Le One S est-il aussi bon que le One X ? Réponse dans ce test.

 

 

Test vidéo du HTC One S

Test vidéo en deux versions, une longue et une courte (express). La version longue, d’environ 50 minutes, possède un sommaire interactif qui vous permettra de naviguer facilement entre les différentes parties du test. Notre conseil si vous n’avez pas beaucoup de temps : commencez par la version express puis, si vous souhaitez aller plus loin, visionnez le test long.

Test filmé avec un caméscope Samsung HMX-S15.

 

Test long :

Image de prévisualisation YouTube

 

Test express (court) :

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Spécifications

HTC One S

Système d’exploitation Android 4.0 avec surcouche HTC Sense 4
Taille écran 4.3″ 540×960 Super AMOLED capacitif multitouch
Connectivité

3G HSDPA GSM tribande

Mémoire 16Go de mémoire interne, pas de slot micro SD
RAM 1Go
Processeur Dual-Core 1.5GHz
Appareil photo 8 mégapixels, autofocus, flash LED, caméra frontale VGA
GPS ? Oui, A-GPS
WiFi ? Oui, b/g/n
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 4.0 A2DP
Connectique micro USB, jack 3.5mm
Poids 119.5g
Dimensions 130.9 x 65 x 7.8 mm
Autonomie Comptez presque deux jours en utilisation « normale », une journée pour un usage plus intensif
Prix A partir de 39.90€ avec forfait, env. 449€ seul
Disponibilité Avril 2012

 

Design, tour de l’appareil

Dans la boite du One S, vous trouverez l’appareil, des écouteurs basiques, un câbles USB / micro USB et un élément chargeur mural (dans lequel vous insérez le câble USB). La batterie 1650mAh n’est pas amovible. Nous n’avions pas la boîte commerciale pour la prendre en photo mais celle-ci est petite et aux bords arrondis, sympathique.

 

Le One S reprend le design du One X dans une version plus compacte. On retrouve l’esprit HTC avec l’affinage constaté sur le One X. L’écran occupe une bonne place, avec des bordures très fines latéralement et des espaces haut et bas également de petite taille. 

Cet appareil est un bel objet, de qualité et on le sent quand on le prend en main. Cela est dû à sa finesse, robustesse apparente (unibody) et à sa coque arrière. Nous en reparlerons plus bas.

 

Au dessous de l’écran 4.3″ on trouve la caméra frontale VGA et la sortie audio, qui occupe plus de la moitié de la largeur. Le logo HTC est présent en blanc entre le haut de l’écran et la bordure. Au final, la taille de l’écart entre l’écran et le haut de l’appareil est dans la moyenne mais le constructeur a prolongé la plaque de verre bien plus haut, ce qui permet de donner l’illusion que l’écran est plus grand lorsque le terminal est éteint. 

Comme sur le One X, HTC a inséré une petite « bande » avec léger relief entre la plaque de verre et le coque unibody, le rendu est bon.

 

Malgré la présence d’ICS, HTC a choisi de proposer des touches sensibles, Retour, Accueil et Multi-tâche. Pour accéder au Menu dans certaines applications, il faudra utiliser le bouton tactile inséré à l’écran par le constructeur (comme pour le One X).

 

Sur le haut : bouton on/off verrouiller/déverrouiller (pas toujours facile à « attraper », mais on s’habitue), le jack 3.5mm, un second micro et une fente qui permet d’ouvrir l’élément du haut avec accès à la micro SIM.

 

Côté gauche, le port micro USB positionné en haut. 

 

A droite, le bouton de volume, plutôt long.

 

Sous le One S, rien à signaler à part le micro.

 

La coque arrière du One S est très spéciale. Son aspect « céramique » apporte une sensation en main très bonne tout en offrant d’excellentes finitions. Nous abordons le sujet du traitement de la coque dans la suite.

L’arrière du One S reste assez classique pour un terminal HTC, deux zones aux extrémités, l’optique au centre avec un relief (ici le contour rouge est très réussi, en bleu sur l’édition grise) et le flash LED sur le côté. On le voit bien ici, le dos est plutôt plat mais les angles sont arrondis.

 

Sur le haut, l’optique 8 mégapixels avec son contour rouge, le flash LED. L’élément amovible semble bien s’insérer, il n’y a pas de problème majeur de finition ici, même si l’écart est clairement visible.

 

En bas, le haut parleur et le logo Beats Audio.

 

Ergonomie, prise en main

La sensation en main offerte par le One S est excellente. Différentes raisons expliquent cela : sa finesse, taille d’écran et les matériaux utilisés. Le One S est fin, 7.8mm, mais quand un appareil est à la fois fin est léger, parfois le résultat n’est pas bon, un peu cheap. Je pense notamment au Arc et Arc S de Sony Ericsson, qui est tout en plastique et qui, malgré sa finesse, n’arrive pas à donner une réelle sensation de qualité.

Ici, le terminal possède un design unibody qui ne craque pas, affiche un poids correct d’un peu moins de 120g et repose sur une base en métal avec un traitement particulier, céramique (voir plus bas) qui lui donne un aspect mat très agréable au toucher. La taille de l’écran, 4.3″, couplé à un design bien pensé, permet de bien agripper l’appareil, qui n’est pas très large. C’est sensation générale de qualité se ressent dès la première prise en main, c’est flagrant et cela représente, selon moi, un grand point positif pour le One S.

Côté ergonomie, il n’y a pas grand chose à signaler. Outre le fait que HTC ne propose pas de touche dédiée pour l’appareil photo, le reste est classique.

 

Cé-ra-mique

Il s’agit d’un point qui a pas mal été mis en avant lors du lancement du terminal : son corps unibody et son traitement dit « céramique ». En réalité il s’agit d’aluminium passé dans 10 000 volts, ce qui lui donne cet aspect. Ce traitement rendrait le métal jusqu’à 5 fois plus solide. Il s’agirait d’une processus utilisé par la NASA pour ses satellites. Bon, et à l’utilisation ? Et bien pour commencer le rendu en main est franchement bon, le côté mat est sympathique permet une bonne prise. Esthétiquement, c’est subjectif, mais je trouve que c’est également réussi. Ensuite, ce traitement permet d’éviter au maximum les traces dues à un frottement, par exemple. Si vous grattez avec l’ongle et laissez une trace, il suffit de frotter avec le doigt pour effacer la marque. Un choc plus violent devrait également être « géré » par cette coque, nous n’avons pas vraiment pu tester ce point. Plus d’infos sur le traitement ici.

Petit bémol, des utilisateurs ont constaté quelques soucis d’usure au niveau de la peinture aux extrémités, mais le problème semble avoir été bien géré par HTC qui propose, en cas de pépin, de simplement l’envoyer en réparation, normalement sans frais (ça reste à confirmer). Voir plus d’infos ici.

 

L’écran Super AMOLED

HTC a doté son One S d’un écran Super AMOLED, une technologie qu’on a plutôt l’habitude de voir chez Samsung voir Motorola. Le rendu est plus que bon, les noirs sont profonds et les blancs ressortent bien. Les angles de vue sont également excellents (voir seconde photo). Au final j’ai trouvé que l’écran du S et du X se valaient largement, malgré l’utilisation de deux technologies différentes.

 

Et niveau taille ?

Cette photo permet de se rendre compte de la taille du terminal, exactement entre un Galaxy Nexus et un iPhone 4/4S. C’est l’avantage du 4.3″ aujourd’hui, le juste milieu entre : « je souhaite de la place sur mon écran de smartphone » et « je ne souhaite pas un appareil trop grand ». Bien sûr, ici, tout dépend de vos préférences, mais le One S possède un form factor qui peut convenir à la majorité des utilisateurs.

 

Sense 4.0, benchmark (Quadrant Standard)

Comme pour la majorité de nos tests, vous trouverez toutes les informations concernant la partie logicielle dans notre test vidéo complet dans lequel nous explorons la plupart des fonctionnalités proposées par le One S. D’après nous, Sense 4.0 est la meilleure version de la surcouche jamais proposée par le constructeur. Il reste, certes, des éléments à affiner et des fonctionnalités à ajouter mais cette surcouche HTC est clairement une référence en la matière.

Côté benchmark, nous avons eu une bonne surprise avec un score moyen plus élevé que celui du One X. Il faut prendre en compte le fait que ces benchs ne calculent que la puissance brute et ne sont pas nécessairement relatifs de l’expérience utilisateur sur une base quotidienne, maintenant ces deux appareils offrent tous deux de très belles performances et le One S, de part son nombre de pixels à gérer moins élevé, semble au moins s’en sortir aussi bien que le One X, qui tourne sur un Tegra 3 Quad Core (attention : cela ne signifie pas que le One S pourra faire tourner les titres optimisés Tegra 3).

  

Qualité photo et vidéo

L’appareil photo du One S sort des clichés de qualité avec tout de même une grande préférence pour les conditions optimales de luminosité. Je pense notamment à l’autofocus qui a un peu de mal quand on commence à capturer des clichés dans des environnements peu éclairés. En dessous de cela, la logique voudra qu’on utilise le flash LED, qui offre un rendu correct (la seconde photo est prise avec le flash, celle d’après sans). La seconde photo de paysage avec un rendu, disons, étrange, a été capturée en mode HDR. Le résultat est franchement moyen mais ce n’est pas une option nécessaire.

 

Côté vidéo, les couleurs sont très belles, peut être trop (légère exagération), la gestion des différentes expositions est excellente avec une réaction très rapide. Idem pour l’autofocus continu qui est à la fois puissant et rapide. Le son est correct, sans plus, et on entend facilement les frottements des doigts autour du micro principal, ce genre de revêtement n’aidant pas spécialement. Il est possible d’allumer une torche pendant que vous filmez (voir vidéo ci-dessous).

Image de prévisualisation YouTube 

Conclusion

HTC nous propose ici un excellent smartphone, qui allie design travaillé et fonctionnalités puissantes, tout en étant en dessous du One X en terme de prix. Finalement, le One S est sûrement plus adapté au grand public avec son format plus compact. Son design est très réussi, solide, bien fini, fin, la prise en main est très bonne et l’ergonomie générale de l’appareil est tout aussi correcte. 

Son processeur dual core 1.5GHz offre de bonnes performances, quasi similaires à un One X en usage web par exemple, et qui vous permettra tout de même de faire tourner les jeux les plus récents. Les limites de ce chipset Qualcomm seront atteintes sur les titres très gourmands optimisés pour du quad core.

Contrairement au One X, le S affiche une autonomie plus que correcte, comptez un peu moins de deux jours en utilisation dite « normale » (pas « trop » de navigation GPS, de jeux en 3D gourmands ou de capture vidéo), une grosse journée si votre smartphone est greffé à votre main.

Petit bémol tout de même, la mémoire. Pour les utilisateurs avides de multimédia (capture vidéo 1080p, nombreux fichiers musicaux, films et séries), les 16Go pourront être un peu justes à terme, d’autant plus qu’il n’est pas possible d’étendre au delà. Dommage, mais l’absence de slot micro SD permet également au constructeur de produire un design plus compact et mieux fini. 

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • Design réussi
  • Excellentes finitions et prise en main
  • Les fonctionnalités d’un One X dans un format plus compact et pour un plus petit prix
  • Bonne autonomie
  • La mémoire n’est pas extensible
 
★★★★★

 

Pour qui est destiné ce mobile ?

Vous cherchez un smartphone Android très performant tout en étant compact, vous avez un budget conséquent ou pouvez passer par une offre opérateur. Vous souhaitez un terminal qui tient bien en main et qui ne fait pas « jouet ».