Mais cette année, Google propose un terminal à la fois esthétique, fonctionnel et performant avec l’intégration d’un processeur Quad Core de dernière génération. Le Nexus 4 est-il le smartphone Android à ne pas louper pour cette fin d’année 2012 / début 2013 ?

Note sur ce test : il s’agit de notre premier test rédigé intégralement par un nouveau rédacteur, Alexis. Le test vidéo ayant été réalisé par Axel, il n’est pas impossible que vous tombiez sur des avis différents sur certains points, mais rien d’extrêmement contradictoire. Cela vous permettra d’avoir deux avis complémentaires sur le dernier né de Google. Enjoy !

 

 

Test vidéo du Nexus 4

Vidéo avec sommaire interactif, cliquez sur le thème qui vous intéresse pour naviguer dans la vidéo, cliquez en haut à droite pour revenir au sommaire. Bonne lecture !

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Pour compléter ce test vidéo, voici le MobileCast #2, dédié à Android 4.2.
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Spécifications

Nexus 4

Système d’exploitation Android 4.2
Taille écran 4,7″ 720×1280 capacitif multitouch
Connectivité

3G+ HSDPA (HSPA+ 42 Mbits) GSM bibande

Mémoire 8 ou 16 Go de mémoire interne, pas de slot micro SD
RAM 2 Go
Processeur Quad Core 1,5 GHz
Appareil photo

8 mégapixels, autofocus, flash LED

GPS ? Oui, A-GPS
WiFi, NFC Oui, b/g/n, puce NFC
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 3.0 A2DP
Connectique micro USB, jack 3.5mm
Poids 140g
Dimensions 133.9 x 68.7 x 9.1 mm
Autonomie annoncée

Batterie 2100mAh

Prix A partir de 299€ nu sur le Play Store, à partir d’1€ avec forfait (SFR Carré 6Go, par exemple) ou 630€ nu ailleurs
Disponibilité Novembre 2012
DAS 0.55 W/kg

 

Photos, design, prise en main

Contenu de la boite : le Nexus 4 est proposé avec un câble USB/ micro USB, deux notices, des écouteurs intra-auriculaires et un accessoire en métal pour ouvrir la trappe à carte SIM.

SANYO DIGITAL CAMERA 

 

Ergonomie, prise en main 

On retrouve classiquement les boutons de réglage du volume sur la gauche de l’appareil, le bouton de sortie de veille sur la droite, la prise casque en haut et une autre pour la charge, au format Micro-USB, en bas du smartphone.

A gauche

 

A droite

 

Au dessus de l’appareil

 

En dessous

 

Comme ses prédécesseurs, ce Nexus 4 ne possède pas de boutons en façade, ce qui renforce l’impression de qualité dégagée. Le Nexus 4 ressemble beaucoup au Galaxy Nexus de face.

 

En haut de l’écran se trouvent, sur la droite, la caméra en façade (permettant de filmer en 720p) et sur la gauche les capteurs de luminosité et de proximité, sans oublier la sortie audio.

 

Sur la face arrière on distingue le haut-parleur en bas à droite et, à l’angle opposé, l’appareil photo 8 mégapixels accompagné du flash LED.

 

Pas de port micro SD pour augmenter la mémoire de l’appareil : il faudra se contenter de 8Go (5,5 disponible) ou 16Go (13,3 disponible) de mémoire interne, ce qui peut paraître très juste, les jeux de dernière génération disponibles occupant par exemple chacun 2Go de mémoire.

Sur notre version 16Go par exemple, il nous restait 4Go de disponible après l’installation d’applications (6Go, majoritairement des jeux) et l’utilisation de Google Musique (700 Mo).

 

 

La connectivité apparaît quant à elle particulièrement complète : au classique WiFi et Bluetooth s’ajoute le NFC ainsi que la compatibilité Miracast, un standard qui devrait permettre la transmission sans fil à haut débit vers un téléviseur dans les mois qui viennent. Les connexions que nous avons pu tester (WiFi, Bluetooth et NFC) nous sont apparues stables et sans faiblesse.

Lors de la prise en main, le Nexus 4 respire la solidité. Il est fin, avec 9 mm, et propose un poids de 140g, à notre avis le maximum acceptable pour qualifier un smartphone de « léger ». 

 

Le Nexus 4 possède un écran 4.7″ mais est pensé comme le Galaxy nexus, tout en hauteur. Il est un poil plus large mais cela ne pose pas de réel problème pour la prise en main, d’autant plus que les bordures sont en soft touch, qui facilite la saisie. Les boutons sont ergonomiques à l’utilisation, leurs positions sont bonnes, notamment pour la touche on/off.

 

La qualité de finition nous a semblé excellente. Les matériaux utilisés semblent de qualité, la vitre arrière propose un rendu pailleté particulier, donnant au Nexus 4 un côté précieux.

 

Bonne nouvelle : le smartphone dispose d’une LED en bas de l’écran, qui permet d’être informé des notifications même lorsque le Nexus 4 est en veille. Dommage que l’écran ne prennent pas plus de place en bas sachant que les boutons sont intégrés à l’écran. On se retrouve du coup avec un appareil de taille équivalente au Galaxy S3 mais avec un écran de 4.5 pouces la plupart du temps… Il aurait suffit de permettre le plein écran pour les jeux ou la navigation Internet par exemple, comme c’est le cas pour la lecture de vidéos.

 

Ecran

 

Le Nexus 4 dispose d’un écran 4,7 pouces d’une résolution 1280 x 768, qui lui permet de proposer une finesse d’affichage remarquable. Sa densité de pixel de 318 ppi est en effet équivalente à l’ensemble des smartphones haut de gamme 2012, iPhone et Galaxy S3 compris, ceux-ci dépassant tous, en général, les 300 ppi. Seuls les écrans full HD annoncés pour 2013 (avec notamment le HTC Butterfly et ses 440 ppi) promettent une évolution significative dans ce domaine.

 

La dalle IPS proposée par Google nous a semblé d’excellente qualité, difficile de la prendre à défaut en matière de fidélité des couleurs avec un rendu agréable.

 

 

A l’utilisation, on relève trois petits bémols. Tout d’abord, si vous êtes comme nous habitués aux couleurs criardes et moins réalistes des écrans AMOLED, alors il est possible que le rendu de cet écran vous paraisse plus… fade. Classiquement, les noirs apparaissent bien moins profond avec cette technologie d’écran IPS.

 

Plus gênant, l’écran de notre modèle de test (version commerciale) jaunit/bleuit (c’est selon) de façon perceptible, uniquement et précisément dans deux des angles diagonaux.

 

Difficile de savoir s’il s’agit d’un défaut inhérent à la technologie ou lié à la fabrication (à grande échelle dans ce cas, d’autres tests disponibles sur la toile ayant également évoqué ce problème). Ce ne sont pas les angles de vision les plus utilisés, mais ce détail pourrait gêner les utilisateurs exigeants.

 

Photos de comparaison avec le Galaxy Nexus

 

Performance

Le Nexus 4 dispose du processeur Qualcomm S4 Pro APQ8064, accompagné de 2Go de RAM, une première. Ce processeur dispose de 4 coeurs gravé en 28 nm, pouvant monter jusqu’à 1,5Ghz de manière asynchrone. Le Nexus 4 est le premier smartphone à disposer de ce processeur en France, d’autres suivront en 2013.

La grosse évolution apportée par cette puce est sans aucun doute son processeur graphique Adreno 320, que Qualcomm présentait il y a quelques mois comme délivrant des performances équivalentes à une Xbox 360. Cette puissance se ressent : les derniers jeux disponibles sur le Play Store tourne tous sans aucun signe de faiblesse. Ici, Alsphalt 7, Virtual Tennis et le dernier Spiderman :

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Certes, les processeurs Tegra 3 de NVIDIA équipant le HTC One X et Exynos 4412 du Galaxy S3 proposent également des performances suffisantes pour faire tourner les meilleurs jeux actuellement disponibles. C’est également le cas aujourd’hui pour une grande majorité de modèles appelés « milieu de gamme », les jeux étant généralement optimisés pour une majorité de processeurs. Toutefois, fait rare dans la gamme Nexus, ce modèle semble en avance sur son temps, et déjà prêt, sur le papier, pour la génération de jeux suivante.

A l’utilisation, après quelques semaines, la navigation dans les fonctionnalités reste un vrai bonheur. On peut en effet faire confiance à Google pour soigner l’optimisation de son interface avec ses appareils : les transitions entre écran sont vraiment travaillées graphiquement, la fluidité est totale et la réactivité parfaite grâce à la puissance du processeur mais également à un écran extrêmement réactif ainsi qu’à Jelly Bean : la réponse est instantanée.

Vous l’aurez compris, notre ressenti est extrêmement positif, il s’agit là d’un véritable point fort du Nexus 4.

Pour une vision plus « rationnelle » de la puissance du terminal, nous avons effectué quelques benchmarks : les résultats ne sont pas à la hauteur du ressenti, il semble en effet que Google ait choisi de brider les performances du processeur, par une baisse de la fréquence du processeur central et graphique, à partir d’une certaine température (39°). Reste à voir si c’est volontaire ou si cela sera corrigé dans un prochain firmware. 

En premier lieu, le score GLBenchmark, version 2.1 : 78 FPS version 2.5 : de 19 à 29 FPS

  

 

Quadrant Standard : 4200, Antutu Benchmark : 17000, Smartbench 2012 : 3285 productivity et 3200 graphique.

   

 

Vellamo HTML 5 : 1317, Vellamo Metal : 579

   

 

Nouveautés d’Android 4.2

L’avantage d’un smartphone Nexus proposé par Google est d’avoir la primeur des dernières versions d’Android. Le Nexus 4 est donc à ce jour, avec ses prédécesseurs Galaxy Nexus et Nexus S, le seul smartphone à disposer officiellement de la version 4.2. Une version que nous avons trouvé particulièrement réussie et dont voici trois des principales nouveautés

 

Un nouveau système de verrouillage ingénieux

 

Google propose avec Android 4.2 une amélioration du système de verrouillage, système classiquement disponible sur l’ensemble des smartphones tactiles, afin d’empêcher l’appui intempestif : on dispose à présent de panneaux supplémentaires, accessibles en glissant le doigt vers la droite ou la gauche de cet écran.

   

 

Ces panneaux permettent d’afficher des informations, sous forme de widgets uniquement, à raison d’un widget par panneau. Dans tous les écrans, il est toujours possible de déverrouiller en appuyant sur le cadenas situé sous le widget.

  

 

Google a réservé judicieusement un accès simplifié vers l’appareil photo à droite de l’écran principal, de sorte que l’on a la possibilité de cumuler cinq widgets maximum, uniquement sur la gauche (et sur l’écran principal lui-même), afin de visualiser des contenus et y accéder immédiatement.

 

Google propose 4 widgets par défaut : une horloge, la liste des SMS, des mails Gmail et des rendez-vous de l’agenda.

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Ingénieux, un 5eme widget musical remplace le premier sur l’écran principal en cas d’utilisation de Google Musique.

  

 

Comme à son habitude, Google ouvre ce système à l’ensemble des applications disponibles sur le Play Store : on peut déjà télécharger, par exemple, des widget météo et horloge plus développés grâce à Widget HD ou la liste de ses tâches avec l’application Task, par exemple (Beautiful Widget est également compatible, entre autres).

   

 

Google montre l’exemple et propose depuis le 15 décembre un widget pour son application Google Plus :

  

 

Le concept apparaît particulièrement novateur, inédit à notre connaissance. L’idée nous a pleinement convaincue, malgré les quelques jours qu’a nécessité son appropriation.

On peut lui reprocher en effet de complexifier encore l’environnement Android, pas vraiment réputé à la base pour sa simplicité d’appréhension. Rien d’inquiétant tant il s’intègre parfaitement, logiquement dans la cinématique existante, entre un menu « application », n’acceptant que les raccourcis vers les applications, et un écran d’accueil, mixte.

D’autant que, même si ces panneaux permettent d’accéder directement à des contenus, Google n’en a pas oublié la fonction première d’un écran de verrouillage : impossible de le mettre à défaut par des manipulations multiples : d’abord, le déplacement vers les divers panneaux devant s’effectuer en partant des extrémités de l’écran, et dans la première seconde succédant l’allumage, sous peine de devoir procéder à des manipulations supplémentaires. Difficile dans ce cas de provoquer un déclenchement intempestif dans la poche d’un pantalon. Même dans ce cas, le code de déverrouillage, s’il est activé, vous sera demandé même à partir des panneaux secondaires, avant d’accéder aux contenus. Attention toutefois à la confidentialité de vos mails et SMS qui ne sont plus assurés si vous choisissez d’utiliser ce système.

   

 

Une fonction novatrice donc, et qui sera surement développée par google dans les versions suivantes pour permettre plus de paramétrage et, on l’espère, surement « copiée » par les OS concurrents.

 

Un nouveau clavier très réussi

Android possède depuis la version 2.3 d’Android un clavier plutôt correct. Cette nouvelle version conserve le savoir faire des précédentes éditions en matière de précision et de pertinence dans les suggestions proposées avec en complément des fonctionnalités d’anticipation/prédiction des prochains termes. 

    

 

On a donc un clavier très satisfaisant, facile à appréhender et efficace. Une version vraiment très réussie, de haut niveau, loin, très loin des premiers claviers Samsung du Galaxy Note et Galaxy S2 par exemple, à la hauteur des meilleurs claviers payants, Swype et Swiftkey par exemple.

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A ce propos, Google a justement ajouté un système faisant penser à Swype, qui permet d’entrer du texte en traçant des lignes, sans lever le doigt.

 

Ce système augmente encore l’efficacité. Google prend au passage un avantage décisif dans ce domaine sur l’iPhone, et hisse la saisie de texte en natif sous Android à un haut niveau… La concurrence, payante, va semble-t-il avoir fort à faire pour tenir la route si le géant décide d’accélérer dans ce domaine…

 

Une barre de raccourcis système bien conçue

Google se décide enfin à proposer des raccourcis vers les fonctions système de l’appareil (WiFi, Bluetooth, luminosité, batterie, horloge…), depuis longtemps présents au sein des différentes interfaces et surcouches des constructeurs. Il choisi pour cela un système à nouveau particulièrement innovant, dédoublant la barre de notification.

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C’est en effet en descendant ce volet avec deux doigts qu’apparaissent ces raccourcis. Il est également possible d’y accéder grâce un bouton présent dans la barre de notification, mais, après quelques jours d’utilisation, le principe d’accès rapide est rapidement assimilé.

Au final, vous l’aurez compris, notre ressenti sur cette interface Android 4.2 est vraiment très bonne : les nouveautés proposées par Google apportent une réelle plus-value à l’utilisateur.

On aurait souhaité voir évoluer certains autres sujets : le bureau pourrait être bien plus paramétrable, la limitation à 5 panneaux, à 4 lignes, apparaît plutôt légère, malgré la mise en place du nouveau système de verrouillage. D’autres surcouches, comme TouchWizz,  permettent judicieusement de trier les applications dans le menu dédié. Enfin, il manque la prise en compte des MP3 en sonnerie, ou encore une application permettant de lire/modifier des document Office. Rien de dramatique toutefois, ces fonctions pourront très facilement être ajoutées au Nexus 4 par le téléchargement d’une simple application tierce sur le Play Store.

Une chose est sûre : Google progresse à grande vitesse pour proposer toujours plus de fonctionnalités, intégrées de manière particulièrement ingénieuse.

 

Fonctionnalités

Téléphonie 

Coté téléphonie, la qualité réseau semble vraiment excellente, dans la lignée des meilleurs smartphones du moment. Ce critère est important : plus la réception est mauvaise, plus les signaux et ondes nécessaires sont importantes (au delà du DAS indiqué). La reprise après une coupure reste un point faible pour tout smartphone moderne, ce défaut apparaissant de plus en plus fréquemment de part la dégradation des réseaux, par exemple lorsque vous prenez métro ou passez sous un tunnel. Pas de miracle : Le Nexus 4 n’échappe malheureusement pas à la règle (réseaux Bouygues Télécom et SFR testés).

 

Le Nexus 4 est compatible H+/DC-HSDPA 42 Mbits (théoriques), et offre des débits confortables, jusqu’à 10 Mbits/s en pratique dans des conditions optimales. A noter que l’appareil chauffe après une utilisation prolongée de l’Internet mobile.

En revanche, ce smartphone ne fait pas partie de ceux qui vous permettront de naviguer en 4G (LTE), même si le Nexus 4 possède une puce 4G (même chipset que l’Optimus G de LG), celle-ci n’est pas activée (il existe des méthodes pour le faire, mais les fréquences ne sont pas 100% compatibles en France).

L’interface téléphonie proposée par Google est très agréable à utiliser, sans toutefois se démarquer de la concurrence. On apprécie particulièrement l’ergonomie : un découpage en 3 écrans pour une appropriation simplifiée, des touches numériques de grande taille…

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…et, petit plus, un bouton de recherche en bas à gauche du clavier pour l’appel par contact. Très rapide et efficace, cela remplace le système de numérotation intelligente, présent chez quelques interfaces concurrentes, qui affiche les noms associés aux combinaisons de chiffres saisies sur le clavier numérique

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Un bilan très positif pour le Nexus 4 coté téléphonie, où tous les ingrédients sont réunis pour proposer une expérience entièrement satisfaisante pour l’utilisateur, en dehors de la non prise en charge des réseaux 4G à venir.

 

Multimédia

Musiques, album photo, lecteur vidéo : difficile de trouver un défaut aux applications proposées par Google, à commencer par la galerie photo et le lecteur MP3, qui signent deux sans faute, tant la navigation apparaît intuitive et le rendu propre.

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Le lecteur vidéo est intégré à l’application « Galerie ». Elle a montré sa capacité à lire des films de format 1080p à 60 images par seconde, mais sa compatibilité se restreint malheureusement au format MP4. Il suffira de se procurer une des nombreuses applications disponibles sur le Play Store pour combler ce manque.

  

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Depuis quelques semaines en France, il est possible de synchroniser sa musique avec son compte Google pour en disposer sur d’autres appareils (Google Musique).

   

 

L’application proposée par Google nous a réellement convaincu, et dispose d’une ergonomie sans faille. Le son fourni par le haut-parleur semble particulièrement puissant, mais ne propose pas une restitution de qualité irréprochable. C’est néanmoins un pas en avant par rapport au Galaxy Nexus, dont l’insuffisance du volume posait de réels problèmes.

   

 

Le navigateur Internet proposé par Google est Chrome mobile, depuis la version 4.1. 

   

 

L’ergonomie est également excellente et la vitesse de chargement est très bonne. Les options sont nombreuses : partage, multi-fenêtrage, historique, favoris, ces deux derniers pouvant être synchronisé avec la version Chrome pour PC.

    

  

 

Ce navigateur est plus performant que celui disponible dans les versions précédentes mais ne permet plus de visualiser les sites avec des contenus Flash, ce qui n’est plus aussi rédhibitoire qu’il y a quelques années, tant les sites commencent à proposer des alternatives sérieuses. Il faudra au besoin télécharger un navigateur compatible, en priant pour que l’ensemble continue de fonctionner, Adobe ayant annoncé la fin du support de la technologie Flash pour mobile.

 

Services Google : organisation, e-mail et Cloud

Agenda, contact, mail… Tous bénéficient de l’excellence des services offerts par Google  sur ordinateur. Les utilisateurs de ces services seront comblés en découvrant le niveau de maturité des applications mobiles délivrées par le géant américain : déplacement au doigt, zoom sur un mail, un évènement, photos des contacts et présentation des activités sur les réseaux sociaux… Elles apparaissent toutes particulièrement ergonomiques et agréables à utiliser.

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Les autres utilisateurs trouveront en général leur bonheur dans les apps Google, qui peuvent se synchroniser avec d’autres services, notamment pour l’e-mail, mais aussi sur le Play Store, tant il est rare aujourd’hui qu’une grande enseigne numérique ne propose pas de version Android de ses services. Difficile néanmoins de mettre à défaut les services proposés par le géant, qui a pour autre atout la synchronisation de l’ensemble de ces services dans le Cloud, instantanément et en arrière plan, afin d’accéder à ces informations sur tout autre matériel du foyer (tablette, navigateur web).

Valable pour l’ensemble des smartphones sous Android, le panel d’applications disponibles sur le Play Store, et plus particulièrement l’écosystème mis a disposition par Google, reste un des gros points forts des smartphones sous cet OS.

 

Qualité photo et vidéo

Google propose au sein du Nexus 4 un capteur 8 mégapixels signé Sony, avec autofocus et ouverture à F/2,4, accompagné d’un flash LED. Des caractéristiques somme toute suffisantes pour présager des résultats satisfaisants. 

Au final, il n’en est rien : notre ressenti est plutôt mitigé, comme pour son prédécesseur, finalement.

Nous basons notre jugement sur une expérience utilisateur avancée de cette fonction, utilisateur qui, sans être spécialiste de la photo, dispose depuis plusieurs années de son unique smartphone pour immortaliser son quotidien (et ses vacances).

Nous avons relevé deux réels dysfonctionnements : tout d’abord, une mise au point trop longue qui entraîne assez fréquemment un résultat relativement flou.

  

 

Ensuite, un vrai problème de gestion de l’exposition sur les photos en plein jour, comme on peut le voir sur ces deux photos, prises à quelques secondes d’intervalle :

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A noter que le Nexus 4 s’en sort plutôt bien en condition de lumière intérieure : même si les photos sont classiquement jaunies, le rendu est net.

Nous ne serons donc pas trop sévères avec cet appareil photo, ces deux difficultés étant certes plutôt handicapantes, mais il est fort possible que Google les corrige lors d’une prochaine mise à jour.

On apprécie la nouvelle fonction appelée Photosphere : elle permet de prendre des photos à 360°. Une fois la photo prise, l’application Galerie sur les smartphones Android et Google Plus sur le net ont la capacité d’interpréter l’image afin de permettre aux spectateurs de naviguer « dedans », à la manière de StreetView. La fonctionnalité est innovante mais le rendu n’est pas toujours satisfaisant (assemblage parfois capricieux).

Enfin, l’appareil permet de filmer  en 1080p avec la caméra arrière et en 720p avec la webcam avant. Le résultat est correct, mais on retrouve les même problèmes de réactivité quant à la mise au point, lors des changements de plan.

Ci-dessous nos échantillons classiques de test.

Image de prévisualisation YouTube

 

Autonomie

Si le Qualcomm S4 Pro 4 du Nexus 4 côtoie les meilleurs processeurs actuels, c’est également car il présente l’avantage d’être gravé à 28 nm. Cette finesse de gravure lui permet de réduire les échauffements et donc la consommation, dans des conditions identiques à d’autre processeurs. A titre de comparaison, le fameux NVIDIA Tegra 3 qui équipe une grande partie des tablettes haut de gamme est gravé en 40 nm et le dernier processeur de Samsung équipant le Galaxy S3 est gravé en 32 nm.

Bien évidemment, d’autre éléments entrent en jeux, comme la puce 3G ou l’optimisation des fréquences utilisées, mais cette finesse de gravure donne en général une bonne indication concernant l’autonomie. C’est le cas pour le Nexus 4 : nous avons trouvé l’autonomie plutôt bonne, la batterie conséquente (2100 mA) nous permettant toujours de finir la journée (sans plus) avec une utilisation que nous qualifierons de très intensive au niveau de l’Internet mobile : au delà des 30 minutes d’appel téléphonique symbolique, s’ajoute en veille 2 boites mail synchronisées en push, 1000 flux Google Reader synchronisés en permanence, l’upload instantané des photos, Google Plus, Twitter, Facebook… au total, une utilisation (de l’écran) d’environ 3 à 4 heures par jour, dont 30 minutes de jeux.

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Plus simplement, nous avons constaté une baisse 15% par heure de surf en WiFi, luminosité minimum pour l’écran. Ces performances sont assez correctes, la consommation en veille est excellente. Autre exemple, on reste rassuré lorsqu’il ne reste que 30% d’autonomie : contrairement à certains autres smartphones, on pourra tenir encore quelques bonnes heures, y compris en passant quelques appels téléphoniques.

Bon point, l’appareil chauffe peu lors d’un appel téléphonique prolongé, ce qui n’est pas toujours le cas chez les concurrents. 

Deux autres inconvénients viennent noircir le tableau : la batterie n’est pas amovible, vous ne pourrez donc pas acheter une batterie supplémentaire ou d’une plus grande capacité si l’autonomie ne vous convient pas. Le système d’ouverture de capot, avec un tournevis, laisse tout de même quelques espoirs aux plus chevronnés d’entre nous… Enfin, le temps de charge s’avère conséquent : 3 heures minimum de charge (2h15 en éteignant complètement l’appareil), voir plus si vous activez le fond d’écran pendant la veille.

Note : nous ajouterons par la suite le graph résultant de notre test classique d’autonomie.

 

Conclusion

Une finition qualitative, comme jamais vu sur un Nexus, des caractéristiques matérielles vraiment haut de gamme, surpassant même le premier Nexus One (dans son contexte) : ce Nexus 4 nous a fait forte impression dans ces domaines. D’autant qu’il conserve ce qui fait la force des Nexus depuis toujours : la toute dernière version d’Android, avec quelques années de mises à jour gratuites assurées.

Avec un prix inférieur de 200 euros par rapport à tous ses concurrents, on lui passe plus facilement ses deux principaux défauts, hérités de la gamme : la mémoire non extensible, et la batterie inamovible. On regrette également un appareil photo correct mais en dessous de ses concurrents et le léger bridage du processeur. Difficile toutefois de ne pas recommander le Nexus 4 qui, avant l’annonce au premier trimestre 2013 d’une nouvelle génération de smartphone, se frotte sans complexe aux meilleurs haut de gamme du moment, et représente sans le moindre doute le meilleur rapport qualité-prix en cette fin 2012, pour celui qui met la main dessus.

 

Design et ergonomie ★★★½

Par rapport au précédent Nexus,  le progrès est flagrant : la prise en main est excellente, l’appareil est fin, pas trop lourd, tout en gardant une apparente solidité. La finition est très soignée, et l’arrière original en fait un produit d’exception, qui se démarque. Le savoir faire de LG permet à la gamme Nexus de monter d’un échelon dans ce domaine. On regrette simplement de devoir se satisfaire de 16 Go maximum, de part l’absence de port mémoire.

 

Ecran ★☆

Une taille 4,7 pouces, une résolution 720p, une protection Gorilla Glass 2 et la technologie IPS : les caractéristiques d’écrans sont similaires à celles des meilleurs hauts de gamme sortis en 2012. On apprécie la finesse d’affichage, ainsi que la réactivité de cet écran. Gros bémol : des couleurs pouvant paraître un peu fade face aux écrans AMOLED, et des angles de vision diagonales qui apportent une image jaunâtre sur le modèle que nous avons testé.

Le Nexus 4 apparaît comme la plus belle création de Google à ce jour. Il n’est certes pas exempt de défaut, mais fait jeu égal avec les meilleurs smartphones du moment, pour un prix bien inférieur : un must have de cette fin d’année 2012

 

Interface et fonctionnalités ★★★½

L’interface offre le meilleur des services Google, et la toute nouvelle version 4.2 ajoute plusieurs fonctionnalités très réussies. L’interface téléphonie, le multimédia, les mails et la navigation internet, vous aurez ainsi accès à ce qui se fait de meilleur dans l’environnement Android, et pour quelques temps encore, puisque le Nexus 4 recevra les prochaines mises à jour de l’interface que proposera Google en 2013. Bien sûr, comme il s’agit d’un Nexus, vous ne bénéficierez pas des apports qu’on trouve souvent dans les surcouches des constructeurs, comme une intégration sociale poussée, par exemple. Il faudra compenser avec des apps tierces.

 

Performances ★★★½

Ce smartphone dispose en avant première du meilleur processeur du moment, le Qualcomm APQ8064 Quad Core cadencé à 1,5 Ghz. Il permet au Nexus 4 d’aligner des performances excellentes, sans faille apparente. La fluidité apparaît idéale.

 

Qualité photo / vidéo ★★☆

Le Nexus 4 rencontre quelques problèmes de contraste en extérieur et propose une mise au point un peu longue, entraînant quelques photos floues pour une utilisation occasionnelle. Il s’en sort mieux en intérieur ce qui peut suggérer un mauvais paramétrage, et donc une amélioration dans les prochains firmwares. En attendant, cela représente le point faible de ce smartphone. 

 

Autonomie ★★☆

L’autonomie apparaît satisfaisante grâce à une batterie 2100 mA, malheureusement inamovible. Le temps de chargement supérieur à 3 heures pourra paraître particulièrement long pour les plus exigeants.

 

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • Un design réussi
  • Une finition soignée
  • Une connectivité complète
  • L’interface Android 4.2 très agréable et efficace
  • Des performances au top
  • Une autonomie satisfaisante
  • Appareil photo trop juste pour un haut de gamme à fin 2012
  • Quelques défauts sur l’écran
  • 16 Go de mémoire maximum, non extensibles
  • Une batterie non amovible

Note globale ★★★½☆