Sony a dévoilé le Xperia J courant août en même temps que le T et le V. Il s’agit du terminal en bas de cette nouvelle gamme, avec de petites spécifications et tournant sous Android Ice Cream Sandwich.

Sur le papier, le J semble proposer un rapport qualité/prix intéressant, mais qu’en est-il en réalité ?

 

Test vidéo du Sony Xperia J

Désolé pour l’absence de sommaire interactif, Youtube a quelques soucis avec cette vidéo en particulier (très étrange, oui). Vidéo filmée avec un camescope Panasonic HC-V700.

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Spécifications

Sony Xperia J

Système d’exploitation Android 4.0.4, 4.1 prévue
Taille écran 4″ 480×854, Bravia Engine
Connectivité

3G+ HSDPA

Mémoire 4Go de mémoire interne (2Go accessibles), microSD jusqu’à 32Go
RAM 512Mo
Processeur Single Core 1GHz
Appareil photo, pico-projecteur

5 mégapixels, autofocus, flash LED, caméra frontale VGA

GPS ? Oui, A-GPS
WiFi ? Oui, b/g/n
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 2.1
Connectique micro USB, jack 3.5mm
Poids 124g
Dimensions 124.3 x 61.2 x 9.2 mm
Autonomie annoncée

Batterie 1750mAh

Prix A partir d’1€ avec forfait, ~250€ nu (voir tous les prix chez Prix Mobile)
Disponibilité Octobre 2012
DAS 0.73 W/kg (tête)

 

Photos, design, tour de l’appareil

Contenu de la boîte : notices, câble USB/micro USB, l’appareil, la batterie 1750mAh, le bloc chargeur et des écouteurs basiques (non visibles sur la photo).

note : les écouteurs manquent à l’appel mais vous en trouverez dans la boite commerciale

 

Le Xperia J est loin d’être impressionnant niveau design, un visuel assez classique, une coque arrière incurvée qui rappelle l’Arc et un biseau sur le bas de l’appareil, sensé apporter un grain d’originalité mais qui rend l’ensemble assez cheap, pour être honnête. Maintenant tout ceci reste subjectif et dépendra de vos goûts. Toutefois une chose est sûre, son design n’est pas forcément rattrapé par les finitions du terminal, dont nous parlons juste après…

 

Au dessus de l’écran 4″, une caméra frontale VGA et quelques capteurs.

 

Sous l’écran, trois touches sensibles classiques, Retour, Accueil et Menu. On voit bien ici l’effet de biseau en bas de l’appareil.

 

Sous le J, rien à signaler à part un emplacement pour une courroie/dragonne. Sur ce plan « sandwich », on distingue bien les trois parties de l’appareil, en haut la face, une bande chromée en plastique puis la coque arrière, ici en blanche mais qui peut être d’une autre couleur (il est proposé en 4 couleurs, noir, blanc, rose ou or), l’avant reste noir. Non visible sur cette photo, une LED pour les notifications des réseaux sociaux a été installée au milieu de la zone noire, elle s’illumine en bleu (voir dans la vidéo de test).

 

En haut du terminal, le jack 3.5mm.

 

Côté gauche, le port micro USB sur le haut. Le dos du terminal est bien incurvé, comme sur l’Arc. Une inspiration évidente côté design, même si ce J n’arrive pas au niveau de l’Arc en terme de feeling (et pourtant ce dernier faisait déjà un peu cheap). Notez que seule la coque arrière est de cette forme, l’écran est droit.

 

A droite, un petit bouton on/off verrouiller/déverrouiller, une touche de volume et la fente pour faciliter l’accès à la batterie, slot SIM et micro SD. Ces touches sont petites, bien trop d’ailleurs, et ne sont pas idéales à utiliser. Un élément résidu du design de l’Arc, qui n’aurait pas dû être réutilisé !

 

Coque arrière en plastique assez fin, au rendu mat ici dans la version blanche. En théorie il serait possible d’échanger cette coque pour changer l’aspect de son appareil, nous ignorons si Sony commercialise les coques arrière.

 

L’appareil photo et son flash LED, coincés en haut à gauche. Attention quand vous tenez le terminal, les doigts ont parfois tendance à venir couvrir l’objectif.

 

En bas, la fente du haut parleur.

 

Finitions, ergonomie

Vous l’avez compris, le J ne nous a pas laissé une impression exceptionnelle niveau sensation en main apportée par la qualité du design. Toutefois, si le J fait quelque peu bas de gamme, la prise en main n’en demeure pas moins bonne. Un écran de taille modérée aide toujours à bien agripper la bête et vous pourrez l’utiliser à une main sans soucis. Seul bémol ici, les boutons physiques sur la droite, qui auraient pu être plus gros, mais c’est loin d’être rédhibitoire. 

 

Android Ice Cream Sandwich sur lit de surcouche Sony

Le J est proposé dès la sortie de la boite sous Android 4.0 Ice Cream Sandwich, l’avant dernière version majeure de l’OS. Pour un terminal de cette gamme sorti en octobre, ce n’est pas très surprenant de ne pas y trouver Jelly Bean (même si cela aurait été une belle surprise, d’ailleurs la sortie du Xperia V a été reculée à janvier 2013 afin de pouvoir le proposer sous Android 4.1). 

Côté surcouche, si vous aviez eu l’occasion de lire notre review de la mise à jour ICS pour le Xperia S (voir ici), vous avez tout vu. Il s’agit de cette surcouche, dans une version probablement adaptée aux spécifications du terminal (et encore, ça reste à vérifier). On y retrouve toute la panoplie Sony Xperia Android, une page d’accueil sympathique avec son lot de widgets, une galerie photo travaillée, un lecteur musical Walkman bien pensé et une intégration Facebook (Facebook Inside Xperia) qui devrait plaire aux adeptes de la plateforme sociale.

 

Note : passons rapidement en revue les éléments principaux de l’interface, si vous souhaitez aller plus loin, consultez la vidéo de test.

Déverrouillage d’un glissement de doigt, accès rapide à l’appareil photo également, pratique en cas de besoin photographique urgent. Puis, plusieurs écrans d’accueil personnalisables, des thèmes à sélectionner qui changent la couleur dominante de toute l’interface, des widgets produits par Sony, plutôt élégants. Dans le menu principal, vous pouvez demander à trier vos icônes de différentes façon, il est également possible de les afficher en grille ou en liste. 

Le multitâche est géré de façon native, des vignettes empilées à faire glisser pour donner l’impression de s’en débarrasser (ce qui n’est pas réellement le cas, car sous Android une app en « tâche de fond » ne l’est pas réellement, à part pour les notifications (ou autres éléments de ce type)). Le tiroir des notifications affiche les dernières « alertes » (et autres, en fonction des apps) et un accès rapide aux paramètres, rien de plus.

 

 

Que cela soit dans l’utilitaire de composition de numéros ou en saisie de texte, la surcouche reste relativement cohérente, avec des options qu’on retrouve généralement sur tous les terminaux Android corrects. Proposition de contacts lorsque vous tapez des numéros, intégration sociale dans les contacts (ici parmi les meilleures d’ailleurs), des messages (SMS/MMS) affichés par conversations par bulles, une saisie de texte décente dès la sortie de la boite (mais vous pouvez installer d’autres claviers), une « nouvelle » galerie photo très bien pensée (avec, par exemple, vos photos géolocalisées qui s’affichent sur une carte, ou encore un onglet dédié à vos images sur les plateformes dans le cloud), un lecteur musical élégant composé de deux onglets qui facilitent son utilisation… le Xperia J possède de nombreuses fonctionnalités et n’a rien à envier aux terminaux haut de gamme (encore une fois, voir la vidéo de test pour plus de détails).

 

 

Sur le web, on trouve le navigateur par défaut dans Ice Cream Sandwich, mais il vous reste toujours la possibilité d’utiliser Chrome ou Firefox, le terminal tourne sous ICS et ne devrait pas vous empêcher d’installer d’apps. 

 

Et les performances ? Et bien…

Vous allez me dire, tout semble très bien sur ce J ! Effectivement, le combo ICS + surcouche Sony fonctionne bien… sur le papier. N’oubliez pas que le Xperia J tourne sur un petit processeur single core cadencé à 1GHz. Et cela se sent, bien trop. Dans l’interface les défilements ne sont pas toujours fluides, sur le web idem à part si vous empêchez le terminal de charger les scripts et différents plugins. Autant vous dire que lorsque j’ai vu le score affiché sous Quadrant je n’étais pas étonné, un petit 1700, en dessous du HTC Desire HD qui tourne sur un Snapdragon S2 single core 1GHz de 2010 mais un peu plus performant que le S1 MSM7227A de fin 2011 proposé sur le Xperia J.

De fait, le Xperia J pourra faire tourner des jeux peu gourmands et certains titres bien optimisés mais ne pourra pas vous permettre d’aller bien plus loin.

 

Autonomie 

Le J est équipé d’une batterie 1750mAh ce qui est loin d’être ridicule quand on prend en compte le nombre de pixels à gérer et le processeur qui fait tourner l’engin. Les usages classiques smartphone, web, lecture vidéo, lecture musicale, consultation des réseaux sociaux, consomment la même quantité d’énergie qu’un Galaxy Nexus (par exemple) mais la différence se fera sur la consommation de l’écran et surtout son comportement en veille. Et c’est sur ce dernier point, qui joue beaucoup sur l’autonomie au sein d’une journée, que le J est bon élève. Plus de 25 jours annoncés en veille sur le papier, dans les faits nous avons pu constater une baisse de seulement 20% de charge après plus de 3 jours de veille.

En clair, cela signifie, d’après nos tests, que si vous utilisez le terminal de façon relativement soutenue (1h de navigation web, 1h de lecture vidéo, 1h de lecture musicale, 1h de jeu), vous devriez vous retrouver avec largement de quoi terminer votre journée.

  

 

Qualité photo et vidéo

Cliquez sur la flèche au milieu pour visualiser les photos.

Pour la photo en mode Panorama, le rendu est coupé car nous avons arrêté la capture à mi-chemin, il est dommage d’y trouver des bandes grises, Sony aurait dû permettre ce genre d’usage.

Image de prévisualisation YouTube

 

Conclusion

Vous l’avez compris, le Xperia J n’est pas une bête de course et c’est sa plus grosse faiblesse, mais pour 250€ nu (prix relevé début novembre 2012) et un euro avec forfait, vous aurez tout de même droit à un appareil rempli de fonctionnalités et tournant sous une des dernières versions d’Android (avec une mise à jour Jelly Bean prévue, dixit Sony). Que vaut le J ? Résumons cela en quelques points…

 

Design et ergonomie ★★☆☆

Sony ne nous a pas spécialement impressionné sur le design du J, il n’est pas réellement laid, juste banal. Néanmoins, le manque d’originalité dans le design d’un mobile de ce gabarit est monnaie courante (hélas), il sera injuste de juger trop durement le J sur ce point. Cela étant dit, la sensation en main est celle d’un mobile plutôt bas de gamme (sans être désastreuse), du 100% plastique assumé mais sans craquements (heureusement). Côté ergonomie, avec son écran 4″ (donc sa taille moyenne), le J s’agrippe bien et l’appareil s’utilise facilement à une main. Les touches sont bien positionnées mais auraient dû être un poil plus pratiques (trop petites, comme sur l’Arc, par exemple).

 

Ecran ½☆

L’écran du Xperia J affiche une définition moyenne, avec une densité de pixels d’environ 245 ppi, à mi-chemin entre le S Advance (~233) et le Xperia P (~275). Tout comme le Xperia P, il est équipé de la technologie Bravia Engine, qui permet d’améliorer le rendu de l’écran en accentuant de façon logicielle les couleurs et contrastes. Toutefois cette option ne permet pas de compenser la qualité de l’écran TFT implémenté sur le J. Les noirs virent très rapidement au gris quand vous changez l’angle de vue, les couleurs restent relativement fidèles par contre. L’oeil averti remarquera la définition moyenne, mais cela ne gênera pas tout le monde. De plus moins de pixels à gérer signifie également un impact généralement positif sur l’autonomie.

Une belle interface pleine de fonctionnalités, un appareil photo très correct et une bonne autonomie, mais des performances décevantes. Le Xperia J ne plaira pas aux plus exigeants.

Interface et fonctionnalités ★★★☆

Sony n’a pas choisi de proposer une surcouche light sur son J, malgré ses spécifications. De fait, vous avez droit à de nombreuses options dès la sortie de la boite. L’interface est globalement bien faite et suffisamment cohérente. La présence d’ICS vous permettra aussi de pouvoir installer la majorité des apps présentes sur le Play Store (si on met de côté les restrictions de specs). La galerie photo et le lecteur musical sont particulièrement bien réalisés. Reste à voir comment tout cela se transforme avec Jelly Bean.

 

Performances ★☆☆☆

Ouch, c’est ici que le J pèche, où nous avons une démonstration non réussie d’une implémentation d’Android ICS sur un processeur single core 1GHz. Dommage d’ailleurs car c’est vraiment le point qui vient ruiner la fête. Dans l’interface on le sent lors des défilements (dans une moindre mesure) mais c’est surtout sur le web que le J ne fait pas le fier. Bien sûr, les benchmarks viennent confirmer cela et en jeu ce n’est guère mieux (vous serez aussi bloqué à l’installation des jeux plus gourmands). Pour quelques euros de plus vous pourrez trouver un Galaxy S Advance (par exemple) qui affiche de mieux meilleures performances à l’utilisation ou encore le G300 de Huawei (moins cher par contre) si vous voulez rester sous Android, si vous êtes chez Orange il y a aussi le Orange avec Intel Inside.

Et le haut parleur ? Globalement une qualité moyenne avec un volume suffisant pour un terminal mobile. Difficile de demander plus pour ce prix (quoique), au final vous pourrez utiliser le haut parleur pour regarder vos vidéos et/ou écouter les consignes du guidage vocale dans Google Maps, normalement sans trop de soucis pour bien entendre tout cela.

 

Qualité photo / vidéo ★★½

Le Xperia J s’en sort plutôt pas mal en photo et vidéo, malgré les définitions de sortie qui ne sont pas extraordinaires (si vous souhaitez utiliser vos photos et vidéos pour produire des choses, vous risquez d’être très limite). En bonnes conditions de lumière, les couleurs sont fidèles, le mode macro fonctionne relativement bien. Nous avons été franchement surpris par les performances de nuit (attention, testé ici avec un trepied), regardez les visuels en mauvaises conditions de lumière dans la « mise en scène », c’est plutôt bon (peu de bruit). En vidéo, le J s’arrête au 640×480, la qualité est similaire à ce qu’on trouve en photo, plutôt bonne. L’autofocus est réactif, sauf en mauvaises conditions de lumière. La qualité du son enregistré est correcte.

 

Autonomie ★★★

Avec sa batterie 1750mAh, un processeur peu gourmand, un nombre de pixels relativement faible à gérer et une optimisation logicielle qui semble réussie, le Xperia J devrait vous offrir une journée complète d’autonomie en utilisation « normale » (voir section Autonomie du test). Bien !

 

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • Qualité photo/vidéo
  • Autonomie
  • Au final pas mal de fonctionnalités pour ce prix
  • Design assez banal
  • Ecran moyen
  • Performances générales

Note globale 12/20 ★★★☆☆