Déballage, contenu de la boîte

Le Meizu MX3 est livré dans une boîte particulièrement compacte. Celle-ci s’ouvre à la manière d’un livre dont les premières pages présentent succinctement le mobile à son nouveau propriétaire. Les principales caractéristiques de l’appareil sont mises en avant ainsi que son système d’exploitation sur lequel j’aurais assez largement l’occasion de revenir dans un autre chapitre dans ce test. Les pages de présentation tournées, le smartphone apparaît lové dans son emplacement. A côté de lui, il y a un autre logement prévu pour ranger le seul et unique accessoire livré avec : le câble USB vers micro USB permettant de recharger le mobile. Contrairement aux autres smartphones du marché, le MX3 de Meizu n’est donc pas livré avec un bloc d’alimentation qu’il faut donc acheter à part, ni avec des écouteurs/microphone. Si on critique bien souvent la qualité des écouteurs livrés avec les smartphones, il est tout de même légèrement perturbant de ne pas trouver ce type d’accessoire avec le MX3, ne serait-ce que pour le principe. On comprend alors que le constructeur a souhaité économiser la fourniture de ces gadgets certainement pour pouvoir proposer un prix des plus abordables.

A ce sujet, sachez que le MX3 est décliné en noir ou blanc. Il est proposé en plusieurs capacités de stockage avec un modèle « de base » embarquant 16 Go affiché à 450 € environ et une mémoire interne pouvant grimper jusqu’à 64 Go disponible pour 550 € environ.

Le câble USB est blanc, comme le dos du MX3. Il est assez long pour ne pas avoir à rester juste à côté de la prise électrique ou du port USB de l’ordinateur sur lequel on le branche. C’est toujours une bonne chose. A titre d’exemple, on peut parfaitement connecter le câble USB sur une prise USB d’un ordinateur de bureau qui serait placé en dessous d’un bureau, justement, tandis que le mobile est posé dessus.

Design

Aux premiers abords, le smartphone Meizu MX3 reprend les grandes lignes d’un design déjà vu : celui de l’iPhone dans sa troisième version ou de l’iPod Touch 3. En effet, déjà, le simple fait de proposer des codes couleurs identiques au smartphone ou au baladeur multimédia d’Apple fait penser à eux, en l’occurrence, le blanc au dos et le noir en façade. En outre, il propose des lignes plutôt arrondies sur la coque arrière qui reviennent délicatement vers le profil de l’appareil. Ce profil est chromé ce qui donne presque l’impression d’avoir un smartphone plutôt haut de gamme ou un iPod Touch entre les mains. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le MX3 est bel et bien un mobile de milieu de gamme.

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La façade du MX3 est entièrement noire. L’écran éteint, il se distingue très légèrement du reste de la face avant du mobile. En haut, il y a un petit haut-parleur pour communiquer à côté duquel il y a le capteur de la caméra frontale. On note également la présence de deux capteurs de luminosité et de proximité.

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En-dessous de l’écran, il y a également une bande noire, aussi large que celle qui est située au-dessus de l’écran. Celle-ci contient un bouton sensitif qui permet de revenir au menu d’accueil du système d’exploitation. En maintenant le doigt dessus, on met le smartphone en veille. Le seul moyen pour en sortir est de presser le bouton marche/arrêt/veille qui est placé sur le profil haut du mobile. Un bon emplacement selon moi.

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Toujours sur le profil haut du mobile, il y a le connecteur audio/micro jack 3,5 mm. Le fait qu’il soit placé en haut du smartphone permet de le glisser dans une poche de jean, par exemple tout en laissant le câble dirigé vers le haut et ainsi ne pas perdre quelques centimètres pour aller jusqu’aux oreilles. C’est toujours ça de pris…

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Rien à signaler sur la tranche droite de l'appareil.

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Sur le profil gauche du MX3, il y a un double bouton pour gérer le volume audio. On distingue également un petit trou. Celui-ci permet, avec un petit adaptateur livré avec le smartphone, de pouvoir déverrouiller la coque arrière qui peut s’enlever. L’opération n’est pas aisée, du moins les premiers temps. Après on prend l’habitude et on arrive à ôter la coque en forçant un peu tout de même.

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Celle-ci est en plastique. Elle est blanche avec une finition brillante portant le logo de la marque. Malgré son aspect brillant, les traces de doigt sont relativement limitées. En outre, le toucher est plutôt agréable car très lisse. Attention par contre si vous le posez sur une surface qui n’accroche pas et qui est inclinée. Le smartphone glisse beaucoup. Pour autant, il ne fait pas trop savonnette entre les mains.

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Sous cette coque, il y a la batterie que l’on pense être amovible mais après quelques essais et la lecture de l’inscription : « Do not disassemble the battery » me fait dire qu’il ne faut pas chercher à l’enlever…

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Toujours au dos, on distingue le capteur de la caméra principale en position centrale, un minuscule trou pour la capture audio et un flash. Un haut-parleur est également présent, sous une grille. Notez que le haut-parleur est particulièrement petit et donc placé à l’arrière du mobile à la différence de ceux proposés sur le HTC One M8, par exemple qui lui arbore deux haut-parleurs de part et d’autre de l’écran et s’avère bien plus large. Avec le Meizu MX3, on peut penser qu'il offrira un rendu moyen.

Enfin, pour finir le tour du smartphone, notez la présence d’un port micro USB (à l’envers), sur le profil bas de l’appareil. Il y a également un trou pour le microphone pour les conversations. Les lignes du MX3 sont assez arrondies, les finitions sont convenables et la qualité de fabrication est au rendez-vous.

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Ergonomie

Le Meizu MX3 offre des dimensions de 139 x 71,9 x 9,1 mm pour un poids de 143 grammes. Il est fin, bien plus qu’un iPhone 3 ou 3GS mais aujourd’hui, il y a bien plus mince sur le marché. Le mobile offre une prise en mains plutôt agréable avec son revêtement lisse au dos. Il n’est pas trop grand pour un smartphone qui propose un écran de 5,1 pouces étant donné que les bordures de l'écran son plutôt fines.

Le placement des boutons est assez classique et le Meizu MX3 ne se démarque pas de la concurrence sur ce point. Le bouton marche/arrêt/veille est aisément accessible, en haut tandis que le double bouton pour gérer le volume est tout aussi ergonomique et qu’on peut l’actionner sans trop de difficulté qu'on soit droitier ou gaucher.

Le port audio jack est, selon moi, idéalement placé en haut. Le capteur de l’appareil photo numérique, bien qu’en position centrale, n’est finalement pas obstrué par l’un ou l’autre des doigts ce qui peut être le cas sur certains appareils qui proposent des caméras dans le coin.

Avec son large écran, le smartphone est finalement assez haut. Il faut faire « remonter le téléphone dans la main » pour « attraper » le bouton marche/arrêt puis pour utiliser la touche sensitive afin d’afficher le menu d’accueil du système d’exploitation. Cette opération ne peut pas être réalisée d’un seul tenant pour une main, disons de taille normale.

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L’écran

Le smartphone Meizu MX3 dispose d’un écran de 5,1 pouces utilisant la technologie IPS. Cela lui permet d’afficher de larges angles de vision. La définition est de 1800x1080 pixels soit quelques centaines de pixels de moins qu’une définition Full HD qui est de 1920x1080 pixels. Cela est du au format de l’écran qui est du 15/9 là où on a habituellement du 16/9. La résolution est de 415 ppi. Il en résulte un affichage net et plutôt précis. Les textes en profitent tout comme les images. C’est une bonne chose.

Par rapport au châssis du mobile, les bords gauche et droit de l’écran sont particulièrement fins. Ils ne le sont pas autant que ceux du LG G2, une référence dans ce domaine mais avec seulement 3 mm, on peut considérer qu’ils sont parmi les plus fins du marché. Les bords haut et bas proposent une taille raisonnable qui ne gâche pas l’aspect du mobile et lui confère une certaine homogénéité.

Les couleurs affichées par l’écran sont plutôt vives et peu saturées. Les blancs sont assez maculés tandis que les noirs, par contre, ne sont pas très profonds mais ça passe notamment lors du visionnage de vidéos. J’ai pu constater une légère fuite du rétro éclairage sur la partie basse de l’écran, en regard de la touche sensitive. Les autres bords sont heureusement épargnés.

Globalement, l’écran du MX3 est satisfaisant. Il offre une excellente lisibilité des textes et un bon rendu des images. Les films ne sont pas trop mal lotis non plus.

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Les fonctions

Comme je l’ai précisé dans l’introduction de ce test, le smartphone Meizu MX3 fonctionne sous Android dans sa version 4.2 Jelly Bean. Cependant, le constructeur a fait développer une interface graphique qui repense totalement le système de Google. Cette surcouche logicielle est baptisée Flyme. Meizu appelle même cela le "système d’exploitation" tellement Android est méconnaissable. Le MX3 embarque donc Flyme dans sa version 3.0.

Flyme 3.0 propose trois pages d’accueil voire plus si vous installez de nombreuses applications. Disons-le tout de suite, le système autorise un accès à la plateforme de téléchargement d’applications Google Play Store. Cependant, le constructeur propose également sa propre plateforme baptisée mStore.

Une légère pression sur la touche sensitive permet d’afficher la page principale tandis que les autres sont nommées A, B, etc. et s’organisent à gauche ou à droite de la principale. Il est possible d’intégrer des widgets sur l’une des pages d’accueil du smartphone. Le constructeur a souhaité proposer des transitions simples et intuitives ainsi qu’une interface épurée. C’est plutôt réussi.

Les icônes des applications préinstallées ont été revisitées et s’affichent de manière parfaitement nette. En plus de la barre de recherche de Google (Google Now), il y a 4 lignes et 4 colonnes d’applications par page par défaut. Si on installe d’autres applications, celles-ci viennent se placer en-dessous des autres et on se retrouve avec un ascenseur à devoir faire défiler vers le haut ou vers le bas. A cela s’ajoute trois applications (par défaut) : téléphone, navigateur Internet et SMS/MMS. Celles-ci sont toujours visibles quelle que soit la page principale parcourue. Notez qu’il est possible d’y placer jusqu’à 5 applications de votre choix. S’il est possible de déplacer les raccourcis vers les applications, on peut également créer des dossiers auxquels on peut attribuer des noms. Aux premiers abords, on cherche le raccourci pour afficher toutes les applications comme on peut le faire sous Android, sans succès.

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De la même manière, il peut être déroutant de n’avoir à disposition qu’une seule touche sensitive là où le système Android quelle que soit sa surcouche logicielle, propose les touches Retour, Options et/ou multitâches. Pas de panique cependant. En effet, en faisant glisser le doigt vers le centre de l’écran depuis le dessous de l’écran sauf au niveau de la touche sensitive, on fait apparaître une barre en bas de l’écran qui regroupe les applications en cours d’utilisation. Il est alors possible de faire glisser cette barre de gauche à droite ou inversement pour voir les autres applications en cours ou pour accéder aux paramètres ou pour ajuster la luminosité de l’écran.

En faisant le même geste mais, cette fois, depuis la touche sensitive, on revient en arrière.

Les applications préinstallées par défaut disposent d’une optimisation de leur affichage sur l’écran. Ainsi, par exemple, dans l’application Notes, la quasi-totalité de l’écran est occupée par l’application et un bandeau, en bas, permet d’afficher des options : Retour, partage, insertion d’image, prise de note vocale, etc.

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Comme sur un smartphone avec un Android « classique », le MX3 dispose bien d’une barre de notifications. Celle-ci propose l’affichage de la date, la possibilité de changer de mode de réseau de télécommunication (automatique, seulement 2G ou seulement 3G). On y trouve également six raccourcis vers certaines fonctions : Wi-Fi, connexion de données, Bluetooth, sourdine, rotation automatique de l’écran et affichage plein écran.

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Le mobile peut se mettre automatiquement en veille après un temps défini par l’utilisateur. Il est aussi possible de le verrouiller en maintenant 3 secondes la touche sensitive ou en exerçant une pression sur le bouton marche/arrêt. Pour le sortir de veille, il faut obligatoirement utiliser ce dernier puis faire glisser vers le haut l’image qui s’affiche ensuite. Il n’y a aucun raccourci d’applications disponibles alors. Cependant, en tapant deux fois sur la touche sensitive, il est possible de faire apparaître le lecteur de musique et d’en contrôler sommairement la lecture.

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Le menu Paramètres a lui aussi profité d’un développement particulier effectué par le constructeur. Il se présente de manière plus verticale qu’horizontale. Ainsi, les différentes catégories sont disponibles dans un bandeau sur la gauche de l’écran : "Personnalisé", Comptes, Commande APN, Réseaux mobiles, Wi-Fi, Bluetooth, Affichage, Son, Sécurité et localisation, Langue et heure, Accessibilité et A propos du téléphone. Notez tout de suite que certains intitulés sont coupés, certes avec trois petits points mais c’est toujours un peu gênant. Globalement, on arrive cependant à comprendre de quelle fonction il s’agit mais en tant qu’expert car les novices n’y perdront un peu.

Le menu Personnalisé permet de personnaliser l’aspect graphique du système Flyme 3.0 en choisissant l’un des thèmes proposés, un fond d’écran fixe ou animé.

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Le menu Comptes sert à renseigner les différents comptes que l’on peut posséder comme un compte Flyme, par exemple mais aussi Email, Exchange et Google. Le choix n’est pas très large. Pour les autres types de compte, il faut obligatoirement passer par les applications correspondantes (je pense à Facebook, Twitter, Dropbox et autres).

Le menu Commande APN permet d’activer la fonction de notification.

Dans le menu Réseaux mobile, il est possible d’activer ou de couper l’accès aux données mobiles, de définir un plafond d’utilisation pour éviter les mauvaises surprises, d’activer l’itinérance de données, de configurer un APN ainsi que rendre actif les réseaux NFC, point d’accès (pour le partage d’une connexion), VPN ou réseau PPPoE.

Le menu Wi-Fi sert à identifier les réseaux ad-hoc et infrastructure disponibles dans les environs. Il permet également de définir les paramètres d’un potentiel serveur proxy.

Le menu Bluetooth permet de rendre actif ce type de liaison sans fil et de rendre l’appareil détectable par d’autres.

C’est dans le menu Affichage que l’on règle le délai avant lequel l’appareil se met automatiquement en veille. On peut aussi y définir la taille de la police de caractère ainsi que l’affichage (ou non) du pourcentage de la batterie, en haut de l’écran, à côté de son icône. Il est aussi possible de régler le niveau de luminosité, de choisir une luminosité adaptée en fonction des conditions d’éclairage ambiant. Enfin, c’est aussi dans ce menu que l’on peut configurer l’affichage sans fil du contenu de l’écran sur un appareil compatible, via Wi-Fi.

Le menu Son sert à paramétrer les différents évènements du système (mode silencieux, mode vibreur, volume général, sonnerie, alerte SMS, notification email, notification d’un rendez-vous, pression d’une touche sur le clavier virtuel, au verrouillage de l’écran ou lors d’une prise de photo).

Le menu Sécurité et localisation permet de configurer un code de sécurité, de définir les services de localisation à activer et sert aussi pour autoriser l’installation d’applications de sources inconnues.

Le menu Langue et heure permet de définir la langue utilisée, la date et l’heure du système ainsi que de configurer le clavier. Ce dernier peut voir une mise en majuscule automatique, une écriture intuitive (et non prédictive) et une organisation des touches (en gros mode QWERTY ou AZERTY). La réactivité du clavier virtuel est plutôt satisfaisante. On arrive à taper des textes avec une bonne vélocité. Attention cependant, il semble qu’il y ait un léger bug au niveau du clavier en ce qui concerne la disposition des touches. En effet, le mode de saisie Anglais (QWERTY) est sélectionné par défaut et il n’est pas possible de ne pas le choisir. Pourquoi pas mais lors de la rédaction d’un email, c’est lui qui apparait en premier même si on a aussi sélectionné le mode de saisie français AZERTY. Il faut donc utiliser la touche correspondante pour changer la disposition du clavier.

Les applications préinstallées profitent d’une refonte totale au niveau graphique par rapport à celles qui sont installées sur les autres smartphones sous Android, interface Flyme oblige.

L’application Agenda peut s’afficher jour par jour, semaine par semaine ou par liste d’évènements à venir. L’interface est très épurée et parfaitement lisible. Pour ajouter un nouvel évènement, il faut taper sur les trois petits points dans le menu en bas de l’application. J’aurai préféré avoir un bouton directement dans l’interface pour pouvoir ajouter un rendez-vous plus rapidement. Un module de recherche est disponible ce qui est toujours une bonne chose.

L’application Réveil a aussi été retouchée graphiquement. Là encore on a droit à une interface épurée plutôt réussie. Il est possible d’afficher une alarme, plusieurs fuseaux horaires (pratique lorsqu’on voyage) mais aussi de lancer un chronomètre et une minuterie.

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Pour gérer ses courriers électroniques, il faut passer par l’application E-mail préinstallée sur le smartphone. Point de Gmail disponible. La présentation des messages est, encore une fois très claire et on n’est pas perdu. Après la synchronisation avec un compte Gmail, on retrouve tous les dossiers créés et globalement, l’interface se présente un peu de la même façon que l’application fournie par Google.

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L’application Calculatrice est pratique d’autant qu’elle peut être affichée en surimpression sur les pages d’accueil pour des raisons pratiques. Il y a des possibilités de calculs scientifiques.

Comme les autres applications préinstallées, l’application Musique profite d’une refonte totale de son interface. Sur un fond blanc, elle présente les différentes pistes enregistrées dans la mémoire du smartphone : toute la musique, dossier, ajouté récemment, récemment écouté. Il y a un module de recherche pour trouver une musique en particulier. C’est toujours pratique si on a une grande discothèque. Les touches de contrôle s’affichent en bas de l’écran dans un bandeau qui est tout juste assez haut. Il est possible de moduler le rendu audio grâce à un égaliseur. Celui-ci est uniquement disponible lorsque des écouteurs sont branchés. Idem pour la technologie d’amélioration audio baptisée Dirac HD Sound. Cette dernière fonction permet d’optimiser le son compressé sur les fichiers audio afin de proposer un son plus dynamique. Dans la réalité, le rendu est effectivement plus amplifié et on n’hésite donc pas à l’utiliser.

Le seul et unique haut-parleur offre un rendement plutôt correct. Le volume à fond, il ne crache pas. Le fond sonore ainsi que les vois restent parfaitement distincts et audibles. C’est une bonne chose. Par contre, les basses sont absentes. Le volume à son maximum peut suffire pour une écoute à proximité et il est assez puissant pour poser le smartphone à côté et profiter d’une bonne intelligibilité. Rappel : les touches de contrôle (retour en arrière, pause et piste suivante) sont disponibles depuis le menu de verrouillage du smartphone.

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L’application vidéo présente les médias très simplement : sous la forme de vignettes. Lors de la lecture d’une vidéo, il est possible de l’envoyer vers un appareil compatible DLNA, sans fil et de parcourir les autres éléments contenus dans la mémoire du smartphone. Le lecteur peut enchainer les vidéos, en lire une seule en boucle ou de manière cyclique. Les formats MP4, AVI ou MKV sont  bien supportés jusqu’à une définition Full HD 1080p. La lecture est parfaitement fluide et ne souffre d’aucune anicroche.

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L’application Galerie est aussi classique même si l’interface est globalement épurée. Par défaut, l’application propose les images contenues dans les principaux répertoires mais il est possible d’en ouvrir de nouveaux.

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L’application Magnétophone profite aussi d’une interface claire et d’options placées en bas de l’écran pour laisser suffisamment de place à la liste des enregistrements vocaux.

Le MX3 autorise la sauvegarde de notes. Elles peuvent être tapées à l’aide du clavier ou dictées à la voix. Un mode flottant est possible ce qui permet d’afficher l’application par-dessous toutes les autres.

Le gestionnaire de fichiers bénéficie d’une belle mise en page. Claire, elle permet de retrouver très rapidement des documents. En effet, ceux-ci sont identifiés par l’appareil et accessibles depuis l’un des menus à gauche de l’écran : réseau, mémoire générale, photos prises, téléchargements, musiques, images, vidéo et dossiers protégés par un mot de passe.

L’interface de l’application téléphone diffère de celle proposée par défaut sous Android. En effet, les menus sont disponibles dans le bandeau en bas de l’écran : répertoire, journal d’appel, clavier téléphonique puis nouveau contact, enregistrement de l’appel (une fonction qui peut s’avérer pratique) et enfin paramètres.

Lorsqu’on commence à entrer un numéro de téléphone, l’application ne propose aucun contact. C’est uniquement à la fin de la saisie que cela se produit. Dommage. Ceci dit, qui compose aujourd’hui un numéro de téléphone de l’un de ses contacts ? On va plutôt chercher le contact dans sa liste et on l’appelle ensuite directement plutôt que de composer son numéro de mémoire.

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Pour consulter Internet, le smartphone passe par un navigateur dont l’origine n’est pas connue. Il profite d’une refonte graphique affichant la barre d’adresses URL en haut tandis que les différentes options sont en bas : rechargement de la page, onglets ouverts, favoris. La lisibilité des textes est très bonne grâce à la définition offerte par l’écran. La fluidité est au rendez-vous sur la plupart des sites que j’ai l’habitude de consulter.

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Autonomie

Le smartphone Meizu MX3 dispose d’une batterie de 2400 mAh. Il a beaucoup de mal à tenir une journée complète s’il est assez largement sollicité. En effet, en prenant quelques photos, réalisant quelques vidéos, interrogeant la boîte de courriers électroniques régulièrement, en consultant quelques sites Internet et en écoutant un peu de musique, l’autonomie chute assez significativement. A la charge, le mobile chauffe très légèrement mais rien d’alarmant sur ce point. Après quelques minutes de jeu, il se montre un peu chaud.

Il n’y a pas de système de gestion spécifique de l’énergie ce qui manque cruellement. Après 17 heures de veille, le smartphone perd environ 22% de sa charge ce qui est assez important. Après 10 minutes de jeu à Ashalt 8, le mobile avait perdu 11% de sa charge… Concernant la recharge, après une heure, la batterie gagne environ 30%. Il faut donc un peu plus de 3 heures pour qu’il se recharge totalement.

Performances

Le MX3 est équipé d’un processeur Samsung Exynos 5410 associé à un circuit graphique PowerVR SGX 544MP et à 2 Go de mémoire vive. Le processeur peut atteindre une fréquence d’horloge de 1,6 GHz. Je l’ai soumis à plusieurs outils de mesure de performances dont Antutu où il obtient un score de 20291, soit mieux que pour le Samsung Galaxy Express 2 (19034) et que l’Alcatel Idol X (15431). L’application Quadrant Standard a aussi permis de mesurer ses performances brutes et il a obtenu un score de 6259 soit moins que sur le Samsung Galaxy Express 2 (7543) mais plus que l’Alcatel Idol X (5796). Enfin, sous Vellamo, il obtient un score plutôt honorable.

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Au-delà des performances brutes ainsi mesurées, j’ai trouvé que le smartphone réagissait plutôt de manière satisfaisante et ce malgré la surcouche logicielle appliquée à un Android nu. Les menus sont parcourus avec une bonne fluidité et les temps d’attente pour le lancement d’applications est quasi inexistant. Quelques petits loupés sont tout de même survenus lors de mon test sur le passage d’une application à une autre mais quelques secondes plus tard, tout était rentré dans l’ordre.

La consultation d’Internet est fluide tout comme l’expérience ludique dans la quasi-totalité des jeux auxquels j’ai pu jouer notamment ceux en 3D comme un Asphalt 8, par exemple, mais attention au niveau de la batterie qui semble baisser à vue d’œil… Autre petite difficulté : ne pas mettre la main devant le haut-parleur lorsqu’on tient le mobile en position paysage ce qui arrive régulièrement sur des jeux. L’emplacement n’est donc pas idéal.

Rendu photo et vidéo

L’interface de la caméra est tout aussi sobre que les autres applications. On a cependant droit à des options notamment en ce qui concerne les possibilités de réglages de l’obturation, ISO, balance des blancs, mode HDR actif, définition et taille de la vidéo.

Le capteur est un 8 mpx (technologie Sony). Il est associé à un flash. Il y a quelques possibilités d’activation de scènes : automatique, panoramique, macro, nuit, texte, embellissement du visage et éclairage. Il y a également quelques effets proposés nativement : soleil, accentué, jouet, etc. Sinon, notez qu’il est possible de modifier l’exposition, le mode HDR, de définir le lieu des prises de vue via le GPS, d’appliquer des filtres (effets) en temps réel pour voir immédiatement le rendu. Enfin, sachez aussi que Meizu propose une fonction qui permet de prendre une photo plus facilement qu’en utilisant le gros bouton virtuel dans l’interface de l’application. En effet, en cochant la case « Prise de vue de gestes » (au passage assez mal traduit), il est possible de déclencher la photo en passant  la main devant le capteur frontal de luminosité. Attention cependant à ne pas laisser cette fonction activée si le mobile n’est pas éteint sinon, vous risquez de vous retrouver avec un maximum de photos non désirée, le principe étant particulièrement efficace et sensible.

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Nous avons testé l’appareil photo numérique intégré sur le MX3. La vitesse de la mise au point est tout juste satisfaisante ne pouvant pas rivaliser avec les ténors du marché comme les Lumia de Nokia ou le HTC One M8, voire le Samsung Galaxy S5. Ceci dit, l’appareil produit une image plutôt nette que l’on soit éloigné ou très proche du sujet notamment en mode Macro. Les détails sont bien présents et la colorimétrie est passable.

En mode Automatique, l’appareil photo propose un rendu convenable. Il capte plutôt bien la lumière, même si, aussi bien en intérieur, qu’en extérieur, le mode HDR est plus propice aux prises de vue manquants de luminosité. Ce dernier est d’ailleurs plus efficace qu’en mode Nuit comme le montre les photos ci-dessous.

Concernant la partie vidéo, le MX3 peut capturer des séquences avec une définition maximale de 1920x1080 pixels à 36 images par seconde. Cette vitesse n’étant pas banale !... L’enregistrement de la vidéo débute dès le lancement de l’option Caméra. Le format est du .mp4 en 16/9. Les scènes filmées proposent des couleurs relativement fidèles. Malheureusement, de nombreuses saccades sont à déplorer. L’appareil ne disposant pas de stabilisateur fait qu’il faut être particulièrement stable au risque de voir l’image sauter. 

-- échantillon en cours d'upload --