Annoncé il y a quelques semaines au Medpi, le successeur de ce dernier, le Wiko Cink Five, dispose pour la première fois d’un écran HD et du tout nouveau et puissant processeur quad-core Mediatek MT6589, qui nous a fait forte impression au sein de l’Acer Liquid E2.

Sur le papier, Wiko propose un mobile équilibré et ambitieux, qui semble vouloir jouer dans la cour des grands. Voyons s’il tient ses promesses après ces quelques semaines de test.

 

Test vidéo du Wiko Cink Five

Note : le test écrit a été réalisé par Alexis, le test vidéo par Axel. Deux testeurs différents, deux visions différentes mais un bilan final similaire.

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Spécifications

Wiko Cink Five

Système d’exploitation Android 4.1.2 (Jelly Bean)
Ecran 5″ 720×1280 IPS capacitif multitouch
Connectivité

3G+, HSPA + (42 Mbits/s)

Mémoire 4Go de mémoire interne (2m! Go dispo)
RAM 1Go
Processeur / GPU Médiatek MT6589 Quad Core 1.2GHz + PowerVR SGX 544
Appareil photo

8 mégapixels, autofocus, flash LED, frontale 2 mpx

GPS ? Oui, A-GPS
WiFi ? Oui, a/b/g/n
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 4.0 A2DP
Connectique micro USB On-The-Go , jack 3.5mm
Poids 158g
Dimensions 145 x 74 x 10.7 mm
Batterie

2000mAh

Prix env. 199€ seul
Disponibilité Mai 2013 (International)
DAS 0.639 W/Kg

 

Déballage, contenu de la boîte

Le Wiko Cink Five est livré dans une boîte sans prétention.

 

Il est proposé avec un câble USB/micro USB, un chargeur et des écouteurs intra-auriculaires classiques, ainsi qu’un petit livret explicatif. Le Cink Five n’est pas livré avec une carte micro SD, pourtant rapidement nécessaire pour disposer de mémoire supplémentaire. Pour en disposer, il faudra donc mettre la main au porte-monnaie… (15/20€ sur Amazon pour une carte 32Go).

 

Tour du design

Le Wiko Cink Five dispose d’un design arrondi plutôt agréable, avec un cercle d’apparence métallique qui lui confère un aspect assez « précieux ».

 

L’appareil est plutôt bien proportionné, sans être très fin, avec plus de 1 cm d’épaisseur. De part sa taille, cette relative manque de finesse ne se ressent pas.

 

Comme sur les autres modèles de la marque, le bouton de sortie de veille se trouve sur la droite de l’appareil, celui de réglage du volume sur la gauche. Une prise casque (jack 3.5mm) et Micro-USB, pour la charge et la connexion au PC, se trouvent en haut du smartphone. Rien à signaler en bas à part le microphone.

Le haut de l’écran est sobre : sur la droite se trouvent la caméra en façade et les capteurs de luminosité et de proximité. Ce dernier réagit curieusement lors d’un appel : il joue son rôle parfaitement, mais… en clignotant discrètement d’une lumière rouge, ce qui n’est pas très commun. La diode lumineuse, elle, est située dans le coin droit de la sortie audio centrale.

La coque qui renferme cette batterie amovible apparaît particulièrement soignée, et procure à la face arrière un certain style, sur le modèle bleu mis à notre disposition.

 

Pas de miracle toutefois, cela reste du plastique : l’aspect intérieur, heureusement invisible sans ouvrir l’appareil, nous le rappelle promptement…

 

A l’arrière, on dispose de deux emplacements pour les cartes SIM (classiques, aussi appelées « mini SIM »), et une au centre pour la carte microSD, permettant d’ajouter jusqu’à 32 Go. La batterie amovible monte à 2000 mAh.

 

On trouve également l’appareil photo et son flash LED, logo Wiko et haut parleur. Dans cette version, la coque arrière est en soft touch avec un léger effet de « brillance ».

 

Avec son écran 5 pouces, le Wiko Cink Five est considéré comme un smartphone de grande taille. Ici, en comparaison avec le Nexus 4 et son écran 4,7 pouces, taille standard de l’année 2012.

Ergonomie

Malgré ses 158g, le smartphone apparaît plutôt léger lors de la première prise en main. Au final, ce poids n’est pas un problème au vu de sa grande taille. Pour rappel, le Galaxy Note 2 et son écran 5,5 pouce pèse plus de 180g.

La prise en main s’en ressent, l’impression est très bonne. L’arrière de l’appareil accroche bien dans la main, et permet de ne pas craindre de le laisser échapper.

 

Le Wiko Cink Five propose 3 boutons hardware, respectivement pour un accès au menu contextuel, à l’écran d’accueil ou pour effectuer un retour arrière. Nous ne disposons donc pas ici de bouton d’accès direct au gestionnaire d’applications, contrairement à ce que préconise Google. Il reste disponible par un appui long sur la touche du milieu.

 

L’écran

Contrairement aux précédents modèles de la marque, disposant d’un écran à la résolution dépassée, le Wiko Cink Five arbore fièrement une dalle 720p (1280 x 720), de grande taille (5 pouces) et de technologie IPS. Il s’agit sur le papier d’un écran équivalent à ce que proposait le haut de gamme 2012, Galaxy S3 et Nexus 4 en tête. Même si en 2013, plusieurs constructeurs sont passés à une résolution supérieure (Full HD), cette taille et cette résolution apportent sans conteste un vrai confort de lecture en comparaison avec le Wiko Cink Peax (testé par la rédaction)…

 

…d’autant que nous avons trouvé cet écran de très bonne facture : les couleurs semblent respectées, sans être aussi saturées qu’un écran AMOLED, et les angles de vision plutôt généreux. Mieux, à l’utilisation, la réactivité apparaît bien meilleure que sur le Wiko Cink Peax.

 

Rien à envier du coté des angles de vision par rapport au Nexus 4…


La comparaison plus « professionnelle », grâce au logiciel Screentest, avec l’écran du Nexus 4 confirme nos impressions : le Wiko Cink Five se permet d’égaler le fleuron de la gamme Google en terme de luminosité, mais propose des couleurs plus fades, moins prononcées, dans les noirs, les bleus et les rouges notamment.


La finesse d’affichage est la même pour les deux smartphones.


Grâce à cette bonne luminosité, la vision en plein soleil apparaît très correcte.

 

Petit dysfonctionnement constaté : le mode gestion automatique de la luminosité souffre d’un défaut, et il arrive que l’on se retrouve quelques secondes en luminosité minimum alors que l’on est en plein soleil… En espérant qu’il s’agisse d’un bug logiciel, qui pourrait alors être corrigé prochainement…

 

Autonomie

Le Wiko Cink Five dispose d’une batterie 2000 mAh, mais surtout d’un écran de grande taille avec une résolution importante. Malgré un processeur quadcoeur gravé finement (28 nm, comme les meilleurs processeurs du moment), que nous avions trouvé particulièrement sobre lors du test de l’Acer Liquid E2, on pouvait craindre un impact fort de cet écran sur l’autonomie de l’appareil.

Au final, nos craintes se confirment : malheureusement, lors d’une utilisation intensive de l’écran, l’autonomie diminue fortement. Pour exemple, à gauche, après 1 heure d’utilisation d’écran sur 12h, il reste encore pas mal de batterie, au regard d’une utilisation plus intensive de l’écran, à droite.

L’appareil ne manque pourtant pas d’atout : avec une utilisation 3G que nous qualifierons d’intensive (près de 5Go par mois), 30 minutes d’appel, et une moyenne de 3 heures de sollicitation journalière de l’écran (jeux, navigation internet, …), nous avons toujours tenu une journée complète (7h – 23h) sans passer par la case chargement. Ce n’est pas le cas habituellement avec le Nexus 4 : on obtient une autonomie plus proche d’un Galaxy S3, ce qui est un bon score.

Nous avons effectué notre test standard et nos impressions sont confirmées : la consommation devient importante lors d’une utilisation prolongée, pour des jeux en l’occurrence.

 

Fonctionnalités

L’interface du Wiko Cink Five ressemble très fortement à celle de son petit frère, le Wiko Cink Peax (testé par la rédaction). Celle-ci est toujours basée essentiellement sur l’interface Android standard, dans sa version 4.1.2. On regrette que Wiko n’ait pas pris le temps de nous proposer ce nouveau smartphone avec la dernière version mis à disposition par google, la 4.2, comme Acer l’a fait sur le Liquid E2.

 

Un interface ergonomique et simple d’utilisation

On retrouve toutefois une interface très agréable : il est vrai que Google a largement amélioré son ergonomie depuis le passage en version 4 (Ice Cream Sandwich). Les écrans standards permettent toujours d’aiguiller l’utilisateur lors des premiers lancements.

Le fonctionnement de l’interface standard Android est maintenant connu : elle se découpe judicieusement entre un bureau, un menu application et un menu paramètres…

…sans oublier un gestionnaire d’applications facilement accessible, un écran de verrouillage et une barre de notification très ergonomique.

Cette dernière profite d’une première amélioration de la part de Wiko, accueillant à son sommet trois volets de raccourcis plutôt bien choisis : le premier, central, concerne les raccourcis de connectivité, à sa gauche le volume et à sa droite l’écran.

De la même manière, l’écran de verrouillage se voit adjoindre deux raccourcis judicieux (mais non paramétrables) vers l’appareil photo et le clavier téléphonique. On dispose également d’un accès immédiat aux nouveaux SMS, mails (hors boite Gmail) et appels manqués, grâce à un système de notification réussi.

On apprécie toujours la facilité d’utilisation des widgets et autres raccourcis afin d’obtenir un bureau des plus personnalisé.

Les spécificités apportées par Wiko sont très peu nombreuses. L’interface de l’appareil photo, personnalisée par Wiko, ressemble trait pour trait à celle présente sur les modèles Acer, comme le Liquid E2 que nous avons testé. Comme sur ce dernier, son utilisation est simple et intuitive, l’ensemble apparaissant particulièrement ergonomique et fonctionnel : les menus sont nombreux, mais tout est clair et bien agencé.

L’explorateur de fichier apparaît comme la plus intéressante des spécificités implémentées par Wiko : associée à la capacité du smartphone à apparaître comme un périphérique de stockage lors du branchement à un ordinateur, elle permet d’utiliser son smartphone comme une clef USB. Cette possibilité n’est plus présente sur les smartphones de la gamme nexus depuis la version 4. Mieux : il est également possible de connecter une clef USB au smartphone, elle sera reconnue comme un stockage externe grâce à la connectivité dite « USB host ».

Les autres applications sont plus anecdotiques : une radio FM, un dictaphone, une application pour brancher des claviers et souris sans fil.

En complément, deux applications sommaires : un gestionnaire de notes et de taches…

…complètent judicieusement l’excellent agenda proposé par Google…

…et c’est tout ! On note l’absence d’un lecteur de document office, présent sur son concurrent l’Acer Liquid E2, et pour lequel, de part l’écran plus grand et de résolution plus importante, on imagine plus facilement l’intérêt. On trouvera bien sur l’équivalent sur le Playstore (en général gratuit en mode visualisation uniquement).

Autre défaut plutôt curieux, on découvre que les applications « standards » ne le sont pas vraiment : que cela soit l’application agenda, ou encore le clavier proposé, si elles s’appuient sur la version standard Android, elles ne sont pas compatibles avec les mises à jour proposées par Google. Résultat : vous obtiendrez des doublons en téléchargeant l’application standard, c’est étonnant, et plutôt dommage, tant Google est réactif dans l’amélioration de ces produits, d’autant plus qu’il n’est pas possible (par défaut) de désinstaller ces contenus proposés dès la sortie de la boite.

 

De manière générale, on note un léger défaut de cohérence dans l’interface, qui propose également deux navigateurs Internet et deux applications Musique, toutes quatre standards Google. De quoi perdre les moins avertis…

On note également une compatibilité partielle avec certains jeux disponibles sur le Playstore, que nous mettrons sur la relative jeunesse du processeur utilisé, ou plus simplement sur le choix de l’éditeur de réserver son jeux pour un processeur (essentiellement NVidia Tegra 3) : gageons que ces derniers proposeront rapidement des mises à jour compatibles avec ce processeur, largement capable de faire tourner l’ensemble des titres 3D disponibles actuellement sur la plateforme.

Note de la rédaction : par la suite nous avons effectué le test avec Iron Man à nouveau et il est maintenant disponible, les choses semblent évoluer rapidement sur cet aspect.

 

Nous avons longtemps cherché, mais c’est bien là les seuls défauts que nous avons pu trouver à cette interface, dont l’ergonomie et la facilité d’utilisation conviendra aux débutants comme aux plus exigeants.

Excellente nouvelle : les problèmes rencontrés sur le Wiko Cink Peax concernant la puce GPS, ayant provoqué notre exaspération sont ici inexistants : vous trouverez votre position après quelques secondes dans un milieu dégagé, en moins d’une minute sur un terrain difficile.

 

La mémoire disponible semble également suffisante pour une utilisation quotidienne : 1,56 Go sont disponibles pour installer les applications, et 1,08 Go pour le stockage, sur les 4 Go proposés.

Une utilisation plus avancée nécessitera plus de mémoire. Pour augmenter le stockage, une carte SD s’impose. Contrairement à l’Acer Liquid E2, il sera possible d’y installer les applications grâce à l’option disponible.


Au final, l’interface reste solide, très agréable à utiliser et facile d’accès car résolument standard. La liste des reproches est mince : on aurait aimé que Wiko implémente la dernière version Android et propose une application de lecture de documents Office. Enfin, on regrette que les applications standards ne puissent pas profiter des mises à jour proposées par Google, pour celles disponibles sur le Market (Agenda, Clavier…)

 

Des fonctions téléphoniques pas loin du sans faute

Toujours inspiré du standard Android, Wiko personnalise graphiquement l’interface téléphonique de façon plus heureuse que sur le Wiko Cink Peax. On dispose donc de trois onglets : le clavier téléphonique très ergonomique, un journal d’appel et le gestionnaire de favoris proposé par Google.

A chaque onglet de cette interface téléphonique, on retombe rapidement sur l’application gérant les contacts, pour les visualiser ou pour en créer. Cette application, toujours tirée du standard, apparaît toujours séduisante et très complète. Elle permet de grouper les contacts, de se synchroniser avec les réseaux sociaux, permettant même de voir les publications d’un contact au sein de sa fiche.

Bon point concernant le clavier téléphonique, on dispose de la numérotation intelligente complète, avec laquelle on peut chercher un contact au travers du clavier numérique : lorsque l’on tape une fois sur chaque touche, toutes les combinaisons de numéros, de noms et de prénoms sont affichées.

 

Le son lors d’un appel ne semble pas poser problème, les écrans et options proposées sont classiques, avec, par exemple, la possibilité de répondre par un SMS d’excuse plutôt que de décrocher un appel. L’ensemble tiré du standard, apparaît vraiment intuitif et ergonomique.

La gestion de la seconde carte SIM est exemplaire : comme sur le Wiko Cink Peax ou encore l’Acer Liquid E2, on sait toujours sur quel opérateur se situe l’action, pendant un appel, l’écriture d’un SMS, ou dans les paramètres.

L’utilisateur est fortement accompagné lors de l’introduction de la seconde SIM.

L’application de gestion des SMS apparaît classique et standard. Simple d’accès, elle profite d’un raccourci vers la fiche du contact, pour appeler ce dernier, ou encore pour ajouter un emoticone et un contenu multimédia.

Le clavier proposé n’est autre que celui mis à disposition par Google. Ergonomique, il permet depuis la version 4.1 d’écrire en faisant glisser son doigt sur les lettres pour former des mots.

Peu de reproches à faire non plus à l’interface mail, facile à prendre en main, et qui remplira parfaitement son rôle.

Android propose une interface spécifique pour les boites mail Gmail, permettant de profiter des dernières évolutions mises en place par Google sur la version pour ordinateur, comme les boites de réception multiples, les mails prioritaires, etc.

Les mails sont plutôt lisibles dans les deux cas, l’ergonomie étant similaire. On apprécie pouvoir zoomer et dézoomer sur un message afin de le rendre plus lisibles.

 

Des capacités multimédia à la hauteur, sauf pour les mélomanes

Nous l’avons vu, deux navigateurs sont proposés pour la navigation Web : le vieillissant navigateur Android disparaît dans la version 4.2 et Google se concentre à présent sur Chrome. Ce dernier perd la compatibilité avec la technologie flash mais gagne en vitesse et en ergonomie. Le score obtenu par le Wiko Cink Five au test « Vellamo », mesurant les performances en terme de navigation, le place au dessus du Galaxy S3.

La taille et la résolution de l’écran permettent de mettre en avant cette fonction : le Wiko Cink Five apparaît comme un compagnon incontestablement solide pour les utilisateurs assidus de cette fonctionnalité,…

…d’autant que la puce, compatible avec la dernière évolution des réseau 3G (HSPA+) offre des débits théoriques 2 à 3 fois plus importants que le Wiko Cink Peax : lors de nos tests, nous avons pu monter jusqu’à 6-7 Mbits/s, ce qui accélère grandement la navigation, participant également à l’impression de confort laissée par ce smartphone dans ce domaine. Seule manque la 4G, à l’heure où, si les opérateurs peinent encore à présenter une offre satisfaisante, de plus en plus de nouveaux smartphones proposent cette compatibilité.

 

Seule l’icône de la galerie photo a été personnalisée par Wiko. Pour le reste, on retrouve toute l’ergonomie et la simplicité d’utilisation de la galerie multimédia proposée par Android. La qualité de l’écran permet ici au Cink Five de tirer son épingle du jeu, au moment de présenter une vidéo à votre entourage par exemple. Les fonctions de tri et de partage restent les points forts de cette interface.

Les vidéos sont accessibles depuis la galerie multimédia, mais également depuis une application dédiée.

Durant nos tests, nous n’avons rencontré aucun problème pour lire les vidéos jusqu’à des résolution Full HD (1920×1080 pixels) même contenant 60 images par seconde. Coté compatibilité, c’est un peu moins brillant : à part les classique MP4 p et le format divx caractéristique des films disponibles sur internet, les MKV, WMV, WMD HD, et autre MPEG n’ont pas pu être visionnés au travers du lecteur proposé par Wiko.

On apprécie le grand écran lumineux du Wiko Cink Five pour visualiser confortablement les vidéos compatibles.

 

Wiko propose enfin, contrairement au Cink Peax, le lecteur standard Android « Play musique », tout en conservant dans les applications accessibles l’ancienne proposée par Google. La nouvelle version apparaît particulièrement ergonomique.

On dispose classiquement d’un widget et d’un accès rapide à l’application depuis l’écran de veille.

Tout comme avec le Wiko Cink Peax, la qualité sonore est toujours décevante avec notre propre matériel. Les soucis au niveau du jack rencontrés sur son petit frère sont ici confirmés : nous avons à nouveau essayé avec plusieurs casques et écouteurs et si, de base, la qualité sonore semble meilleure, certains matériels testés offrent une expérience réellement exécrable avec un son ultra saturé et même un sifflement de fond permanent (même si aucun son n’est en lecture). En fonction de vos écouteurs, vous aurez donc droit à quelque chose de correct ou de médiocre. A noter que les écouteurs bluetooth ne semble pas être touchés par ce problème. Wiko offre une option permettant l’amélioration du son, qui n’a pas l’air d’influencer les problèmes rencontrés avec certains écouteurs.

 

Nous tenons là le seul véritable défaut du Wiko Cink Five, qui sort avec les honneurs de cette partie multimédia. Car à la rédaction, on reste tolérants : avec un casque « compatible », la qualité d’écoute semble acceptable pour des utilisateurs non mélomanes.

Performances

Le Wiko Cink Five dispose du tout nouveau processeur Mediatek MT6589 composé de quatre processeurs A7 gravés à 28 nm, chacun cadencé à 1.2GHz, accompagné d’1 Go de RAM et d’une puce graphique PowerVR SGX 544.

Nous l’avions vu lors du test de l’Acer Liquid E2, ce processeur propose des performances bien supérieures à celles proposées par son prédécesseur, le processeur double coeur implémenté dans le Wiko Cink Peax. Associé à une résolution d’écran supérieure, il permet de maintenir une réactivité importante dans la majorité des situations, malgré les caractéristiques plus « haut de gamme » de ce smartphone, notamment son grand écran HD. Ce dernier augmente fortement la sollicitation nécessaire, pour le processeur graphique notamment.

En pratique, durant les quelques semaines d’utilisation, nous avons été agréablement surpris par la réactivité sans faille du Wiko Cink Five : peu de saccades ou ralentissements constatés en navigant dans l’interface, en jouant à des jeux, des plus légers aux plus gourmands. Les utilisateurs les plus exigeants remarqueront que 2 Go de RAM auraient pu améliorer une navigation Internet déjà satisfaisante, même en ouvrant plusieurs fenêtres.

Au final, le ressenti est très positif : au cours de nos quelques semaines d’utilisation, l’appareil s’est montré constamment réactif, sans bien sûr égaler les meilleurs smartphones du moment. On s’approche plutôt de la réactivité du Galaxy S3. En terme de fluidité, c’est également satisfaisant, le processeur semble bien optimisé pour soutenir Android 4.1.

Pour une vision plus professionnelle de la puissance de ce smartphone, nous avons lancé une batterie de test, utilisant des applications de benchmark disponibles sur le PlayStore :


Qualité photo et vidéo

Photo jour : en photo de jour, le Five s’en sort plus que correctement avec des images au rendu agréable à regarder de part la vivacité des couleurs (un poil saturé d’ailleurs) et des contrastes. L’autofocus permet de réaliser des clichés quasi macro sans trop de soucis, par contre vous ne pourrez pas vous approcher trop près du sujet. Le mode HDR est efficace et permet d’obtenir à la fois une exposition uniforme mais également un piqué plus marqué (au détriment du réalisme, bien sûr). Le zoom numérique n’est pas si mal utilisé à mi-chemin.

Photo nuit : ici petite surprise quand vous arrivez à ne pas trop bouger, les images sont assez proches du rendu à l’oeil, ce qui est franchement plaisant. Bien sûr le bruit est omniprésent mais c’est classique. Le rendu idéal est obtenu, d’après nous, en utilisant le mode HDR.

 

Vidéo jour : comme en photo, les couleurs sont vives, les contrastes marqués, c’est plutôt agréable. Le focus se fait au doigt, ce qui n’est pas toujours pratique, mais s’effectue rapidement et correctement dans la majorité des cas (ne pas trop se rapprocher par contre). Le son est décent mais avec un bruit de fond permanent, dommage. La différence de « zoom » photo/vidéo de base est énorme.

Image de prévisualisation YouTube

 

Vidéo nuit : on s’attendait à un résultat intéressant, comme en photo. Et bien le rendu est étrange. Les zones sombres deviennent complètement noires et les seuls éléments visibles dans la vidéos sont les lumières marquées, si la scène en « dispose ». Vous obtiendrez nécessairement un résultat différent du notre car tout dépend de l’environnement, mais nous avons été plutôt déçus.

Image de prévisualisation YouTube

 

Conclusion

Au sortir des quelques semaines passées avec le Wiko Cink Five, à la rédaction, nous en sommes plutôt satisfaits. L’appareil concentre plein de qualités : un processeur puissant, un écran HD, un design séduisant, et une interface réussie.

Si l’on prend en compte son prix inférieur à 200 euros dès la sortie, on obtient sans conteste une des meilleures affaires du moment, qui met un coup de vieux à l’ensemble des smartphones du marché dans cette gamme de prix, à commencer par son petit frère, le Wiko Cink Peax. Après avoir essayé le Five, difficile pour la rédaction de ne pas recommander chaudement ce smartphone, si votre budget est serré et que la 4G n’est pas votre priorité.

 

Design et ergonomie ★★★☆

Le Wiko Cink Five apparaît plutôt léger étant donnée la taille de son écran. La prise en main nous a semblé très agréable, bien supérieure aux modèles précédents de la marque, Wiko Cink Peax ou Wiko Cink King. L’aspect extérieur reste toujours plastique mais la finition est bien meilleure, l’ensemble est plutôt « design ».

 

Ecran ★½

Voilà la véritable évolution de ce smartphone : l’écran HD du Wiko Cink Five apparaît de qualité : réactif, lumineux, quoique les couleurs semblent ternes. On regrette un bug assez agaçant sur le détecteur de luminosité.

Un smartphone particulièrement efficace et équilibré : un must-have si vous cherchez un grand écran à prix très réduit

Interface et fonctionnalités ★★☆☆

Wiko propose une interface standard Android fluide et réactive, même si les plus exigeants noteront quelques incohérences et quelques manques dans l’offre logicielle (application Office, compatibilité vidéo, …). On constate malheureusement toujours des difficultés concernant la qualité du son avec certains casques, même si on note une nette amélioration dans ce domaine (avec les casques compatibles). Autre grande victoire pour Wiko, la puce GPS est enfin fonctionnelle.

 

Performances ★★★☆

Le processeur quad coeur de Mediatek n’est pas mis à mal par l’écran HD du Wiko Cink Five : l’ensemble est réactif, web y compris et aucune restriction d’utilisation n’apparaît, même sur les derniers jeux disponibles, qui tournent sans aucune difficulté. Le giga de RAM tient le choc dans la majorité des situations. Le bilan est donc très satisfaisant, et comblera la majorité des utilisateurs, c’est toutefois en dessous de ce que propose les meilleurs dans ce domaine.

 

Qualité photo / vidéo ★★☆

Un rendu photo globalement satisfaisant, dont de nuit. Pour la vidéo, plus mitigé en raison du soufflement côté son et du résultat de nuit.

 

Autonomie ★½☆

Lorsque l’on veut jouer dans la cour des grands et soutenir un bel et grand écran HD par un processeur quadricoeur puissant, l’autonomie s’en ressent forcément. La batterie 2000 mAh s’en sort honorablement au final, grâce à la sobriété de son processeur en veille, mais gare à certains cas d’utilisation prolongée, en jeux ou en navigation GPS.

 

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • Qualité de l’écran HD
  • Belles performances du processeur Quad Core
  • Un design réussi
  • Qualité sonore (avec certains accessoires)
  • 1 Go RAM
  • 4 Go de mémoire et pas de micro SD fournie

Note globale ★★★½☆