Déballage

Le Motorola Moto E est livré dans une toute petite boîte aux dimensions du mobile, finalement. Celle-ci contient le terminal, un câble USB vers micro USB et des écouteurs stéréo. Ces accessoires sont blancs, comme le Moto E. Notez que les écouteurs sont associés à une télécommande filaire qui permet de l’utiliser comme un kit mains-libres. Enfin, sachez qu’un guide de démarrage papier est aussi présent dans la boîte du Moto E. Bref, il manque un bloc d’alimentation secteur pour être complet et pouvoir immédiatement recharger la batterie du smartphone avant sa première utilisation. C’est certainement ce qui doit coûter le plus cher dans les accessoires et ce qui, entre autres économies, permet à Motorola d’afficher un prix aussi bas.

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Design

Le design du Motorola Moto E est assez classique. Il n’y rien de très original pour un smartphone avec un écran tactile. Les coins sont très arrondis. Son dos est légèrement gonflé, comprenez en courbe. La façade est partagée entre le blanc (couleur de notre modèle) et le noir de l’écran. Le blanc est apposé sur les bords de l’écran, sur les profils et au dos du smartphone. Au-dessus de l’écran, il y a une large sortie audio associée à une barre chromée pour rehausser le rendu du mobile. On retrouve cette barre mais plus large, en-dessous du mobile. Motorola aurait-il voulu proposer un son stéréo à partir de deux haut-parleurs, à l’image du HTC One ? En réalité, le son de la musique ou de vidéos sort uniquement du haut-parleur inférieur. A côté de la sortie supérieure, il y a des capteurs de luminosité et de proximité. Ceux-ci permettent de régler automatiquement le niveau de luminosité de l’écran en fonction des conditions d’éclairage ambiant et d’éteindre l’écran si le visage s’approche, en cas de conversation téléphonique, par exemple.

Au dos, il y a l’appareil photo numérique en position centrale. Il n’y a aucun flash associé. Dommage. Dessous, il y a le logo de la marque inscrit dans un léger renfoncement. La partie haute est aussi légèrement biseautée pour donner un petit effet sympathique au smartphone. C’est assez réussi et on ne sent pas vraiment qu’on est en présence d’un smartphone "low cost".

La coque arrière s’enlève… difficilement puisqu’elle est maintenue par de petits ergots et qu’elle n’est pas très souple donc peu flexible. D’autant plus qu’il n’y a pas d’encoche pour y glisser un ongle et amorcer la torsion de la coque arrière. Dessous, on trouve la batterie qui semble amovible mais qui l’est uniquement après avoir dévissé 14 vis étoilées… On réserve cette opération au service après-vente du constructeur. Sur le côté, il y a trois emplacements : carte mémoire micro SD, carte SIM 1 et carte SIM 2.

Sur le profil du smartphone Motorola Moto E, on trouve les boutons désormais classiques : marche/arrêt/veille, volume. Sur la partie supérieure, il y a un microphone et un port audio jack 3,5 pour le branchement d’un casque ou d’un câble pour écouter de la musique sur une chaine hi-fi ou un amplificateur. Enfin, sur la partie inférieure, il y a le connecteur micro USB pour recharger la batterie ou synchroniser le smartphone avec un ordinateur, par exemple.

Les touches Android (Retour, Accueil et Options (ou multitâches) sont virtuelles et non sensitives. On se demande alors pourquoi Motorola a laissé tant d’espace dans la partie basse, sous l’écran.

Le Motorola Moto E est décliné en noir ou en blanc. Cependant, le constructeur a prévu de lancer prochainement des coques colorées qui viendront apporter une touche de fun au smartphone à l’image du Nokia X, par exemple.

Ergonomie

Le Moto E mesure 124.8 x 64.8 x 12.3 mm pour un poids de 140 grammes. Ses dimensions sont tout à fait dans la moyenne pour un tel appareil. Son poids est assez important tout de même pour un mobile avec un écran de « seulement » 4,3 pouces. En main, on le sent bien. Il ne s’apparente pas réellement à une brique mais on n’est pas vraiment très loin de cette sensation au fil de la journée passée avec lui.
Il est très loin de la finesse proposée par certains modèles comme chez Sony ou LG, par exemple.
Globalement le revêtement type « soft » de la coque arrière et des bords est très agréable et permet une bonne prise en mains du smartphone. Il ne glisse absolument pas entre les doigts et peut être maintenu assez fermement.

Ergonomiquement, le Moto E fait dans le classique avec des emplacements de touches basiques mais efficaces. Le bouton marche/arrêt/veille tombe naturellement sous l’index lorsque le mobile est tenu de la main gauche. Le bouton pour gérer le volume est aussi facile à trouver. Il ne faut pas avoir peur d’appuyer sur les boutons. En effet, ils sont assez peu sensibles et demandent à être correctement enfoncés pour entrer en action.

Le port casque est placé sur la partie supérieure du mobile ce qui facilite le branchement d’un casque et le maintien du smartphone dans une poche. La prise micro USB est placée sur la partie inférieure ce qui permet une bonne utilisation en voiture, par exemple avec un support adéquat. Une diode LED indique l’arrivée d’un nouveau message (email/SMS), d’un appel manqué ou de la présence d’un message sur votre répondeur. C’est toujours appréciable.

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écran

L’écran du Motorola Moto E mesure 4,3 pouces. Il affiche une définition de 540 x 960 pixels soit 256 ppp ce qui est loin d’être extraordinaire. Rappelons que nous sommes en présence d’un smartphone d’entrée de gamme et vu son prix, on peut difficilement lui demander plus. La « faible » définition de l’écran fait que l’on voit les pixels si on s’approche. Pourtant, les couleurs sont assez fidèles et le Moto E affiche un bon taux de contraste ce qui est appréciable si on aime le multimédia et plus particulièrement regarder des vidéos sur son petit écran. Le niveau maximum de luminosité n’est pas suffisant pour un usage en plein soleil. Les angles de vision sont tout juste satisfaisants. Notez que contrairement à d’autres smartphones low cost, l’écran du Moto E laisse finalement assez peu de traces, voire quasiment pas après une grosse journée d’utilisation relativement intensive et donc avec des doigts pas toujours très propres. Autre bon point, je n’ai pas constaté de fuite de rétro éclairage ce qui devient presque rare et ce, quel que soit le niveau de gamme.

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Fonctions

Le smartphone Motorola Moto E est animé par Android 4.4.2 KitKat (au moment de mon test). Il pourra profiter des mises à jour proposées par le constructeur au fil du temps.

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Il n’y a aucune surcouche logicielle supplémentaire et on a presque l’impression de se retrouver avec un smartphone Google Nexus entre les mains (uniquement pour la partie logicielle). Mais c’est bien sûr car Motorola est récemment passé dans le giron du géant américain… Ceci explique peut-être cela !

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Depuis l’écran de verrouillage, il est possible de lancer directement l’appareil photo numérique ou une recherche via Google. La barre de notification est très classique avec la possibilité d’effacer toutes les alertes des différentes applications et l’accès à certains raccourcis de paramètres : luminosité, paramètres, Wi-Fi, SIM 1, SIM 2, batterie, mode avion, Bluetooth et localisation.

A l’image du Wiko Stairway, par exemple, il est possible de gérer les deux cartes SIM de manière indépendante.

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Notez que le Moto E autorise le partage d’une connexion Internet mobile avec d’autres terminaux mobiles. C’est toujours pratique. Le partage peut s’effectuer via Wi-Fi ou Bluetooth pour une communication plus directe.

Il y a 5 pages d’accueil pour y placer les raccourcis vers les applications de votre choix ou des widgets. Motorola livre des applications classiques. Par rapport à un mobile Nexus, on note l'ajout d’une application baptisée Assist et d’une autre nommée Motorola Migrate. La première permet de définir des scénarii d’utilisation et de situation afin d’optimiser l’usage du smartphone. Cela fait plusieurs années que le constructeur s’efforce de proposer une certaine sensibilisation dans ce domaine à ses clients au travers d’une application plus ou moins dédiée. Ici, l’idée est donc de configurer le fait d’être en réunion ou de dormir. Dans le premier cas, le mobile recherche les réunions dans votre calendrier pour désactiver la sonnerie et envoyer un SMS automatique aux personnes qui cherchent à vous joindre. Notez qu’il est possible de définir des exceptions : lorsqu’un contact favori appelle ou qu’un correspond essaie de vous appeler deux fois de suite. Pour le sommeil, le principe est similaire avec la possibilité de désactiver la sonnerie selon un créneau horaire défini. Le mode réunion ou le mode sommeil sont actifs lorsque leurs logos respectifs sont en couleur. Par contre, il n’y a aucune notification affichée.

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L’application Motorola Migrate, à l’image de HTC Switch, permet de récupérer les données stockées sur un ancien smartphone (Android ou iOS). Il est ainsi possible de restaurer les messages, les photos, les vidéos, la musique et le journal des appels. Quelques minutes suffisent pour arriver à ses fins. Le transfert de données s’effectue via le Wi-Fi.

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Sinon, on a droit aux applications agenda, appareil photo, calculatrice, Chrome, contacts, Drive, email, galerie, Gmail, Google, Google+, Hangouts, horloge, Maps, photos, Play films et TV, Play Jeux, Play Kiosque, Play Livres, Play Musique, Play Store, QuickOffice, Radio FM, Recherche vocale, SMS/MMS, Téléchargements, Téléphone et YouTube. Bref, du classique, rien de très original sans aucune refonte graphique.

Le clavier est aussi très classique. La disposition des touches virtuelles l’est tout autant. L’écriture peut être prédictive (proactive ou très proactive). Notez qu’il est possible de saisir un mot en faisant glisser le doigt sur les lettres comme avec l’application Swype, par exemple, merci Android 4.4.2. Si entrer un texte demande une certaine dextérité vu l’étroitesse du clavier virtuel (surtout en mode portrait), l’écriture prédictive est plutôt performante. Reste qu’en termes de rapidité de saisie, le smartphone réagit plutôt bien malgré le fait que les pouces peuvent s’entrechoquer au fil de la frappe. Les erreurs sont assez fréquentes. Trop à mon goût.

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La consultation de sites Internet est confiée, par défaut, à Chrome. Cette application reste tout à fait satisfaisante pour un tel usage. La navigation est plutôt fluide. Les sites que j’ai l’habitude de consulter pour tester la rapidité et la qualité d’affichage ont réussi à proposer de belles présentations.

La partie multimédia est assez classique. Il y a l’application Musique pour écouter des titres audio et l’application Lecteur Google Vidéos qui permet de lire des vidéos. Le Moto E est compatible avec des fichiers MP4, H.264, VC1, WMV9 et DivX. Officiellement, il peut supporter une définition jusqu’à 720p. Cependant, j’ai pu regarder une vidéo 1080p de mes propres extractions et une autre de définition similaire issue de YouTube.

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Le son délivré par le Moto E est passable. Il est servi par l’unique haut-parleur situé sous la barre chromée en bas du mobile si on le tient en mode portrait ou à droite sur on le tient en mode paysage. Il sature à pleine puissance mais il faut reconnaître qu’il n’est pas vraiment très clair dès qu'on dépasse le volume moyen. Pour une écoute plus intime, à faible, voire très faible volume, les dialogues d’un film sont à peine descriptibles. Pour obtenir les meilleurs résultats, rien de tel qu’un bon casque, voire une enceinte reliée avec ou sans fil.

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Concernant la connectivité, le Motorola Moto est équipé d’un module Wi-Fi b/g/n, du Bluetooth 4.0, d’un GPS, d’une boussole numérique et il est compatible avec les réseaux de communication 2G, 3G et 3G+. Il ne supporte pas la 4G.

AUTONOMIE

Le Motorola Moto E embarque une batterie d’une capacité de 1980 mAh. A titre de comparaison, le Wiko Stairway en a une de 2000 mAh et celle du Sony Xperia Z1 offre 2300 mAh. Il y a un mode d’économie d’énergie. Dans les faits, cela permet au smartphone, lorsque le niveau de la batterie est descendu jusqu’à un certain niveau, de couper les réseaux non indispensables, de réduire le temps de non utilisation pour lancer plus rapidement l’écran de veille, par exemple. Le Moto E tient plutôt bien la charge : pendant une journée presque et demie sans retourner à sa charge après un usage semi-intensif. Il perd environ 6% de sa charge après 10h de veille ce qui est assez moyen. Les meilleurs smartphones dans ce domaine ne perdent qu’un ou deux pourcents tout au plus.

PERFORMANCES

Le Moto E est équipé d’un processeur Qualcomm Snapdragon 200 double cœur cadencé à 1,2 GHz associé à un circuit graphique Adreno 302 400 MHz. La mémoire interne est de 4 Go extensibles via une carte mémoire (jusqu’à 32 Go). Le processeur est accompagné d’un giga de mémoire vive. Pour un smartphone low-cost, c’est plutôt bien car la quasi-totalité des produits de cette gamme embarque seulement 512 Mo ce qui plombe clairement les performances et ralentit la fluidité du multitâche.
Afin de mesurer les performances brutes, nous l’avons soumis à plusieurs outils de mesure de performances dont Antutu où il obtient un score de 11956, Quadrant Standard avec lequel il monte à un score de 5160 et Vellamo.  

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Les performances obtenues avec le Moto E sont assez remarquables puisqu’il fait plutôt bonne figure dans les comparaisons. A l’usage, on se rend compte également que le smartphone se débrouille plutôt bien et finalement ne souffre pas trop de ralentissements chroniques. Pourtant, sur le papier, le processeur n’est qu’un double cœur cadencé à 1,2 GHz mais il est surtout associé à 1Go de mémoire vive ce qui fait la différence avec la plupart des smartphones d’entrée de gamme. La navigation au sein des menus est plutôt fluide. Certes, il l’est moins que les ténors du marché mais cela peut largement satisfaire le public visé pour ce mobile qui le trouvera suffisamment rapide. La partie multitâche est aussi agréable car le smartphone se montre réactif. Les applications lancées reviennent rapidement sur le devant de la scène et on peut les utiliser quasi instantanément.

La partie graphique est confiée à un circuit Adreno 302 de 400 MHz. Concrètement, cela permet au smartphone de pouvoir lancer des jeux en 3D et d'offrir une bonne jouabilité. Les saccades sont quasi inexistantes, du moins, sur les jeux que j’ai pu essayer sur le Moto E. Pendant environ 15 minutes de jeux 3D, le mobile a ralenti deux fois gelant l'image pendant moins d'une demie-seconde. Rien de rédhibitoire. Attention à la capacité mémoire de seulement 4 Go ce qui oblige l'insertion d'une carte mémoire pour l’installation de jeux et d'applications. Le mobile chauffe peu, même après plusieurs minutes de jeux. 

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Un petit mot sur la capacité mémoire du Moto E qui n'est que de 4 Go en interne. Heureusement, il est possible d'étendre cet espace de stockage avec l'ajout d'une carte mémoire. Il faut le faire avant l'installation des applications depuis le Google Play Store car sinon, la mémoire interne se retrouve vite saturée et les mises à jour des applications principales peuvent avoir du mal à se faire sans avoir fait le ménage avant ce qui ce n'est pas forcément facile à faire pour des personnes qui débutent sous Android. Les autres s'en sortiront en gérant la mémoire interne et en basculant les applications qui peuvent être installées sur une carte mémoire vers celle-ci.

Rendu photo et vidéo

L’application Appareil photo numérique permet de prendre des photos et de capturer des vidéos. Le mobile dispose d’un capteur de 5 mégapixels. Il n’y a pas d’autofocus ni de flash. L’application dispose de quelques options comme un mode HDR, Panorama, une option de contrôle de l’exposition, la possibilité de géolocaliser les images capturées ou de mettre en sourdine le déclenchement des prises de vue qui s’effectue en touchant l’écran avec le doigt. Il y a finalement assez peu d’options par rapport à un smartphone classique. Par exemple, impossible d’utiliser le mode Photo Sphère de Google alors qu’on est bien sous Android KitKat qui, normalement propose cette fonctionnalité. Pas de modes de scène non plus ce qui permettrait d'optimiser les réglages de l'appareil.

Ici, il faut faire avec ce qu'il y a : pas grand chose. 

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Il n'y a pas d'autofocus et donc les images floues sont légions. Il faut se tenir à bonne distance du sujet pour qu'il paraisse net. Pour des photos de paysage, ça peut aller mais pour des photos type Macro, c'est impossible. Le rendu des couleurs est tout juste satisfait si on se trouve dans de bonnes conditions d'éclairage. Dans le cas contraire, les résultats sont plus délicats, voire mauvais. Le mode HDR apporte un très léger plus mais pas de quoi obtenir d'excellents résultats tout de même. Les détails sont très peu nombreux et le zoom sur la photo est médiocre car il pixelise immédiatement. Comptez une bonne seconde de temps de déclenchement de la prise de vue.

La partie vidéo n’est pas mieux servie. Il n’y a aucune option. L’enregistrement débute environ une seconde après être passé en mode vidéo ce qui ne permet pas de contrôler le début. Dommage. Il est possible de faire une pause et de reprendre plus tard afin de ne conserver qu’un seul fichier. L'enregistrement de la vidéo s'effectue avec une définition de 864x480 pixels ce qui est loin d'être extraordinaire. Les détails sont peu nombreux. Le capteur enregistre correctement les mouvements ce qui est un moindre mal. Il n'y a pas d'effet de rémanence. 

-- vidéo ajoutée très bientôt --