de proximité" (en passant sa main par dessus) ou encore "pendant un appel automatiquement enclencher le haut-parleur si l'appareil est posé". Nous avons testé une partie des actions et une chose est sûre, si l'idée est bonne, dans les faits ça ne fonctionne pas toujours. De notre côté toutes les actions qui utilisent le capteur de proximité ne sont pas opérationnelles, à voir si c'est un souci sur notre terminal (ou de notre part) ou autre chose.

La programmation marche/arrêt parle d'elle-même, vous pouvez définir une heure à laquelle l'appareil s'allume, une autre à laquelle il s'éteint, avec des jours (à la manière de l'alarme). C'est assez flexible et pratique, cela peut vous permettre d'économiser la batterie la nuit, par exemple.

L'interface de l'appareil photo a été retravaillée par Wiko. Vous avez un "switch" pour passer du mode photo à vidéo ainsi que quelques options sur les côtés (caméra frontale, flash, fonction Cinemagraph, Gomme magique, HDR, panorama (ou plutôt "panaromama", comme indiqué dans l'interface) ainsi qu'un mode de détection de sourires). Dans les paramètres, une fonction Zero Shutter Delay est intégrée pour accélérer la capture au détriment de la qualité, vous pouvez aussi ajuster les ISO et la définition de vos images.

rainbow-captures2-001.jpg

Autonomie du wiko rainbow

Aïe. C'est la première fois que nous obtenons un score négatif en fin de test d'autonomie, mais que s'est-il passé ? Difficile de le déterminer mais clairement le Rainbow manque d'optimisation (avec la ROM disponible fin été/début septembre) sur cet aspect. Une heure de lecture musicale consomme un énorme 18% ce qui est très inhabituel. Le pire étant le résultat après une heure de jeu en 3D, un colossal 50%. Dans l'état, le constat est simple, si vous comptez utiliser le Rainbow au fil de la journée notamment en usages lourds, vous ne tiendrez pas jusqu'au soir. Si par contre vous avez une utilisation plus légère, vous pouvez espérer une journée, mais pas plus. L'autonomie est un point faible du Rainbow dans l'état, dommage.

rainbow-autonomie-test-mobile-1.jpg

Performances du wiko rainbow

Le Rainbow est équipé d'un chipset de chez MediaTek MT6582 avec CPU Quad Core cadencé à 1.3GHz et 1Go de RAM. Dans l'interface le terminal offre une expérience très correcte pour un appareil de la gamme. Grosso modo vous ne serez pas impressionné par une réactivité à toute épreuve mais n'aurez dans la plupart des cas pas de gros ralentissements à l'usage, à l'exception du clavier proposé qui manque de réactivité et du web qui, parfois, affiche un léger délai lors des défilements.

Dans les benchmarks le Rainbow se place en bas de la liste, entre un Moto G et un Nexus 4.

rainbow-captures-023.jpg rainbow-captures-024.jpg

Qualité photo et vidéo

Aussi surprenant que cela puisse paraître venant d'un appareil à 140/150€ nu, le Rainbow est loin d'être mauvais en photo, du moins de jour, il faut simplement faire attention lors de la capture où vous réalisez la mise au point (au doigt) car cela joue sur l'exposition également. En ajustant correctement votre cliché vous pourrez sortir quelques rendus sympathiques. Quand vous vous approchez trop du sujet par contre le focus est souvent compliqué, oubliez la macro très rapprochée.

Le mode HDR altère la qualité du cliché qui prend en détails mais perd en esthétisme à mon goût, cela étant dit l'option est vraiment efficace pour révéler des éléments cachés dans l'ombre. 

De nuit c'est moins réussi sans pour autant être catastrophique avec une scène qui s'éclaircit considérablement. L'image affiche du bruit mais de façon plutôt modérée, attention à ne pas bouger.

En vidéo de jour le rendu est également très correct avec des contours toutefois plus définis (moins esthétique). Le focus de très près est toujours aussi compliqué mais c'est moins un problème en vidéo. De nuit par contre le bruit est très prononcé, bien trop, très géométrique comme si le logiciel exagérait le traitement de l'image (nous ignorons si cela peut être réglé via une mise à jour). Le son enregistré est plutôt propre et le bruit de fond n'est pas trop prononcé.