Sur le papier, le One X semble être une petite bombe, qu’en est-il réellement ?

 

Test vidéo du HTC One X

Test vidéo en deux versions, une longue d’1h30 et une « express » de 20 minutes. Pour la vidéo longue, nous incluons un sommaire interactif pour faciliter la navigation, cliquez sur le thème de votre choix au début, vous pouvez revenir au sommaire en cliquant en haut à droite. Bonne lecture !

Test filmé avec un caméscope Samsung HMX-S15.

 

Version longue :

Image de prévisualisation YouTube

 

Version express : 

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Spécifications

HTC One X

Système d’exploitation Android 4.0 avec surcouche HTC Sense 4
Taille écran 4.7″ 720×1280 Super IPS LCD2 capacitif multitouch
Connectivité

3G HSDPA GSM quadribande (note : utilise une micro SIM)

Mémoire 32Go de mémoire interne, pas de slot micro SD
RAM 1Go
Processeur Quad-Core 1.5GHz, chipset Nvidia Tegra 3
Appareil photo 8 mégapixels, autofocus, flash LED, caméra frontale 1.3 mégapixels
GPS ? Oui, A-GPS
WiFi ? Oui, a/b/g/n
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 4.0 A2DP
Connectique micro USB, jack 3.5mm
Poids 130g
Dimensions 134.4 x 69.9 x 8.9 mm
Autonomie annoncée Batterie 1800mAh, pas de chiffres officiels publiés
Prix A partir de 49.90€ avec forfait, env. 549€ seul
Disponibilité Avril 2012

 

Déballage, contenu de la boite

A l’occasion de notre test, nous n’avons pas eu de boite commerciale sous la main. Voici toutefois son contenu (dans un contenant très sympa, petit et arrondi) : l’appareil (batterie incluse, non amovible), un câble USB / micro USB, le bloc chargeur, une notice, l’outil qui permet de faciliter l’insertion de la micro SIM (à la manière de l’iPhone) et des écouteurs classiques à câble plat. 

 

Prise en main, design, ergonomie

Avec HTC, nous avions pris l’habitude de trouver un nombre important de produits dans sa gamme et tous avec des designs très similaires. Pour 2012, la logique est différente : moins de terminaux et un design plus travaillé, sans pour autant sortir du « style » HTC.

Le One X reprend ainsi certains éléments que nous trouvions déjà chez le constructeur, des angles arrondis, une longue sortie audio sur le haut et des touches sensibles aux icônes connues, mais avec, cette fois, une attention portée aux détails bien plus importante.

Nous reprochions parfois à HTC de nous proposer des finitions moyennes, très « plastique qui craque » sur certains terminaux, et bien ici c’est tout le contraire. Le One X est fin tout en étant robuste et cela se ressent dès la première prise en main.

 

Au dessus de l’écran 4.7″, la sortie audio longue, typique HTC, et la caméra frontale 1.3 mégapixels. Les éléments sont « posés » dans une zone assez fine, tout est très bien réalisé et l’espace est optimisé. Les capteurs sont, eux, à gauche du logo cachés derrière l’écran sur fond noir. On voit clairement ici le contour (entre le verre et le plastique), une ligne noire avec un léger relief, qui ressort un peu aux angles mais se fait discret sur les tranches afin de ne pas gêner le doigt quand vous réalisés des défilements latéraux « amples ».

 

Sous l’écran vous trouverez trois touches sensibles : Retour, Accueil et Multitâche. C’est quelque chose de nouveau pour HTC, qui affiche d’habitude 4 touches (dont Menu et Recherche). La touche multitâche remplace celle dédiée au menu (options) pour une raison simple : à terme, celle-ci est sensée être intégrée dans les applications. Un problème toutefois, il existe encore un paquet d’apps qui ne disposent pas de ce bouton d’options (il s’agit d’une recommandation par Google qui est encore récente). Pour compenser cela, HTC affiche dans les apps où cela est nécessaire une barre supplémentaire avec trois points alignés. C’est une solution de transition qui n’est pas forcément très pratique (prend de la place), on peut également se demander pourquoi HTC a choisi de ne pas intégrer ces touches de façon tactile, comme sur le Galaxy Nexus par exemple (où la touche menu s’ajoute au besoin).

 

Tranche gauche, le port micro USB. On voit clairement ici que le One X est légèrement incurvé. En fait il s’agit juste de la coque, qui l’est un peu, le verre de l’écran est droit.

 

Côté droit, un long bouton de volume, pratique et bien placé.

 

Sur le haut, un bouton on/off verrouiller/déverrouiller, un micro secondaire, le jack 3.5mm et, plus en retrait, le cache pour la micro SIM. Celui-ci s’ouvre à la manière du tiroir SIM de l’iPhone, en insérant une « tige » dans le trou juste à droite. Un outil permettant de faciliter la manipulation est inclus dans la boite mais vous pouvez utiliser n’importe quel élément suffisamment fin (genre un trombone). Notez qu’en procédant doucement avec l’ongle, vous pouvez aussi ouvrir le tiroir.

 

Sous le One X se trouve le micro principal.

 

La coque arrière du One X est en plastique dur avec un revêtement (traitement) mat qui offre une sensation agréable au toucher. Les coins sont arrondis mais la coque en tant que telle (si on peut appeler cela « coque », il s’agit d’un corps  en une pièce) est plate. 

 

En haut on trouve l’optique 8 mégapixels avec son flash LED sur le côté. Notez que le bloc d’appareil photo est en relief de façon assez conséquente, comme on pouvait le trouver sur un Desire HD par exemple. Vous pouvez vous rendre compte de cela sur les photos ci-dessus (haut de l’appareil, côté). Je ne l’ai pas constaté ni expérimenté lors de mes tests, mais je soupçonne cette implémentation de faciliter les frottements (c’est sûr) et donc d’occasionner des rayures au niveau de l’élément de l’appareil photo. Néanmoins, quand vous posez le terminal sur le dos sur une surface plane c’est plutôt le contour bas du bloc d’APN qui touche et non pas la zone en verre devant l’optique, vous ne devriez donc pas constater des soucis sur vos clichés à terme.

 

Sur le bas, vous trouverez le haut parleur, le logo Beats Audio, quelques inscriptions et 5 connecteurs afin de déposer le One X dans un dock. Ce dock, similaire à celui du Rhyme, n’est pas proposé avec le terminal, il faudra l’acheter à part, pour 60€ (voir ici).

 

Globalement la prise en main est excellente sur ce One X, malgré le fait qu’il possède un grand écran 4.7″. Au final, le terminal est à peine plus large qu’un Galaxy Nexus et s’agrippe bien. La finesse de l’appareil ainsi que la qualité des matériaux utilisés y sont pour beaucoup et contribuent à renforcer cette agréable sensation lorsqu’on saisit pour la première fois le One X. Notez que comme pour tous les terminaux de ce gabarit, les personnes avec des paluches plus petites auront un peu de mal à manipuler l’appareil à une main.

 

 

L’écran

Côté affichage HTC a opté pour un écran 4.7″ 720×1280 Super LCD2. Celui-ci est largement supérieur au S-LCD premier du nom, avec des noirs plus profonds et des couleurs plus vives. Cependant, j’ai trouvé que l’écran du One X offrait des noirs moins intenses qu’un Super AMOLED Plus. Cela étant dit, les couleurs sont vives, la définition excellente et la déformation de l’image lorsqu’on incline l’écran est minime. 

A l’extérieur, l’écran s’en sort très correctement, de la même façon qu’un terminal Super AMOLED Plus. 

 

Accueil, widgets

Le One X tourne sous Android Ice Cream Sandwich avec HTC Sense en version 4.0. Pour rappel, Sense est le nom de la surcouche utilisée par HTC, qui a pris l’habitude de personnaliser de façon poussée la base Android proposée par Google.

Autant ne pas passer par quatre chemins, Sense dans cette dernière version est d’après moi l’édition la plus réussie. Le design général de l’interface est plus travaillé, fait moins grossier et les fonctionnalités apportées par le constructeur sont nombreuses.

Sur la page d’accueil, nous avons droit à quelque chose de classique : 7 pages personnalisables avec des widgets, raccourcis divers et dossiers. Les transitions entre les pages sont fluides et les widgets proposés par HTC sont nombreux (en complément de ceux initialement installés dans Android ICS). Vous trouverez des widgets horloge, météo, actualité, e-mail, calendrier, musique, réseaux sociaux (Friend Stream), … et, comme tous les terminaux Android, il est possible d’en télécharger d’autres.

Certains widgets peuvent être re-dimensionnés, le contenu s’adapte en fonction de la taille choisie. Une tendance supportée par la majorité des constructeurs de terminaux sous Android. 

 

HTC a complètement personnalisé le module de choix de widget et de raccourcis. Un appui prolongé sur l’accueil permet d’afficher cette interface (voir ci-dessous), vous pouvez naviguer de façon aisée entre les différents contenus et déposer facilement un élément sur la page de votre choix. Le constructeur a également ajouté une option de Recherche, excellente idée.

 

Bien sûr, vous retrouvez le tiroir des notifications classique Android, ici dans une version peu modifiée par HTC. Pas de contrôles rapides pour les paramètres, mais vous pouvez gérer cela via un widget.

 

La personnalisation, au cœur de Sense

Comme d’habitude avec HTC, vous pouvez personnaliser l’interface (au delà des widgets et raccourcis) à proprement parler avec des thèmes et skins. Les thèmes sont des agencements (widgets, raccourcis…) pré-enregistrés pour vos pages d’accueil, cela permet d’avoir rapidement un terminal organisé selon différents besoins (perso/social, bureau, etc). Les skins modifient l’interface graphique, avec un dock qui change et différentes couleurs qui peuvent varier. Dans le passé, HTC proposait des options plus radicales, avec des skins parfois très originales, dans la version 4.0 de Sense c’est plus soft.

Vous pouvez également changer le fond d’écran et surtout définir le type de l’écran verrouillé. Chez HTC, la personnalisation va jusqu’à l’écran de déverrouillage. Celui-ci devient réellement pratique et visuel avec des accès rapides à certaines apps (comme l’appareil photo, par exemple) ou l’affichage de façon animée des photos de vos galeries. Les possibilités sont nombreuses ici, et nous aimons cela !

 

Menu principal

L’accès au menu principal se fait via le dock en page d’accueil, celui-ci est classique HTC avec quelques ajouts depuis ICS. On y trouve ainsi l’icône « Play Store » en haut à droite, installée de façon permanente. Ce menu est organisé en trois onglets : Tous, Fréquent et Téléchargements. Le premier référence toutes les apps installées sur votre terminal, que vous pouvez trier par ordre alphabétique ou par date. Le second liste les apps que vous utilisez régulièrement et le dernier celles que vous avez téléchargé (en clair : tout sauf les apps natives Android/HTC). Vous pouvez modifier l’emplacement des onglets en bas (l’ordre de gauche à droite) et gérer vos apps depuis le menu en haut à droite. Il n’y a pas d’option permettant la création de dossiers pour « ranger » vos apps, toutefois le résultat final est meilleur que sur un Galaxy Nexus où les options de tri/rangement sont simplement inexistantes. 

 

Multitâche

HTC va au fond de la personnalisation et a également modifié l’interface de gestion des applications lancées, qu’on affiche en touchant l’icône « Multitâche », présente de façon permanente sous l’écran (à droite). Celle-ci reprend l’idée d’ICS, avec les vignettes qui défilent mais ici de façon latérale. Les aperçus sont plus grands et vous pouvez toujours « fermer l’app » d’un mouvement du doigt (glisser de bas en haut), mais au final ce système offre une moins bonne visibilité sur les apps ouvertes car il faut nécessairement défiler sur les côtés afin de clairement voir les autres aperçus. Je préfère le système sur le Galaxy Nexus avec des vignettes plus petites, mais ce n’est pas en soi un gros problème.

 

Fonctions téléphoniques, contacts

Du côté des fonctions téléphoniques, HTC propose une interface réussie avec un écran partagé. En bas vous avez le pavé numérique qui permet de composer son numéro, au dessus s’affichent en temps réel les propositions de contacts en rapport avec ce que vous tapez. Vous pouvez également effectuer une recherche vocale mais le système n’est pas franchement pratique.

D’autre part, une option « Numérotation rapide » existe et permet d’assigner un appui prolongé sur un chiffre  à un contact. Pour accéder rapidement à un contact, vous pouvez aussi déposer un raccourci vers un contact sur votre page d’accueil, c’est d’ailleurs le plus pratique.

Rien à signaler durant les appels, nous avons testé avec deux opérateurs et le réception est toujours bonne. La qualité du son (voix) est également plus que correcte à la fois en émission et en réception. Pour rappel, le One X fonctionne avec une micro SIM.

 

Au niveau des contacts le One X s’en sort bien, comme d’ailleurs la majorité des terminaux HTC depuis un bon bout de temps. Pourquoi ? Le constructeur intègre dans Sense des options de liaison avec d’autres comptes (Facebook, Twitter, etc) qui fonctionnent très bien. Une fois vos correspondants ajoutés (ou importés), vous aurez des « suggestions de lien de contact » (en haut de l’écran, voir ci-dessous). Cela permet, au final, d’avoir des fiches complètes pour chaque personne, avec un maximum d’informations ainsi qu’un accès aux galeries photo de votre contact (si vous le liez à Facebook, par exemple). Ce n’est pas tout, la fiche du contact propose également un résumé de vos activités récentes avec la personne (messages, e-mails, appels…) et liste ses dernières mises à jour publiées sur les réseaux sociaux.

HTC n’est pas le seul constructeur à proposer des fonctionnalités de ce type dans les contacts, mais c’est, d’après moi, un de ceux qui s’en sortent le mieux.

note : « enf disparus », etc, sont des entrées ajoutées par Free Mobile (SIM Free ici)

 

Messages, saisie de texte

C’est devenu un grand classique sur nos smartphones, les messages (SMS et MMS) sont organisés par conversations triés par contacts. Les discussions sont consultables simplement avec des bulles à la suite. Vous pouvez ajouter une PJ pour transformer votre SMS en MMS. L’interface est plutôt réussie.

Niveau saisie de texte, HTC vous propose par défaut un clavier plus que correct, réactif à l’utilisation et qui propose des corrections automatiques au besoin. Vous pouvez également activer un mode à la Swype qui permet de créer des mots en traçant des lignes entre les lettres. Petit problème toutefois, certains signes ne « passent pas », par exemple il m’a été impossible de faire un « ç », malgré le fait qu’il était proposé par le système. Étrange, mais cela pourra être corrigé via une mise à jour.

Comme d’habitude pour Android, si vous n’appréciez pas ce clavier par défaut, vous pourrez le changer sans soucis.

 

Navigation web

La navigation web sur le One X est une très bonne expérience. J’ai, au final, assez peu de reproches à faire au One X en ce qui concerne le web. On retrouve la fluidité du dernier navigateur sous ICS et l’apport de puissance du quad core. Bien sûr, vous sentez une différence (légère ici) de fluidité entre un site lourd et un site plus light mais en définitive on se retrouve avec une très bonne qualité de surf dans les deux cas.

Vous pouvez gérer les différents onglets ouverts, l’activation ou non du Flash, copier du texte du web…tout est très complet. Comme sur tous les terminaux HTC sous Android récents, quand vous zoomez le texte se remet en forme afin de vous offrir en permanence une vision complète sur l’article en cours de lecture. Cela fonctionne très bien, par contre lors de la « remise en forme » du texte, il y a une sorte de flash à l’écran (blanc) qui devient rapidement agaçant. 

Notez que comme le One X fonctionne sous ICS, vous pouvez également installer Google Chrome beta pour Android, qui est également très intéressant.

 

L’appareil photo, capture vidéo

HTC soigne presque toujours ses appareils photos, et confirme cela en 2012 avec son One X. Pour commencer, l’interface est bien conçue et propose de nombreuses fonctionnalités. Vous pouvez ajouter de nombreux effets (voir galerie plus bas) en sélectionnant le rond bleu en haut à droite de l’écran. Pour la gestion du flash, c’est en haut à gauche (accès rapide, pratique), le zoom se déclenche au doigt à l’écran (les boutons de volume ne gèrent pas le zoom, dommage) et certains mode de capture sont accessibles rapidement, en bas à gauche. 

Le constructeur intègre dans une seule et même interface les options de capture photo et vidéo, c’est un peu déroutant au début car ce n’est pas habituel, mais au final c’est bien plus pratique car vous n’avez pas besoin de basculer d’un mode à un autre. Appuyez sur le bouton avec l’obturateur pour prendre une photo, sur l’icône vidéo pour entamer la capture d’une vidéo. Ceci est également valable dans les paramètres, où vous trouverez à la fois la gestion de la résolution photo et vidéo (notamment).

Note : concernant la qualité photo, le sujet est abordé plus bas.

Les effets en action

 

Quand vous prenez une photo, le focus se fait soit automatiquement, soit au doigt ou encore lorsque vous pressez le « bouton » de capture. Ci-dessous un aperçu des paramètres, les options sont nombreuses et la navigation se fait aisément. 

Astuce : restez appuyé sur le bouton d’appareil photo pour prendre plusieurs clichés à la suite.

Aperçu des paramètres, mélange photo et vidéo

 

Fonctionnalité intéressante : il est possible de capturer une photo tout en filmant. Lorsque vous lancez l’enregistrement d’une vidéo, le bouton « photo » reste affiché, la prise de photo en filmant n’a pas d’impact sur la fluidité de la vidéo.

 

Dans les « thèmes » (modes de scène), vous trouverez une option Vidéo au ralenti (intéressant, mais la résolution est trop altérée), un mode auto, HDR, panoramique, macro, portrait, etc.

Un point très positif dans toute l’interface, les options sont accessibles rapidement, en quelques pressions.

 

Galerie des effets de l’appareil photo

Voici une galerie complète des effets proposés sur le One X lorsque vous prenez une photo, certains effets peuvent être ajustés, d’autres non. Le résultat est plutôt bon.

 

Galerie multimédia

HTC est un des seuls constructeurs à personnaliser la galerie multimédia dans Android. Le rendu est plutôt bon, dans tous les cas meilleur que dans les précédentes versions de Sense. Les fichiers sont triés par Albums et vous retrouvez facilement toutes les photos et vidéos réalisées avec l’appareil photo. 

Astuce intéressante, vous pouvez à tout moment envoyer un élément via DLNA (sur votre téléviseur compatible, par exemple) en faisant glisser 3 doigts du bas vers le haut sur l’écran. Une fonctionnalité un peu « cachée », mais pratique si vous utilisez le DLNA chez vous.

 

Quand une photo est ouverte, vous pouvez la partager (fonction classique Android), la supprimer, la modifier (rogner, effets divers dont certains reprennent ceux de l’appareil photo) et accéder à d’autres options, dont l’impression sans fil directement depuis son mobile. 

 

E-mail

Comme souvent sous Android, vous avez deux possibilités pour l’e-mail, utiliser le client Gmail (ici en version ICS, très réussi) ou le client proposé par le constructeur. Ce dernier est plutôt bon, il permet de configurer plusieurs comptes et d’afficher vos mails dans une seule et même interface. Pour le reste, tout est très classique (fonctionnalités habituelles d’un client e-mail), j’ai tout de même une préférence pour le client Gmail (si vous êtes vous Google pour vos mails) car l’interface est plus à mon goût, mais c’est réellement une question de préférence.

 

Tegra 3

Le One X est équipé d’un chipset Tegra 3 par Nvidia. Il s’agit du premier SoC (System-on-chip, l’équivalent d’une carte mère avec tous les composants pour un ordinateur) quad core avec un cinquième cœur pour traiter les tâches nécessitant peu de puissance afin d’optimiser l’autonomie. En clair : lorsque vous avez besoin d’un maximum de puissance, les 4 cores sont utilisés, quand vous êtes en veille (ou autres tâches similaires), le One X bascule automatiquement sur le 5e core.

Cette technique permet à la fois d’avoir un terminal puissant et une autonomie préservée, mais dans l’état, il reste quelques bugs au niveau du firmware qui causent une mauvaise gestion du Tegra 3 et notamment des ces 4+1 cœurs, sachez toutefois que des mises à jour seront/sont déployées afin de régler cela (c’était déjà un peu le cas lors de notre test).

Pour utiliser au mieux le potentiel du Tegra 3, Nvidia propose une application baptisée Tegra Zone (à télécharger ici) qui référence tous les jeux optimisés pour la puce quad core. Vous trouverez des titres intéressants qui vous démontreront le potentiel du terminal. Nvidia propose d’ailleurs une sorte de mini jeu (capture ci-dessous) qui montre grossièrement les capacités de Tegra 3, le résultat est très sympathique (lumières dynamiques, moteur physique 3D puissant).

Le catalogue de la Tegra Zone n’est pas spécialement fourni, mais ce n’est pas un problème. Vous pourrez bien entendu faire fonctionner sans soucis les autres jeux disponibles sur le Play Store, du casual game comme Angry Birds, Fruit Ninja, Cut the Rope, Doodle Jump, au jeux plus gourmands (Asphalt, etc). Sachez toutefois que pas mal de gros titres en 3D ont été optimisés en parallèle pour Tegra 3, je pense notamment à Shadowgun ou GTA3.

 

Côté benchmarks, c’est sans surprise, le One X est très bien placé et c’est tout à fait normal. Pour le moment, en puissance brute, le One X est au top. Il faudra ensuite réaliser des tests similaires avec le prochain Galaxy (SGS3 à priori) et les autres terminaux quad core, notamment chez Huawei.

 

Mais aussi…

Bien sûr vous avez encore d’autres fonctionnalités intéressantes sur le One X, si vous voulez avoir un aperçu plus complet n’hésitez pas à regarder le test vidéo long (utilisez le sommaire interactif, il est là pour ça !). Je pense notamment à toute la partie musicale qui n’est pas traitée dans la version écrite du test. 

Dropbox : il s’agit d’un élément intéressant surtout sur un marché où des solutions de ce type tombent presque tous les jours en ce moment (Google Drive, S-Cloud, LG Cloud…). Dropbox et HTC ont mis en place un partenariat qui vous permettra d’obtenir 25Go de stockage dans le cloud simplement en accédant à votre compte Dropbox depuis un terminal HTC. Pratique ! 

  

Qualité photo et vidéo

Côté qualité photo, le résultat est généralement bon. La mise au point se fait généralement rapidement et en mode macro le résultat est plus que correct. Oubliez l’utilisation du zoom à un niveau trop élevé (classique dans le mobile, à part pour certaines exceptions), le rendu est trop pixelisé. Après différents comparatifs, nous avons également remarqué que les couleurs proposées par le One X étaient parfois un peu fausses, soit trop saturées, soit avec une teinte (rose ou bleutée). Rien de dramatique, d’autant plus que c’est un reproche que l’on peut faire à de nombreux terminaux, comme l’iPhone 4S, mais c’est à prendre en compte.

Vous trouverez un comparatif photo avec le N8 ici et avec l’iPhone 4S ici.

 

 

En vidéo le rendu est également réussi, j’ai toutefois constaté quelques difficultés à faire l’autofocus parfois (mais vous pouvez le « forcer » avec le doigt).

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

 

Conclusion

Le One X marque le renouveau de HTC avec une gamme plus claire, des designs et finitions plus travaillées et une nouvelle version réussie de Sense, la couche logicielle du constructeur. Avec le One X, c’est l’argument puissance qui est mis en avant, mais pas uniquement. En effet, le One X sera également un excellent compagnon pour vos créations multimédia (photos, vidéos, avec des options pour éditer, ajouter des effets…), vos activités professionnelles, ou en tant que téléphone (tout simplement) au quotidien.

Au final, et après l’avoir longuement testé, nous avons sorti deux points négatifs principaux : l’autonomie et la taille de l’appareil. Côté autonomie, HTC travaille sur le sujet et a déjà poussé une mise à jour qui doit améliorer la durée de vie de votre One X, l’optimisation logicielle jouant un rôle crucial dans la bonne gestion du Tegra 3 4+1 cores. Pour la taille, tout dépend de vous, si vous avez besoin d’utiliser l’appareil à une main, cela risque d’être compliqué. De même si vous avez des mains de « petite » taille, vous aurez du mal à utiliser correctement le One X, à part en le manipulant à deux mains bien entendu.

Autre point négatif mais qui reste quelque chose d’assez récurrent sur un nouvel appareil, il reste quelques bugs gênants. Sur l’appareil que j’ai testé, je n’ai pas eu de soucis, mais de nombreux utilisateurs ont signalé des problèmes au niveau de l’écran qui parfois scintille (lié aux drivers vidéo, il me semble) ou encore les animations des fonds d’écran animés qui se mettent en « pause » quand vous changez d’écran sur l’accueil. C’est à prendre en compte mais tout ceci peut être corrigé via des updates, donc rien de bien inquiétant à priori.

Mais ces points sombres ne suffisent pas, d’après moi, à ternir notre verdict final sur ce One X. Il s’agit, pour le moment du smartphone Android de l’année (en attendant le flagship de Samsung), qui offre une excellente expérience sur tous les fronts : téléphonie, messagerie, mails, web, musique, photo, vidéo et bien sûr, jeu. L’année commence bien pour HTC !

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • Bel et grand écran
  • Design travaillé, finitions excellentes
  • Dernière version d’Android, nouvelle version de la surcouche, meilleure que les précédentes
  • Bon appareil photo même si les couleurs sont parfois faussées, belle qualité vidéo
  • Tegra 3 Quad Core, un maximum de puissance dans le capot
  • Autonomie moyenne [une mise à jour a été effectuée depuis qui corrige au moins en partie ce problème]
  • Un peu grand pour certaines personnes
 
★★★★½

 

Toutes les photos du test (dont les visuels entiers, non rognés)