Le Sony Ericsson Xperia Ray est un appareil qui a été annoncé en juin dernier par le constructeur en même temps que l’Active et le Txt (mobiles qui seront testés prochainement également).

Il s’agit d’un terminal avec un petit écran tactile, qui tourne sous Android 2.3 et propose toutes les fonctionnalités d’un « grand »…

Une belle bête non ?

 

Test vidéo du Sony Ericsson Xperia Ray

Vidéo avec sommaire interactif (vers les 3sc, pensez à faire pause sinon le sommaire disparaît), cliquez sur le thème qui vous intéresse pour naviguer dans la vidéo, cliquez en haut à droite pour revenir au sommaire. Bonne lecture !

Test filmé avec un caméscope Samsung HMX-S15.

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Spécifications

Sony Ericsson Xperia Ray

Système d’exploitation Android 2.3 avec surcouche
Taille écran 3.3″ 480 x 854 tactile capacitif multitouch Bravia Engine
Connectivité 3G HSDPA
Mémoire 1Go interne, jusqu’à 32Go via microSD
RAM 512Mo
Processeur 1GHz Scorpion, GPU Adreno 205
Appareil photo 8 mégapixels, autofocus, flash LED, capture vidéo 720p avec autofocus continu
GPS ? Oui, A-GPS
WiFi ? Oui, b/g/n
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 2.1
Connectique micro USB, microSD, jack 3.5mm
Poids 100g
Dimensions 111 x 53 x 9.4 mm
Autonomie annoncée Env. 7h en communication, 430h en veille, lecture musicale 36h, batterie 1500mAh
Prix A partir d’1€ avec forfait (MeilleurMobile), env 300€ nu
Disponibilité Disponible depuis Août 2011


Photos, design, prise en main

Contenu classique, écouteurs standards, chargeur (module mural avec port USB), câble USB / micro USB, des notices, l’appareil et la batterie 1500mAh.

Concernant la taille de l’appareil, vous pouvez avoir un premier aperçu en photo avec les éléments de la boîte qui donnent une petite idée mais si vous voulez aller plus loin, à 4:45 dans la vidéo de test je le compare rapidement à un Galaxy S 2.

 

En haut à gauche la caméra pour la visio.

Petit point sur l’écran…il s’agit d’un 3.3″ 480 x 854 tactile avec Bravia Engine. Il propose la même résolution que sur l’Xperia Arc mais dans un format plus petit, cela signifie que la densité de pixels sera plus élevée. En clair (c’est le cas de le dire…), même si les éléments seront plus petits ils seront très lisibles. J’en parle pendant la vidéo de test avec un exemple de texte écrit petit. De plus, Sony Ericsson a équipé le Ray de la technologie Bravia Engine, une version pour mobiles de la techno pour les écrans Sony de salon. En gros, cela permet d’avoir de belles couleurs (parfois un peu exagérées tout de même, mais moins qu’avec le Super AMOLED + en mode dynamique) et un contraste bien marqué.

 

Trois boutons : deux sensibles (retour et menu) et un physique/mécanique, accueil. Très bien placé, facile à utiliser.

 

L’appareil est essentiellement composé de plastique, la coque arrière également. C’est une fâcheuse habitude chez Sony Ericsson mais sur le Ray cela ne se ressent pas tellement. La finition est bonne et je n’ai pas décelé de craquements.

 

L’appareil photo 8 mégapixels, qui filme aussi en HD avec autofocus continu.

 

Le haut parleur, qui n’est pas très puissant mais a l’avantage de proposer un son propre et équilibré.

 

Port micro USB, sur le côté gauche.

 

En haut, le bouton power on/off verrouiller/déverrouiller et le jack 3.5m. Je trouve le rendu noir brillant très réussi.

 

Bouton de volume, assez fin mais largement utilisable.

 

Rien de spécial en dessous, à part le micro et l’encoche pour enlever la coque arrière.


Fonctionnalités en bref

Comme d’habitude, pour avoir un aperçu complet de l’appareil, regardez le test vidéo !

Le Ray tourne sous Android 2.3 avec la surcouche de Sony Ericsson dans sa dernière version. On y trouve une poignée de widgets proposés par le constructeur ainsi que les widgets classiques Android.

Ces widgets sont parfois interactifs et se déposent sur les 5 pages d’accueil que vous pouvez faire défiler.

 

Quand vous pincez l’écran, les widgets se « minimisent », si vous sélectionnez un widget la page où il est présent s’affiche. Un système bien différent par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir (avec des rectangles qui représentent les pages), mieux je n’en suis pas sûr car c’est un peu fouillis.

Comme tous les mobiles sous Android, le Ray possède un tiroir des notifications, pas d’accès rapide aux paramètres classiques (WiFi, Bluetooth, etc).

 

Le menu principal affiche des rangées de 4 icônes, vous pouvez les ré-organiser et les trier selon différents critères.

Le Ray intègre les fonctionnalités Facebook Inside Xperia dans une version light (v1). Cela signifie que vous avez quelques endroits dans l’appareil où vous trouverez des intégrations de Facebook, mais que ces options sont plus complètes sur des mobiles plus performants, comme l’Arc S.

Une des concrétisations de Facebook Inside Xperia se trouve dans les contacts…

 

Une fois votre compte Facebook configuré, vous devriez trouver des contacts avec des éléments Facebook affichés. Vous pouvez accéder à son profil, regarder ses photos et ses « intérêts » (si la personne a cliqué sur « j’aime » quelque part).

Bien sûr, vous trouverez aussi toute les options classiques d’une fiche de contact, appeler, envoyer un message, etc.

 

Dans les SMS/MMS, très classique avec un système de discussions par contact avec des bulles pour chaque message.

 

Le clavier virtuel proposé par Sony Ericsson est plutôt bon, avec une saisie prédictive et correction, mais écrire du texte en portrait sur ce petit écran n’est pas une tâche aisée. Mieux vaut donc passer en mode paysage pour plus de confort.

 

Côté web, les pages s’affichent correctement, chargent à une bonne vitesse, par contre on ressent ici bien l’impact manque de puissance du terminal qui pêche un peu sur les pages un peu lourdes. Le défilement n’est pas fluide, idem pour le zoom. Mais au final c’est l’expérience attendue pour un terminal de cette gamme, qui reste largement acceptable pour ce Ray.

Notez que certains mobiles haut de gamme affichent les mêmes performances sur le web que cet appareil, le Ray n’est pas une étoile filante sur le web mais il a au moins des excuses !

 

Parlons photo et vidéo…deux points importants sur le Ray avec son capteur à 8 mégapixels. L’interface au très réussie, comme sur l’Arc. A droite vous pouvez accéder à vos photos et vidéos, à gauche aux paramètres (qui sont nombreux).

Le Ray ne possède pas de bouton physique pour l’appareil photo, du coup la capture se fait via l’écran tactile avec une pression. Ce n’est pas en soi un problème.

 

Côté vidéo, le Ray filme en 720p avec autofocus continu. Cela signifie que quand vous filmez, l’appareil va constamment chercher à faire la mise au point sur l’élément en face de lui. Très efficace, en plus le résultat est bon.

 

A gauche, Timescape, une application intégrée à l’appareil qui vous permet de suivre les updates sur les réseaux sociaux dans une interface originale.

A droite, le client e-mail natif proposé par SE, avec cette fameuse vue partagée qui marche à la perfection.

 

La vue partagée en mode paysage, les sujets à gauche, le mail à droite, parfait non ?

 

 

Qualité photo et vidéo

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Conclusion

Quand un constructeur tente de proposer un smartphone moyenne gamme qui propose les mêmes fonctionnalités qu’un « grand », ça me parle. Ici avec le Ray, Sony Ericsson a (d’après moi) réussi son coup avec un smartphone petit, compact, à prix modéré mais proposant à son utilisateur des options poussées, comme on pourrait le trouver sur un Xperia Arc, par exemple.

Attention, loin de moi l’idée de comparer ce Ray à un Arc, Arc S ou autre appareil haut de gamme de façon intégrale, mais il faut bien admettre qu’à l’utilisation on retrouve une fluidité très agréable souvent réservée aux appareils plus onéreux.

Pour résumer, sur le Ray on a droit à la toute dernière version d’Android, une surcouche sympathique qui propose quelques options intéressantes comme une intégration de Facebook ou un client e-mail avec écran partagé, un bon appareil photo 8 mégapixels et une qualité vidéo très intéressante avec autofocus continu lorsque vous filmez.

A côté de ça, l’expérience web manque un peu de fluidité mais vous pourrez quand même surfer sur le web sans trop de soucis avec un peu d’habitude. Le haut parleur est un peu faible niveau volume mais cela permet une bonne qualité (d’après il s’agit d’un compromis intelligent, mais ça dépend aussi de vos besoins sur ce point).

Bon donc, à qui est destiné ce Ray ? Pour commencer, le Ray s’adresse aux personnes qui cherchent un bon smartphone pour faire des photos, mais aussi de bonnes vidéos. Au delà de cet aspect, il est quand même très polyvalent grâce à Android 2.3 et sa surcouche. Les amoureux du mail se feront plaisir avec le système de colonnes, les adeptes des réseaux sociaux également avec l’intégration Twitter/Facebook et Timescape, pour la musique, l’interface est franchement réussie. Reste le point concernant le web, il ne faut pas que vous cherchiez une bête de course niveau fluidité sur cet aspect.

Mais le plus important : le Ray est fait pour ceux et celles qui veulent un petit smartphone. La taille de l’écran, 3.3″, est un axe essentiel sur lequel vous devez réfléchir. Est-il trop petit ? Notez que si vous n’avez pas envie d’une « brique » de 4″ et plus, vous pouvez aussi trouver un juste milieu en 3.5 ou 3.7″. Ici, il s’agit vraiment d’un appareil compact.

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • Bon appareil photo
  • Interface fluide, surcouche complète
  • Haut parleur de bonne qualité (mais une puissance moyenne)
  • Expérience web moyennement fluide
★★★★½