Très attractifs, ils ont néanmoins l’inconvénient de ne plus proposer de subvention permettant d’acquérir un smartphone haut de gamme pour un prix abordable, ce qui rend ces derniers plus difficiles d’accès pour la plupart des consommateurs.

Ces acheteurs se tournent à présent vers des smartphones moins onéreux mais rencontrent les pires difficultés au moment de choisir parmi les appareils du moment. Difficile en effet aujourd’hui de définir les concessions acceptables lorsque l’on veut tout de même profiter des possibilités offertes par ces nouveaux forfaits tout illimités.

C’est dans ce contexte que la marque Française Wiko s’est lancé en 2011 dans la construction de smartphones low cost. Il s’agit aujourd’hui d’une des marques qui compte dans ce domaine, au coté des Huawei et autres ZTE. Le Wiko Cink Slim testé par la rédaction il y a quelques mois nous avait déjà fait forte impression, c’est à présent le Wiko Cink Peax qui passe entre nos mains.

Ce smartphone dispose de caractéristiques impressionnantes pour un prix plutôt réduit (169 euros) : écran 4,5 pouces qHD (540×960), processeur double coeur, appareil photo 8 Mégapixel et 124g seulement. Voyons ensemble ce que vaut la nouvelle star de la collection Wiko.

 

Test vidéo du Wiko Cink Peax

Note : le test écrit et le test vidéo ont été réalisés par deux testeurs différents, l’occasion d’avoir deux avis complémentaires sur l’appareil.

Vidéo avec sommaire interactif, cliquez sur le thème qui vous intéresse pour naviguer dans la vidéo, cliquez en haut à droite pour revenir au sommaire. Bonne lecture !

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Spécifications

Wiko Cink Peax

Système d’exploitation Android 4.1.1
Taille écran 4,5″ 540×960 capacitif multitouch
Connectivité

3G+ HSDPA GSM quadribande jusqu’à 7,2 Mbits

Mémoire 4Go de mémoire interne, microSD jusqu’à 32Go
RAM 1 Go
Processeur Mediatek MT6577 Dual-core 1 GHz
Appareil photo

8 mégapixels, autofocus, flash LED

GPS ? Oui, A-GPS
WiFi ? Oui, b/g/n
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 4.0 A2DP
Connectique micro USB, jack 3.5mm
Poids 124g
Dimensions 133 x 69 x 8.9 mm
Batterie

Batterie 1800mAh 

Prix env. 169€ seul
Disponibilité Janvier 2013
DAS 0.941 W/kg

 

Déballage, contenu de la boite

Le Wiko Cink Peax est livré dans une boîte sans prétention. Il est proposé avec un câble USB/ micro USB, un chargeur et des écouteurs intra-auriculaires classiques, ainsi qu’un petit livret explicatif. Le Cink Peax n’est pas livré avec une carte micro SD, si vous souhaitez disposer de 32 Go de mémoire supplémentaire, il faudra mettre la main au porte-monnaie…

 

 

Ergonomie et prise en main

Le Wiko Cink Peax propose une prise en main plutôt agréable : le mobile est fin, avec 9 mm, et plutôt léger avec ces 124g. 

 

 

Une chose  frappe dès la première impression : le design est très inspiré du Galaxy S3, d’autre part, le Peax respire le plastique, c’est clairement un parti pris du constructeur. 

Peax / S3

 

S3 (haut) / Peax

 

Les utilisateurs gênés par cette caractéristique sur le Galaxy S3 ne devraient pas s’approcher de ce smartphone. Nous ne sommes pas dans cette catégorie à la rédaction (même si nous avons un faible pour les appareils au design plus premium), et nous avons trouvé le revêtement plutôt agréable lors de notre prise en main.

 

Classiquement, le bouton de sortie de veille se trouve sur la droite de l’appareil, celui de réglage du volume sur la gauche. Une prise casque (jack 3.5mm) et Micro-USB, pour la charge et la connexion au PC, se trouvent en haut du smartphone.

 

En haut de l’écran se trouvent, sur la droite, la caméra en façade (permettant de filmer en 720p) et sur la gauche les capteurs de luminosité et de proximité, sans oublier la sortie audio.

 

 

Le Wiko Cink Peax dispose de trois boutons hardware, mais contrairement au fonctionnement standard souhaité par Google, le troisième bouton à gauche permet de faire apparaître le menu “paramètre”, et non le gestionnaire d’applications. Un appui long sur la touche centrale suffira à faire apparaître ce dernier.

 

Sur la face arrière on distingue le haut-parleur en bas à droite et, à l’angle opposé, l’appareil photo 8 mégapixels accompagné du flash LED.

 

Quand on ouvre l’appareil, on dispose de 2 emplacements pour carte SIM. 

 

Les deux cartes peuvent être actives en même temps. Nous vous expliquerons leur fonctionnement plus loin, dans la partie « téléphonie » du test.

 

 

On dispose aussi d’un emplacement pour carte micro SD, plutôt utile pour compléter le peu de mémoire disponible. Sur le papier, le Wiko Cink Peax propose 4Go de mémoire, au final ce sont 2,5 Go qui sont disponibles, réparties en deux emplacements : 1,5 Go pour installer des applications (dont 1,4 Go disponible) et 1 Go de mémoire seulement sur l’appareil, ce qui est très peu.

  

 

Ecran

Le Peax dispose d’un écran 4,5 pouces d’une résolution 960 x 540 pixels. A l’heure où débarquent les écrans fullHD (1920 x 1080) et où la majorité des smartphones haut de gamme 2012 propose des écrans 720p (1280 x 720 pixels), cette résolution peut sembler limitée.

 

Heureusement, la dalle proposée par Wiko apparaît d’excellente qualité : les couleurs sont moins criardes que sur les écrans AMOLED (ce qui peut plaire ou déplaire, selon les goûts et besoins), le rendu reste très honnête, réaliste et lumineux. De plus, la réactivité et la sensibilité apparaissent excellentes.

Ici en comparaison de l’écran IPS du Nexus 4, grâce à l’application Screen Test disponible sur le PlayStore, on s’aperçoit que le Cink Peax ne se défend pas si mal :

 

 

A l’utilisation nous avons trouvé l’écran un peu brillant, mais la luminosité importante permet une lecture confortable en plein soleil. Les angles de vision dénaturent légèrement les couleurs mais le tout reste lisible.

Cet écran est une agréable surprise, dès la première prise en main de l’appareil : il s’agit sans conteste d’un des points forts du smartphone.

  

 

Performance

Le Wiko Cink Peak dispose d’un processeur double coeur Mediatek MT6577 cadencé à 1GHz, gravé à 40 nm, et accompagné de 1Go de RAM. Côté performances, ce processeur est l’équivalent de la puissance disponible sur les smartphones de 2011, comme les Samsung Galaxy S2 et HTC Sensation, ce qui est encore largement suffisant pour faire tourner la grande majorité des jeux sortis à ce jour.

En pratique, aucun des jeux que nous avons testés n’a réussi à faire flancher le smartphone, même si quelques problèmes de réactivité ont été détectés. Vous n’aurez pas la même expérience qu’avec un appareil de haut de gamme Android, mais le rapport performances/prix est très bon.

  

  

 

Les problèmes de compatibilités existent, mais semblent rares.

 

Dans les autres cas d’utilisation, le rendu est en général très bon, notamment lors de la navigation dans l’interface. On trouve difficilement la limite du Peax, seulement en lançant plusieurs dizaines d’applications en parallèle, du fait du seul giga de RAM disponible.

 

Au final, le ressenti est très positif : au cours de nos quelques semaines d’utilisation, l’appareil s’est montré constamment réactif, sans bien sûr égaler les meilleurs smartphones du moment, Nexus 4 en tête. En terme de fluidité, c’est également satisfaisant, le processeur semble bien optimisé pour soutenir Android 4.1 (ou l’inverse).

Pour une vision plus professionnelle de la puissance de ce smartphone, nous avons lancé une batterie de test, utilisant des applications de benchmark disponibles sur le PlayStore :

  

  

Les résultats sont conformes à notre ressenti : la puissance du Wiko Cink Peax n’est pas mirobolante, certes, mais sera suffisante pour offrir un ressenti agréable à l’utilisation.

 

L’interface

Le Peax parie sur l’interface standard Android avec quelques adaptations pour les spécifications de la bête. On retrouve des éléments présents sur un appareil comme le Nexus 4, quelques ajouts mais aussi des fonctions en moins.

 

La liste des services est tout de même longue : raccourcis sur l’écran de déverrouillage, gestionnaire de tâches…

 

 

…widgets et dossiers sur le bureau…

 

 

…Wiko profite également des écrans d’accompagnement mis à disposition par Android lors des premiers lancements.

  

 

L’ensemble apparaît simple mais efficace : ses services proposés par Google semblent parfaitement fonctionnels, totalement ergonomique en l’état, proposant même depuis la version 4.0 une interface graphique plutôt séduisante. C’est largement suffisant pour satisfaire les utilisateurs les plus exigeants.

Cela permet également à Wiko de mettre à disposition les mises à jour Android de manière assez réactive, comment ce fut le cas pour le passage de 4.0 vers 4.1, disponible en quelques mois (ce qui relève de l’exploit en comparaison de ce que propose certains concurrents dans ce domaine).

 

D’autant que le constructeur fait le choix de concentrer son énergie pour gommer les quelques imperfections de cette version 4.1, proposant par exemple un complément à la barre de notification permettant d’accéder à ces raccourcis sur la connectivité

 

Wiko complète également l’offre logiciel avec un gestionnaire de fichiers,…

  

 

…de notes et de tâches…

  

 

…et un widget météo plutôt insolite mais réussi

 

Ajoutez à cela une application pour la radio FM, une autre permettant de mettre automatiquement l’appareil sous ou hors tension et un dictaphone…

    

 

…et c’est tout ! Il faut dire que les service proposés par Google en standard sont déjà extrêmement complets : agenda, contact, photo, vidéo, Internet, mail, Maps, et même réseaux sociaux, avec Google Plus.

  

 

Pour complément, il vous suffira d’ouvrir le PlayStore afin de trouver votre bonheur parmi les milliers d’applications disponibles. Au final, la rédaction est conquise : malgré le peu d’énergies déployées, le choix est intelligent et le résultat convainquant.

Aïe le GPS : on déplore que l »incontournable Google Maps soit limité par un GPS capricieux, pour ne pas dire tout bonnement exécrable.

Si l’on ne devait garder qu’un seul défaut pour ce Wiko Cink Peax, ce serait sans conteste celui-ci. Voilà bien longtemps que nous n’avions pas testé un smartphone aussi mauvais dans ce domaine, sûrement depuis le Galaxy S, au fix légendaire. Au delà d’un temps excessivement long pour obtenir une localisation, parfois quelques minutes, le smartphone perdra par exemple votre position lors d’un voyage en bus…

  

 

Au vu du nombre d’applications qui utilisent aujourd’hui les capacités de géolocalisation des smartphones, cet inconvénient dégrade fortement l’expérience utilisateur, et risque à lui seul de faire regretter son achat aux plus impatients d’entre eux. Espérons que Wiko propose une mise à jour rapidement.

 

Fonctionnalités

Téléphonie

Contrairement au reste de l’interface, la partie téléphonie a été revisitée par Wiko, de manière très judicieuse.

 

En effet, comme sur le Wiko Cink Slim (testé par nos soins), on retrouve un clavier avec numérotation intelligente complète, avec lequel on peut chercher un contact au travers du clavier numérique : lorsque l’on tape une fois sur chaque la touche, toutes les combinaisons de numéros, de noms et de prénoms sont affichées.

 

Les 2 autres onglets permettent d’accéder classiquement au journal d’appels et aux favoris

 

 

L’ergonomie est réussie, avec les touches numériques de grande taille et l’ensemble est très réactif

Dernier bon point : Wiko propose une gestion très simple de deux cartes SIM. Ceci grâce à des messages d’accompagnement et des couleurs différentes, qui font que l’utilisateur sait toujours quelle SIM est utilisée pour l’activité en cours. On en trouve dans la barre de notification (à gauche avec 1 seule SIM, à droite avec 2).

 

 

…pendant un appel…

On s’aperçoit ici que ces interface n’ont pas été retouchés par Wiko, par rapport aux écrans standards proposés par Android. Vous avez des couleurs et mentions différentes en fonction de la SIM utilisée.

 

 

…sur l’écran des SMS…

 

 

…ou encore, lors de l’utilisation du smartphone en général, l’interface étant parsemée de messages sur ce sujet.

  

 

Enfin, les paramètres réseau sont particulièrement parlants, compréhensibles.

  

 

La qualité réseau semble dans la moyenne, celle du son pendant un appel apparaît satisfaisante. Malheureusement, la partie téléphonie souffre de quelques défaut :

A coté d’un DAS un peu élevé (0,96), le Wiko Cink Peak dispose surtout d’une puce 3G limitée à 7,2 Mbits/s. Concrètement, vous ne dépasserez pas les 2,5 Mo/s en téléchargement, ce qui est 3 à 4 fois plus lent que ce que propose la puce 3G du Nexus 4 par exemple, compatible HSPA+.

 

Cela participe clairement à un ralentissement général de l’appareil lorsqu’un accès Internet est nécessaire, plus particulièrement encore lors de l’utilisation du navigateur.

Difficile de définir si ce critère est impactant pour l’utilisateur aujourd’hui. En effet, l’impact pourra rester imperceptible, pour plusieurs raisons : certains forfaits mobiles limitent encore les débit à 3,6 Mbits. Si vous possédez ce type de forfait, alors ce smartphone sera suffisant. De plus, le réseau 3G Français n’étant pas uniforme sur ce point, les antennes 3G ne proposent malheureusement pas toutes le débit maximum possible de 42 Mbits/s (loin de là), en dehors des grandes villes notamment.

Difficile toutefois, à l’heure de l’arrivée des réseaux 4G, de se satisfaire de ces débits plutôt limités. Au final, le bilan est mitigé coté téléphonie : au coté d’une interface réussie, on dispose d’un réseau 3G au rabais.

 

Multimédia

Wiko mise encore une fois en grande partie sur les applications standard d’Android signées Google pour les fonctionnalités multimédia. Grâce à une taille d’écran remarquable, le Cink Peax se prête facilement à ce type d’utilisation et se montre à son aise dans ce domaine.

Version Android 4.1 oblige, la navigation Internet profite du dernier navigateur de Google, Chrome, embarqué par défaut sur le Wiko Cink Peax, en complément du navigateur Android classique, également disponible.

 

L’ergonomie est excellente et la vitesse de chargement est très bonne. Les tests effectués avec l’application benchmark Vellamo montrent des performances très élevées dans ce domaine

 

1327, c’est un score équivalent au Galaxy S3 (test web)

 

Les options sont nombreuses : partage, onglets, historique, favoris, le point fort de ce navigateur étant la capacité de ces deux derniers à se synchroniser avec la version PC de Chrome.

  

 

L’ergonomie et la simplicité d’utilisation de la galerie photos et vidéos proposée par Android n’est pas non plus à prouver. Elle permet de trier ou partager son contenu à sa convenance :

 

Les vidéos sont accessibles de deux manière : depuis l’album photo, au sein d’un répertoire dédié, mais également dans une application spécifique.

 

Wiko complète judicieusement le lecteur de vidéo Xvid en natif. Au final, la majorité des formats vidéos testés ont pu être lus par le Wiko Cink Peax, à l’exception de quelques DivX et format MKV.

 

 

Par contre, l’appareil ne dispose pas de la puissance requise pour lire les vidéos de résolution FullHD (1080p) : la lecture est trop saccadée.

L’application Musique apparaît très rudimentaire. Il s’agit de l’app de base dans Android avant l’arrivée de Google Music (nous vous recommandons d’ailleurs de basculer sur cette dernière).

 

 

On dispose tout de même des raccourcis élémentaires sur l’écran de veille et la barre de notification.

  

 

La qualité sonore n’est pas franchement convaincante avec les écouteurs proposés, mais également avec notre propre matériel. Il semble y avoir quelques soucis au niveau du jack, nous avons essayé plusieurs casques et écouteurs et si, de base, la qualité sonore n’est pas excellente, certains matériels testés offraient une expérience réellement exécrable avec un son ultra saturé et même un sifflement de fond permanent (même si aucun son n’est en lecture). Avec un peu de chance, vos écouteurs seront « compatibles », sinon, vous aurez droit à quelque chose de médiocre. Nous avons également constaté que l’app musicale de base proposée par Wiko offre une moins bonne qualité que Google Music, cela peut aider à compenser.

Le haut parleur n’est pas excellent non plus, peu de volume et un son qui manque de précision rapidement quand on augmente le niveau. Dommage.

 

Autonomie

Le Wiko Cink Peax possède une batterie de 1800 mA. Avec son écran de grande taille, 4,5 pouces, et la gravure à 40 nm de son processeur Double Coeur 1Ghz (contre 28 nm pour les dernières puces du fondeur Qualcomm), on s’attendait clairement à une autonomie moribonde. 

 

Au final, c’est tout le contraire : nous avons trouvé l’autonomie très correcte, au dessus de celle proposée par les concurrent hauts de gamme du moment.

Avec une utilisation que nous qualifierons de soutenue, notamment au niveau de l’Internet mobile, nous avons toujours confortablement tenu la journée, parfois la finissant avec 30% d’autonomie. Une utilisation plus modérée, devrait permettre de tenir plusieurs jours. C’est supérieur au Galaxy S3 et au Nexus 4 ayant subi le même traitement.

  

 

Dans le détail, nous lui avons fait subir la synchronisation de 2 boites mail en push, de 1000 flux Google Reader, l’upload instantané des photos prises (5 par jour), les mises à jour de Google Plus, Twitter et Facebook ainsi que 30 minutes de jeux et d’appel. Cela représente environ 1 à 2 heures d’utilisation de l’écran par jour.

Dans notre contexte d’utilisation essentiellement data, on peut tenter d’expliquer ces bons résultats par une puce 3G limitée en débit. L’utilisation plus poussée, jeux, vidéo, GPS (entre autres), viendra nuancer ce constat. Notez que le Peax perd tout de même 23% d’autonomie après une heure de visionnage vidéo.

Au final, c’est tout de même une excellente surprise : le Wiko Cink Peax apparaît relativement sobre, ce qui est rare dans cette gamme de produit. Ceux qui placent l’autonomie au cœur de leurs critères de choix au moment de l’achat pourront sans difficulté se tourner vers ce mobile, avec une petite réserve si vous êtes un « hardcore user ».

 

Appareil photo, vidéo, qualité

Le Peax offre de nombreuses fonctionnalités intégrées dans l’interface, HDR, panorama, différents modes de capture, gestion de l’exposition, retardateur… vous pouvez même gérer la netteté, ce qui permet notamment de réduire le poids (légèrement) des images. Quelques effets sont proposés pour compléter le tout. Wiko a ajouté des options par rapport à ce que propose Android 4.1 de base, bon point.

Par contre nous avons constaté un bug assez étrange, quand vous êtes en mode photo/vidéo le focus se fait automatiquement et émet un petit clic (normal), le focus continue visiblement de se faire quand vous accédez à la galerie en passant par l’appareil photo, comme si l’optique continuait de travailler (le clic se fait entendre). 

Notez qu’ici la Netteté est sur « faible » de base car le mode nuit est activé

 

En photo le Peax s’en sort plutôt bien de jour, les couleurs sont fiables, les contrastes un peu trop marqués par contre. Le mode HDR fonctionne plutôt bien si on se focalise sur l’exposition, par contre les couleurs de-saturent complètement. Côté netteté, le focus semble avoir quelques soucis à moins de 10 centimètres et le Peax ne sera pas un tueur en « mode macro » (pas d’option dédiée d’ailleurs). 

 

En vidéo, le résultat est bien moins bon, l’image manque de netteté (même quand celle-ci est sur « élevé ») et l’appareil semble tenter de compenser en forçant les contours, ce qui offre un rendu peu agréable à l’oeil. Les couleurs, par contre sont justes. Gros souci constaté avec l’autofocus continu en vidéo, à activer dans les paramètres. Celui-ci fait du zèle et s’active dès qu’un mouvement est détecté, avec donc effet de mise au point bien visible en permanence et petit « clic » qui s’entend dans la vidéo. Si vous souhaitez obtenir une vidéo acceptable, passez en mode « illimité » (focus fixe). 

Image de prévisualisation YouTube

 

Conclusion

Un écran de très bonne facture, une interface réussie et une autonomie satisfaisante : on ne s’attendait pas à autant de qualités sur un smartphone sous la barre des 200 euros.

Pour conserver ce prix réduit, le Wiko Cink Peax profite judicieusement de l’excellence des services Google pour proposer un smartphone simple mais bigrement efficace. Il permet d’accéder à certaines fonctionnalités (dont les jeux) jusque là réservées aux modèles haut de gamme, tout en conservant un certain confort d’utilisation. Malheureusement (et heureusement pour la concurrence), le peu de mémoire, un débit 3G limité, quelques soucis côté son, un focus capricieux en vidéo et un GPS défaillant ternissent l’expérience utilisateur.

 

Design et ergonomie ★★☆☆

Une finition en progrès par rapport aux modèles précédents de la gamme Wiko, des formes arrondies donnant un design plutôt élégant et une grande légèreté. Par contre, Si vous avez regretté le coté « plastique » du Galaxy S3, fuyez !

 

Ecran ★☆

La qualité est étonnement au rendez-vous,  malgré un coté un peu trop brillant. Difficile toutefois de mettre plus que la moyenne du fait de la résolution limitée, à l’heure où les premiers smartphones à écran FullHD débarquent sur le marché.

Des caractéristiques haut de gamme pour un prix défiant toute concurrence : le Cink Peax impressionne dans certains domaines, sans toutefois totalement nous convaincre.

Interface et fonctionnalités ★★½☆

Une interface simple, fluide et réactive, basée sur les services Google, et complétée par de petites touches applicatives judicieuses. Quel dommage que les services associés au GPS souffrent des performances exécrables de la puce proposée par Wiko, sans oublier les soucis de qualité sonore.

 

Performances ★★½☆

Le processeur double coeur du Wiko, loin de pouvoir soutenir la comparaison avec les meilleurs processeurs du moment, se défend plus qu’honnêtement, notamment sur les jeux vidéo et sur le web. La fonction Dual SIM est un gros plus !

 

Qualité photo / vidéo ★½☆

En photo le Peax est loin d’être ridicule avec ses multiples options, par contre la mise au point semble poser quelques soucis en vidéo, dommage.

 

Autonomie ★★½

Une autonomie plus que correcte pour ce Peax, notamment en usage data seul. Bien sûr, la consommation est supérieure en jeu et GPS, mais le terminal s’en tire au global mieux que la majorité des appareils Android actuellement sur le marché.

 

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • La qualité de l’écran
  • L’interface simple mais efficace
  • Une relative légèreté
  • Les fonctionnalités complètes
  • Les performances très honnête
  • Un système double SIM très efficace
  • L’autonomie décente
  • Le GPS défaillant
  • Le DAS élevé
  • Le peu de mémoire (RAM et stockage)
  • Pas de carte microSD dans la boite
  • La résolution d’écran relativement faible
  • La finition plastique
  • Qualité sonore
  • Problème de focus en vidéo

Note globale ★★★☆☆