La firme de Cupertino le présente comme étant le meilleur des iPhones, une déclaration sans réelle prise de risque. Est-ce également le meilleur des smartphones ?

 

 

Test vidéo de l’iPhone 5 d’Apple

Test vidéo en deux versions, une longue et une courte (express). Pour la longue, elle possède un sommaire interactif qui permet de naviguer facilement entre les différents sujets. N’hésitez pas à l’utiliser (au début de la vidéo, cliquez en haut à droite pour revenir au sommaire). Bonne lecture !

Version longue

 

Version courte « express »

 

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Spécifications

Apple iPhone 5

Système d’exploitation iOS 6
Taille écran 4″ TFT Retina Display 640×1136, capacitif multitouch
Connectivité

3G+ DC-HSDPA GSM quadribande et 4G LTE

Mémoire Trois versions, 16/32/64Go, pas de slot micro SD
RAM 1Go
Processeur Apple A6 Dual Core 1.2GHz, GPU PowerVR SGX 543MP3
Appareil photo 8 mégapixels, autofocus, flash LED, capture vidéo 1080p, caméra frontale 1.2mpx (720p)
GPS ? Oui, A-GPS et GLONASS
WiFi ? Oui, a/b/g/n
Bluetooth ? Oui, Bluetooth 4.0 avec A2DP
Connectique Lightning (propriétaire), jack 3.5mm
Poids 112g
Dimensions 123.8 x 58.6 x 7.6 mm
Autonomie annoncée

8h annoncées en discussion, 225h annoncées en veille, 40h annoncées en lecture musicale

Batterie 1440mAh 

Prix A partir de 189€ avec forfait et 639€ nu. Voir tous les prix ici !
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Disponibilité Septembre 2012

 

Déballage, contenu de la boîte

L’iPhone 5 est proposé dans une boîte très classique Apple dans laquelle vous trouverez les éléments suivants : le mobile, quelques notices, l’outil qui permet d’ouvrir le tiroir nano SIM (vous pouvez utiliser un trombone ou autre), l’adaptateur secteur (USB / secteur), le câble USB / Lightning (le fameux nouveau connecteur, plus petit, qui peut se brancher dans les deux sens) et les nouveaux écouteurs Earpods.

Alors ces nouveaux écouteurs ? Comme je n’ai pas de référence (je n’ai jamais essayé les précédentes versions), j’ai effectué mes comparaisons avec mon casque Bose et le plus marquant c’est l’accentuation des basses, qui fait pas mal penser (dans l’esprit) à l’esprit Beats by DRE, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Maintenant, j’ai testé différents morceaux, de styles différents, il est clair que les basses sont sympathiques sur des titres pensés pour, mais j’ai également eu une bonne surprise en écoutant du métal, le son est plutôt propre et Apple ne nous propose pas une purée sonore sans nom. Pour des écouteurs fournis de base avec le mobile, ils sont plutôt bons, après vous aurez peut être envie de passer à un niveau supérieur, à vous de voir. Le système mains-libres intégré fonctionne bien (volume, micro, bouton pour play/pause et décrocher/raccrocher) même si je le trouve positionné étrangement (un peu haut, mais c’est mon avis).

 

Lightning ? Malgré son nom, rien à voir avec Thunderbolt, le nouveau standard de connexion est basé sur USB 2.0 (et pas 3.0, dommage), tout simplement. Le seul intérêt pour l’utilisateur est pratique, le câble peut être connecté dans les deux sens. Il est également plus petit, mais ce n’est pas en soi un avantage pour l’utilisateur, qui devra d’ailleurs se payer un adaptateur s’il souhaite utiliser ses accessoires compatibles avec le connecteur précédent (30 broches) ou passer du côté Micro USB de la force.

 

Le tour du propriétaire… propriétaire, un terme très apprécié par Apple qui n’a donc pas choisi de passer en Micro USB. Soit. Côté adaptateurs la firme de Cupertino garde le monopole et se permet ainsi de vous proposer des prix assez élevés. Bien entendu, les adaptateurs, nécessaires parfois, ne sont pas inclus dans la boîte. Vous avez trois possibilités, à 19€ pour du Micro USB / Lightning, si vous avez envie d’utiliser certains accessoires Micro USB avec votre iPhone 5 (surtout pour recharger), 29€ pour l’adaptateur 30 broches / Lightning et 39€ pour la version longue de ce dernier. Pour le coup, je trouve qu’Apple exagère franchement, imposer un nouveau standard sans offrir (du sens gratuit) la possibilité d’utiliser dès la sortie de la boîte ses précédents accessoires, c’est moche. Surtout que dans le cas présent le nouveau connecteur n’a que peu d’intérêt pour l’utilisateur. Une chose est certaine, vos stations musicales pour iPhone vont avoir une drôle de tête avec l’adaptateur entre-deux…

 

Design, tour de l’appareil

Juste un iPhone 4 plus grand ? Pas tout à fait. Les grosses différences entre ces deux versions (je ne compte pas le 4S qui reprenait le design du 4) sont au niveau de la taille de l’écran mais aussi sur la position des ports. Notez également que le design du 5 est plus fin et qu’on sent clairement que tout a été mis en oeuvre afin de pouvoir qualifier le terminal de bijou.

Sans aller jusqu’à là, il est clair que ce type de finitions sur un appareil mobile est rare, sans trop m’avancer je peux d’ailleurs affirmer qu’Apple est presque le seul constructeur à le faire. Mais ici c’est avant tout un ensemble de matériaux choisis, le verre, l’aluminium. Ce dernier donne tout l’aspect solide, compact, élégant, de la bête, avec un souci apporté aux détails qui vient ajouter une couche.

Des problèmes de peinture ? En parlant de couche…des utilisateurs se sont plaints de rayures visibles sur la version noire de l’iPhone 5, avec une peinture déposée sur l’aluminium qui visiblement s’enlève relativement facilement. Apple n’a pas choisi d’anodiser sa coque pour la coloration, ce qui pourrait lui jouer des tours si le problème n’est pas réglé rapidement. En clair, ici le souci n’est pas de pouvoir rayer son appareil (c’est normal) mais plutôt que de nombreux consommateurs aient eu la surprise de trouver des traces sur leurs terminaux en ouvrant la boîte. Ce problème ne semble pas exister sur la version blanche. Les personnes qui ont constaté ceci peuvent demander un échange dans un Apple Store, toutefois la firme ne s’est pas encore exprimée à ce sujet au moment où j’écris ces lignes (26/09). Plus d’infos à ce sujet ici.

Nous abordons le sujet de la résistance, solidité, plus bas.

Une sorte d’iPhone 4 qui aurait mangé de la soupe

 

Au dessus de l’écran 4″, vous trouverez un capteur, la sortie audio et la caméra frontale au centre.

 

Sous l’écran, le fameux bouton qui permet de revenir à l’écran d’accueil, de réveiller l’écran de l’appareil, d’afficher le multitâche ou encore de lancer Siri. Ce bouton semble être le même que sur le 4 ou 4S, du moins de l’extérieur. On voit bien ici le traitement effectué sur les chanfreins (angles), qui ont été polis pour faire ressortir le côté brillant de l’aluminium avec un aspect similaire à un miroir. Personnellement j’aime beaucoup.

 

En bas, une partie particulière puisqu’elle intègre le nouveau connecteur Lightning mais également un emplacement différent pour le jack 3.5mm. Vous y trouverez aussi le haut parleur, dont nous abordons le sujet de sa qualité dans la partie Musique. Concernant la position du jack, c’est une question de goûts, mais pas uniquement. Certaines personnes préfèrent tenir l’appareil avec le câble qui part vers le haut, d’autres l’inverse, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise position. Par contre, ce choix exclut de fait la possibilité d’avoir son appareil en chargement dans un dock et un jack branché, mais j’imagine qu’il y aura des accessoires adaptés à cela. 

 

Sur le haut, le bouton qui permet de déverrouiller l’écran et d’éteindre l’appareil avec un appui prolongé (il permet aussi de prendre une capture d’écran si vous appuyez en même temps sur la touche Accueil). Il fait un peu de bruit mais est très fonctionnel.

 

Côté droit, rien à part le tiroir pour la nano SIM (il suffit d’insérer un trombone ou l’outil fourni dans la boîte pour ouvrir le tiroir et insérer la SIM). Nano SIM ? Il existe 4 formats de SIM, le premier a été abandonné rapidement et possède les dimensions d’une carte de crédit, le second est le modèle que nous connaissions encore il y a peu (mini SIM), le 3e est la micro SIM et le dernier est la nano SIM. Au final, il ne s’agit -presque- qu’une question de quantité de plastique (il y a eu des changements au niveau de la taille de la puce également entre-temps, l’ancienne est plus ronde, la récente est plus plate) et rentre complètement dans la logique de miniaturisation des composants. 

Cela signifie qu’avec l’iPhone 5, vous allez devoir commander une nano SIM auprès de votre opérateur. Cette procédure, normalement gratuite, est rapide si vous passez en boutique et dépend du temps de traitement de votre demande si vous réalisez cela sur le net. Personnellement je trouve ça plutôt pénible, d’autant plus qu’une fois votre nano SIM activée, votre ancienne SIM devient inactive. En clair, si vous souhaitez passer sur un autre terminal vous serez bloqué, à part si d’autres constructeurs adoptent ce format (possible) ou si vous disposez d’un adaptateur nano SIM (voir ici chez Amazon, entre 5 et 10€, notez toutefois que les adaptateurs de ce type peuvent endommager votre terminal, j’en ai parlé il y a quelques semaines ici).

Les petits traits blancs aux extrémités sont liées aux antennes, je reviens là dessus un peu plus bas.

 

Côté gauche, les classiques boutons de volume ronds qui fonctionnent bien (idem font un peu de bruit) et le switch qui permet de basculer entre le mode sonore et le mode classique avec sonnerie.

 

L’arrière de l’appareil, ici en version blanche avec un ensemble aluminium gris / blanc. Pour l’édition noire, le gris est plus foncé et le blanc est noir brillant (voir ici). Le rendu général de l’aluminium, à part sur les chanfreins, est mat et fait très aluminium brut, très réussi. Les extrémités sont blanches, brillantes, le contraste créé ainsi est intéressant. Personnellement j’aime bien, c’est relativement original venant d’Apple (même si sur les produits Mac la firme joue souvent sur des contrastes de ce type).

En haut à gauche se trouve l’appareil photo 8 mégapixels protégé derrière une surface en cristal de saphir sensée rendre la plaque quasi-inrayable. Au milieu se trouve le micro secondaire puis le flash LED. Au milieu le logo Apple avec effet miroir puis l’inscription iPhone (idem effet miroir) et quelques écritures obligatoires.

Et l’antenne ? Apple a visiblement appris de l’Antennagate, le bad buzz né à la sortie de l’iPhone 4 et de son grip of death (la saisie de la mort) qui faisait drastiquement baisser les barres de réception du réseau jusqu’à finalement empêcher toute communication avec l’extérieur. Le design de l’iPhone 5 ne pose (vérifié) pas de soucis à ce propos, il est équipé de deux antennes, une sur le haut et une en bas, indépendantes. Les ondes passent au niveau des extrémités (ici blanches) qui sont en plastique recouvert d’une fine couche de verre de façon à ne pas gêner la transmission. De fait, peu importe la façon dont vous tenez votre iPhone, il ne devrait pas être handicapé par le contact avec vos mains et on ne pourra pas vous dire You’re holding it wrong (en référence à la réponse de Jobs à propos du problème à l’époque de l’iPhone 4, vous le tenez mal !).

 

Ergonomie, sensation en main

 

Apple qualifie l’iPhone 5 de meilleur iPhone jamais créé (comme les précédents, tiens !) et va même jusqu’à l’appeler bijou. Par ailleurs la firme indique sur son site, à propos du design, une précision que ne renierait pas une montre suisse. En prenant du recul, on peut affirmer deux choses : l’iPhone 5 est effectivement le meilleur iPhone jamais créé en terme de design et finitions et celui-ci affiche un souci du détail réellement bluffant pour un smartphone. 

Si l’iPhone 4/4S était assez lourd, 140g pour être exact, le 5 surprend avec seulement 112g, malgré un écran plus grand et surtout (le plus important) sans donner une impression bas de gamme, l’ensemble aluminium/verre est une réussite. Quand vous le prenez en main, vous avez vraiment le sentiment de tenir un terminal haut de gamme compact et bien conçu, les touches répondent bien (reste à voir sur la durée) et Apple a été assez malin pour augmenter la taille de l’écran (4″ au lieu de 3.5″ pour les versions précédentes) sans élargir l’appareil (58.6mm, exactement la même chose que pour le 4 et le 4S). Il se tient très bien à une main et c’est agréable. 

Bien sûr il est maintenant plus compliqué d’aller attraper le bouton du haut ou le tiroir qui s’ouvre dans l’interface mais cela fait partie des petits sacrifices à faire, d’autant plus que ça n’a rien à voir avec les réels problèmes d’ergonomie qu’on peut rencontrer sur des smartphones avec écrans supérieurs à 4.3″.

Peur de le faire tomber ? J’ai vu un 3GS tomber, glisser sur le bitume pour finir dans une bouche d’égout (sèche, heureusement) et ne ressortir qu’avec quelques rayures au niveau des tranches. J’ai aussi vu des iPhone 4 et 4S tomber de 10 centimètres et afficher une magnifique toile d’araignée sur l’écran (mais aussi à l’arrière, entièrement en verre).

Pour l’iPhone 5, la sensation en main reste la même, l’objet est beau, soigné, on a vraiment peur de le faire tomber, mais j’ai envie de dire qui aurait envie de faire tomber son smartphone à 500/600€ ? C’est vrai mais parfois des terminaux à prix élevé donnent une sensation de résistance qui donne confiance en l’appareil sur son côté solide, au sens brutal du terme. Exemple tout bête, lorsque j’ai pris le Galaxy S2 dans les mains pour la première fois, j’avais confiance en la solidité du terminal (à tord ou à raison) tout en sachant qu’il s’agissait d’un appareil onéreux. Avec l’iPhone 5, la crainte de le faire tomber est bien réelle mais moindre que pour le 4 ou le 4S de par son poids et l’absence d’une plaque en verre à l’arrière.

Sachez d’ailleurs que des premiers tests de résistance ont été réalisés (plus ou moins réussis, plus ou moins fiables, jamais scientifiques) et donnent clairement le sentiment que cette édition 5 est bien plus solide que les précédentes. Je n’ai pas eu le courage de vérifier (pardonnez-moi !). Voir cette vidéo pour une idée sur la question (vous en trouverez sûrement d’autres sur Youtube).

 

Comparatif taille

 

Vous l’avez compris, l’iPhone 5 possède un écran 4″, il est ainsi plus long que les précédentes versions. Mais est-il pour autant grand voir trop grand ? Loin de là, 4″ reste une taille moyenne pour un écran de smartphone aujourd’hui et si on le met à côté de différents terminaux actuellement sur le marché, il est plutôt dans la moyenne basse si on parle de produits haut de gamme (qui ont tendance à devenir très grands).

L’iPhone 5 est très peu large, pratique pour le prendre en main, mais aussi très fin. Est-ce en soi un point fort ? D’après moi à partir de moins de 10mm l’impact pour l’utilisateur est similaire, j’ai même tendance à penser qu’en dessous de 7mm l’appareil est trop fin (à confirmer ou non lors d’une prochaine prise en main).

 

Pour finir, voici une image qui résume les tailles des derniers iPhones, le 4 et le 4S partageant le même form factor. On voit bien ici que l’iPhone 5 est plus fin et plus long.

comparatif avec Sizeasy

 

Ecran, mon bel écran 

L’iPhone 5 dispose d’un écran très similaire à ce qu’on pouvait trouver sur l’iPhone 4S, en version 4″. De fait, la résolution est plus élevée au niveau de la longueur mais la densité de pixels est légèrement moindre, 1136px contre 960px pour le 4S avec 3.5″. 

Comme pour le 4 et le 4S, cette résolution élevée se prénomme Retina Display. Cela signifie que, d’après Apple, la densité de pixels est si élevée qu’il est impossible pour l’oeil humain de déceler de pixels. Et sur ce point, il faut bien reconnaître qu’Apple fait du bon boulot. 

C’est un point que j’ai toujours trouvé agréable sur les iPhones récents, un écran qui offre lisibilité maximale (permet, par exemple, de lire du texte sur le web même en étant dé-zoomé, si vous avez de bons yeux). Difficile de faire mieux sur ce point, même si des terminaux comme le Xperia S de Sony arrivent au niveau.

Et côté angles de vue ? L’écran de l’iPhone 5 donne une vraie claque sur ce point, ce n’est pas très visible en photo (mais plus en vidéo, voir ci-dessous), mais les couleurs restent quasi-inchangée quand on regarde l’appareil avec différents angles. Bien sûr, la luminosité semble moins élevée mais c’est l’effet occasionné par les reflets, que vous trouverez sur tous les écrans brillants. Le point important ici, c’est que les couleurs ne changent pas en fonction de l’angle. Autant (testé sur du blanc) sur le S3 de Samsung le Super AMOLED Plus part vers le bleu et côté HTC sur le One X et son Super IPS LCD2 une légère teinte rosée apparaît, sur l’iPhone 5 le blanc devient simplement légèrement gris.

 

Face au soleil, reflets… Tous les écrans brillants ont des difficultés face au soleil, certains plus que d’autres. Dans le cas de l’iPhone 5, le résultat est plus que correct. Si vous mettez la luminosité au maximum ou en mode automatique vous devriez sans soucis pouvoir lire un message ou un article (par exemple) même en plein soleil. Bien sûr la lisibilité est meilleure si vous êtes de face, dès que vous regardez l’écran avec un angle, la luminosité a tendance à baisser et les reflets à se faire plus sentir.

 

 

iOS 6

Passons maintenant aux fonctionnalités de la bête… L’iPhone 5 est équipé de la dernière version d’iOS, le système d’exploitation mobile d’Apple. Il s’agit de l’édition 6, qui a par ailleurs également été déployée sur d’autres terminaux Apple, comme l’iPhone 3GS, 4 et 4S, l’iPod Touch 4e et 5e génération ainsi que l’iPad 2 et le nouvel iPad.

Elle intègre de nombreuses modifications et ajouts, dont le plus gros est une nouvelle version de l’application de Cartes. Apple estime qu’iOS6 est, je cite, le système d’exploitation mobile le plus avancé au monde. Faisons un tour complet du système et de l’interface afin de vérifier tout ceci…(même si la notion d’avance est très subjective).

Note : certains éléments sont présents depuis les premières versions d’iOS, d’autres depuis la 5 et des nouveautés sont introduites que depuis iOS6, il s’agit ici d’un test et non pas d’un changelog, nous ne détaillons pas à chaque fois quelle option était déjà présente ou non (car il s’agit de tester l’appareil comme un tout).

 

Première mise en route

Depuis les dernières itérations d’iOS, il est possible de configurer de A à Z sont iPhone sans avoir à le connecter à un ordinateur. En soi ce n’est pas une révolution mais c’est plutôt pratique pour ceux et celles qui souhaitent accéder à leur nouvel iPhone dès l’achat.

Cela étant dit, il va vous falloir une nano SIM pour terminer le processus, même si par la suite vous pourrez utiliser l’appareil sans carte SIM. Les étapes sont simples, définir la date, l’heure, la langue, le pays, configurer votre compte Apple (nécessaire) et accepter des conditions que vous n’allez sûrement pas lire. 

Vous trouverez une vidéo de présentation du processus ici, juste après le déballage vers 8:10 (même vidéo que pour l’unboxing).

 

L’écran de déverrouillage

Avant d’accéder à l’accueil et à l’intégralité de l’interface, vous avez un écran commun à l’ensemble des smartphones (sauf exception), l’écran de déverrouillage. Apple connait bien le système car il est plus ou moins à l’initiative de ce type d’écran, avec son fameux slide to unlock. 

Sur celui-ci, vous allez avoir des aperçus de vos notifications reçues (messages, mails, appels en absence, etc), un défilement latéral sur l’élément permet d’accéder au détail (ex : faire défiler un message ouvre le message en question).

Vous pouvez aussi lancer rapidement l’appareil photo depuis cet écran, pratique. Siri peut être lancé à partir de cet écran.

  

Ici, l’écran juste après la réception d’un message

 

  

Faites glisser l’appareil photo vers le haut pour le lancer rapidement

 

En lecture musicale, l’écran affiche la pochette et un double appui sur la touche Accueil permet d’afficher les contrôles musicaux. Cela fonctionne avec le lecteur musical intégré dans iOS mais aussi avec certaines applications comme Spotify ou autres.

  

  

L’accueil

 

Bienvenue chez vous, surtout pour ceux et celles qui ont déjà eu un iPhone. L’écran d’accueil reste le même, à la différence près que vous bénéficiez maintenant d’un 5e rang pour les icônes. Ce n’est pas en soi extrêmement intéressant, je pense qu’Apple aurait pu faire autre chose de cet espace, à vous d’imaginer quoi.

Les icônes peuvent être déplacées, regroupées en dossier, vous pouvez changer les icônes présentes dans le dock en bas. Dans les paramètres, il existe aussi une option qui permet de bloquer l’accès à certaines apps ou fonctionnalités, les icônes disparaissent ensuite de l’écran d’accueil (c’est aussi une façon de nettoyer l’écran si vous avez des apps non utilisées mais natives).

Pour finir, des petites bulles de notification s’affichent dans le coin supérieur droit des apps concernées quand vous recevez un message ou un appel en absence, par exemple.

Spotlight s’affiche d’un défilement sur la gauche et permet d’effectuer une recherche sur l’intégralité de votre mobile ou sur le web (une app, un mail, un contact, etc).

   

 

En haut de l’écran se cache un tiroir qui regroupe quelques informations, les dernières notifications, des espèces de widgets pour afficher la météo ou le cours de la bourse et qui affichent, une fois les comptes configurés, les options pour envoyer un twit ou un message sur Facebook rapidement. Dans les applications en plein écran, il faut d’abord faire glisser son doigt pour afficher le bas du tiroir puis faire glisser l’élément à l’écran vers le bas. Ce tiroir est toujours accessible, peu importe l’app.

Les notifications sont regroupées par app et/ou type, vous pouvez les effacer en utilisant la croix.

Si vous appuyez sur la météo dans le tiroir ou sur l’écran d’accueil, vous accéderez à la fameuse app Météo, ici dans une version allongée pour l’iPhone 5, elle affiche l’état du ciel et la température par heure pour la journée en cours.

  

 

Envoi d’un message rapide, dommage qu’il ne soit pas possible de joindre une image

 

Un double appui sur le bouton physique Accueil permet d’afficher le multitâche afin de basculer rapidement d’une app ouverte à une autre. Si vous restez appuyé sur les icônes vous pourrez fermer les apps, si vous défilez sur la gauche vous trouverez des contrôles rapides pour la lecture musicale, qui fonctionne avec les apps « acceptées » par Apple (ex : Spotify est compatible).

  

 

Le luxe, c’est l’espace ?

Avec l’iPhone 5, vous avez droit à plus de place grâce à l’écran 4″ tout en hauteur. Vous le verrez tout au long du test, cela permet d’afficher un peu plus d’informations à l’écran. 

Qui dit nouvelle résolution dit besoin d’adapter, car avec l’iPhone 5 Apple a introduit une notion qui donnait de l’urticaire à Steve Jobs, la fragmentation.

Grosso modo, l’iPhone a connu et connaît une réussite mondiale pour, notamment, une raison : sa communauté de développeurs. Apple a fait très attention à leur faciliter la vie, du coup au niveau des terminaux. Une seule taille d’écran, 3.5″, plusieurs résolutions à terme mais toujours le même ratio. Facile de développer, et puis quand Apple est passé au Retina, les devs ont dû travailler sur un affinage de leurs apps, voilà tout. 

Ici, c’est un segment d’écran qui a été ajouté et, de fait, cela pose problème. Si sous Android les développeurs doivent tout mettre en oeuvre pour s’adapter à tous les écrans (et du coup les apps s’ajustent plus ou moins automatiquement), sous iOS le problème ne s’est jamais posé. Jusqu’à aujourd’hui.

Conséquence ? Si l’application n’a pas été optimisée pour l’iPhone 5, elle affichera de magnifiques barres noires en haut et en bas. Ci-dessous un exemple avec deux apps ultra populaires, Youtube et Spotify. Une nouvelle section a même été créée dans l’App Store « Jeux optimisés pour l’iPhone 5 » qui regroupe les contenus optimisés. Si je reconnaît bien qu’il n’y avait pas 36 000 solutions, je trouve cette proposition assez moche voir ridicule. Maintenant, la majorité des développeurs sont en train de travailler sur des versions optimisées, vous devriez donc voir de moins en moins de barres noires.

  

 

Fonctions téléphoniques

Il parait qu’on achète un mobile avant tout pour téléphoner (quelle idée !). Disons que ça tombe bien car Apple a bien travaillé sur le système d’antennes et vous devriez capter de façon optimale (en fonction de votre environnement et opérateur).

La qualité du son est bonne, que cela soit en émission ou réception, quand l’appareil capte bien le réseau et que votre correspondant est également bien équipé. Etant donné l’évolution constate du parc de terminaux, cela devrait devenir de mieux en mieux.

Niveau interface, Apple a ajusté légèrement son pavé de composition, au niveau des couleurs et de la taille des touches, rien de bien transcendant. 

 

Il n’est toujours pas possible de chercher un contact à partir de cet écran, de plus le contact concerné s’affiche sous le numéro uniquement quand ce dernier est composé entièrement, l’intérêt est limité d’après moi.

Quand vous recevez un appel, vous pouvez décrocher ou de le refuser. Si vous tirez l’écran vers le haut, vous pouvez répondre à l’appel par message ou enregistrer une alerte (afin de rappeler la personne), dans une heure ou quand vous partez. Des options bien intégrées et qui peuvent s’avérer pratiques.

  

 

Bien sûr, vous avez toujours le répondeur visuel, si votre opérateur le permet, ainsi que le journal des appels.

  

 

Contacts

 

Toute la partie Contacts reste une section que je trouve décevante chez Apple. Bien sûr, l’interface permet d’accéder rapidement à vos contacts mais ceux-ci ne sont pas présentés de la façon la plus visuelle possible.

La liste de vos contacts est présentée par ordre alphabétique avec affichage des lettres sur le côté quand vous commencez à en avoir une bonne collection. De même, l’outil de recherche (en haut) peut s’avérer très pratique. Vous pouvez ajouter un contact facilement et y insérer toutes vos informations.

Il est possible d’associer un ou plusieurs contacts avec leurs homologues sur Facebook ou Twitter une fois que les apps correspondantes sont installées. Quelques informations sont alors mises à jour dans leur fiche, comme la date d’anniversaire (avec ajout automatique dans le calendrier) et un appui sur leur identifiant permet d’accéder à la page de profil Facebook ou à la liste des twitts. C’est relativement bien fait, même si on aurait apprécié avoir quelque chose de plus complet, synchronisation des photos et des messages accessibles directement sur la fiche, par exemple. Quelques surcouches Android font mieux, ainsi que Windows Phone.

  

 

Messagerie (SMS/MMS/iMessage)

Vos messages, SMS, MMS et iMessages, sont organisés par conversations par contacts ou groupes de contacts. Vous pouvez supprimer une discussion facilement en faisant glisser votre doigt sur le bloc correspondant. Une barre de recherche est également accessible en haut de l’écran.

iMessage ?  iMessage est un système qui a été introduit avec la version 5 d’iOS. Il s’agit d’un espèce de BBM like entre terminaux iOS qui permet d’envoyer des messages, photos ou vidéos gratuitement. Le fonctionnement est ultra simple, s’il est activé dans les paramètres, votre iPhone détectera automatiquement si le mobile du correspondant est compatible (il peut aussi s’agir d’un iPod Touch ou iPad) et basculera sur le système si c’est le cas. Les messages iMessages sont signalés par des bulles bleues au lieu du vert habituel, le bouton Envoyer devient également de cette couleur, vous indiquant que vous ne dépenserez pas un centime, du moins pour l’envoi du message (hors coût de la data).

   

 

Quand vous entrez dans une discussion, les bulles s’enchaînent, les images de MMS (ou photos dans iMessage) s’affichent en vignette et vous pouvez appeler rapidement la personne, lancer une discussion Facetime (utilisation de la caméra frontale) et accéder à la fiche du contact (ou ajouter le numéro aux contacts). Cette barre reste toujours en haut de la discussion, ce qui rend son accès compliqué quand vous avez de nombreux messages. Maintenant, il est possible de remonter rapidement toute la liste en appuyant sur la barre du haut (avec le nom de l’opérateur, l’heure, etc).

Notez qu’il est possible de supprimer individuellement chaque message/bulle, ou demander à tout effacer.

   

 

E-mail

Le pull to refresh, intégré dans presque toutes les apps qui en ont besoin

 

Avec son écran 4″, l’iPhone 5 permet d’afficher un peu plus de contenu, ce qui est toujours appréciable. Grosso modo vous aurez droit à deux mails supplémentaires en longueur par rapport à un iPhone 3.5″, ce n’est pas en soi énorme mais cela minimise le nombre de défilements que vous aurez à faire. 

Vous pouvez configurer différentes boîtes très simplement à travers un système d’ajout de compte dans les paramètres. En fonction des comptes, vous pourrez régler la synchronisation des mails mais également des notes et des calendriers. Bien sûr si vous utilisez iCloud, vous pourrez rester synchronisé sur un maximum de contenus, dont les contacts ou même les photos.

Si vous n’ajoutez qu’un compte, vous aurez directement accès à la liste des mails pour la boîte concernée, si vous en ajoutez plusieurs, vous pourrez choisir le compte à consulter ou même afficher une liste combinée qui regroupe tous les messages sur un écran.

  

A droit, l’outil qui permet de supprimer, déplacer ou marquer plusieurs mails

 

V.I.P. Apple a ajouté un nouveau système qui permet de créer un filtre pour vos contacts favoris, vos « VIP ». Il suffit de définir ce statut pour quelques contacts avec une adresse e-mail et vous aurez accès à leurs messages dans un écran spécial et ils seront mis en avant dans votre inbox. Pratique si vous recevez des centaines de mails. Après n’oubliez pas que la majorité des plateformes d’e-mails permettent de créer des filtres avec des labels, que vous pourrez retrouver ici également.

    

 

 Le processus d’écriture d’un mail est plutôt simple, vous choisissez vos contacts, soit parmi ceux dans votre liste de contacts et/ou liés à vos comptes e-mail ou vous entrez une adresse entière. Vous entrez votre texte, pouvez le formater (gras, italique, souligné), insérer une image (un peu tiré par les cheveux, il faut rester appuyé puis utiliser les flèches pour ouvrir la bulle « Insérer photo ou vidéo ») ou une vidéo.

  

 

Les mails reçus s’affichent de façon classique, nom de l’émetteur (lien vers sa fiche contact si celui-ci est dans votre liste), sujet, contenu du mail…les messages en HTML et/ou avec des images s’affichent correctement. Vous pouvez ensuite archiver le mail, y répondre, le transférer, l’imprimer (fonctionne bien avec les imprimantes en réseau), le déplacer (c’est la façon de lui attribuer un label également) ou le marquer comme spam. 

  

 

Saisie de texte

 

iOS a toujours été un bon système pour tout ce qui touche à la saisie de texte, bien sûr, la correction automatique est parfois un peu zélée (des blogs ont d’ailleurs été ouverts à ce propos) mais vous trouverez ce type de « problème » sur presque tous les smartphones aujourd’hui.

Le clavier en tant que tel n’a pas beaucoup évolué ces dernières années, le fonctionnement reste le même : AZERTY avec correction automatique (vous pouvez choisir de ne pas valider la correction, il faut appuyer sur la croix à droite de la bulle, un peu compliqué pour les gros doigts, mais ça fonctionne), restez appuyé sur un caractère pour afficher les variantes (type accents), afficher les symboles et chiffres en appuyant en bas à gauche et vous pouvez copier/coller du texte en cas de besoin.

Un des éléments qui n’a pas changé, et heureusement, c’est la fluidité et réactivité du clavier. Vous avez affaire à une saisie de texte toujours rapide à utiliser, vous pouvez taper au rythme qui vous intéresse, l’iPhone 5 devrait suivre sans soucis. D’autre part, comme le 5 est aussi peu large que le 4 et 4S (et pas loin du 3GS), vous pourrez entrer du texte à une main sans soucis.

Depuis une récente mise à jour, il est possible d’ajouter plusieurs langues pour ensuite basculer de l’une à l’autre pendant la saisie. Le clavier change de disposition (AZERTY/QWERTY par exemple) et le dictionnaire s’adapte.

Une saisie vocale quasi-parfaite. Vous pouvez également utiliser la saisie vocale pour entrer du texte et très franchement le résultat est excellent. Apple a amélioré son système et pour avoir réalisé différentes comparaisons (avec les apps natives), je pense qu’il s’agit du meilleur système sur mobile. Vous pouvez dicter votre texte naturellement avec les virgules, points, parenthèses et diverses ponctuations ce qui pose problème, par exemple, sous Android (testé sous JB). Seul reproche qu’on pourrait lui faire, applicable aussi à Siri, le serveur qui parfois ne répond pas et, de fait, empêche toute utilisation du système. 

   

En paysage, le clavier n’occupe pas tout l’espace afin de garder les mêmes proportions qu’auparavant

 

Lecteur musical

Le fameux Coverflow, toujours fidèle au poste sur l’iPhone 5 !

 

Avec iOS 6, Apple a introduit un nouveau design pour son lecteur musical, qui ressemble maintenant plus à celui qu’on trouve sur l’iPad depuis la mise à jour 5. Un thème globalement gris (c’est le moins qu’on puisse dire) avec un rendu globalement bon. 

Vous retrouverez les onglets de tri, Listes (playlists), Artistes, Morceaux, Albums (avec aperçu de la pochette si elle est présente), Compilations, Compositeurs et Genres. Si vous faites glisser la liste vers le bas vous dévoilerez un champ de recherche (logique homogène sur tout l’appareil).

En mode paysage, le mode coverflow s’affiche, avec les pochettes en pseudo 3D et la possibilité d’accéder aux morceaux et de les lancer. C’est propre, joli, mais rien n’a vraiment changé depuis les précédentes versions.

  

 

En lecture musicale, vous avez un écran assez classique mais réussi avec toutes les options désirées facilement accessibles : mode aléatoire, répétition, gestion du volume, playlist en cours, pause et suivant/précédent. J’aurais aimé y voir quelques nouveautés, comme par exemple une option qui permettrait d’aller télécharger les pochettes des albums (qu’on trouve dans iTunes mais pas dans le lecteur musical sur l’appareil).

  

 

Qualité du haut parleur. Outre la qualité du son à travers des écouteurs (nous avons abordé le sujet des Earpods en début de test), il convient d’aborder le sujet du haut parleur. Pour évaluer ce dernier, j’ai comparé son rendu avec deux appareils de gammes similaires, le Galaxy S3 de Samsung et le 808 PureView de Nokia (qui possède un haut parleur très puissant). Au final, l’iPhone 5 s’en sort très très bien, avec un son plus rond, plus profond et avec plus de basses que sur le S3. Côté volume, c’est très similaire au S3 mais moindre que le 808 PV (à mettre dans son contexte, le 808 est un gros appareil), tout en restant plus élevé que la moyenne. L’ensemble est bien géré de façon à ne pas saturer même au volume maximal. Je n’ai, hélas, pas pu comparer avec le HP du 4S ou du 4 mais d’après ce que j’ai pu lire, le 4S offre plus de volume mais une qualité moindre. 

 

Navigation web

 

Entrons dans une partie très importante sur n’importe quel smartphone, une fonctionnalité qui, d’après moi, permet également d’évaluer les performances générales d’un appareil. Disons que pour Apple c’est un chouilla différent, la firme a toujours proposé une excellente expérience sur le web (relative à son époque et aux produits concurrents) et l’iPhone 5 ne fait pas exception, mais ce coup-ci la concurrence est plus dure qu’auparavant.

L’écran 4″ permet d’afficher pas mal d’informations, ce type de format 16/9 est vraiment pertinent sur le net où les pages sont généralement en longueur. L’effet Retina display est fonctionnel dès le début, les textes même de petite taille sont lisibles. L’interprétation des pages web est bonne avec un affichage proche de ce qu’on trouve sur un navigateur de bureau, à cela près (bien sûr) que le Flash ne s’affiche pas.

Le défilement est très fluide, le côté cinétique (le mouvement de la page en fonction de la force du mouvement du doigt) est géré différemment que sous Android, par exemple. Il faut vraiment y aller fort pour descendre un pan de page, la distance est généralement toujours la même. Ce n’est pas en soi un problème même si j’aurais apprécié une gestion un peu plus « ouverte ».

Le zoom est également très réactif, que cela soit en multitouch ou au double tap (qui zoom pile à la largeur de l’écran, pour afficher un paragraphe par exemple). Contrairement à certains smartphones actuellement sur le marché, il n’est pas possible de définir un zoom puis de changer la mise en page du texte. Vous avez ainsi deux solutions, soit vous utilisez le zoom déterminé par l’iPhone (vous pouvez aussi basculer en paysage) ou vous passez en mode Lecteur (voir plus bas).

  

 

Il est possible d’ouvrir plusieurs onglets en même temps et de basculer de l’un à l’autre, c’est bien géré (icône en bas à droite dans le navigateur). Vous pouvez aussi sélectionner du texte ou un paragraphe entier pour le copier/coller ailleurs ou même sortir une définition d’un mot en appuyant sur l’option. Cela vous demandera de télécharger quelques données avant d’afficher le Dictionnaire, mais une fois que c’est fait, c’est réglé.

   

 

L’accès aux signets (favoris) se fait facilement via l’icône en bas de l’écran, vous avez une partie « Liste de lecture » qui regroupe les articles sauvegardés pour une lecture en mode hors ligne, très pratique. De plus, Apple a intégré un mode Lecteur pour faciliter la consultation d’articles. Ce mode, détesté des publicitaires, affiche uniquement les textes et les images en passant outre tous les éléments du site web en dehors du contenu de l’article.

  

 

Une nouvelle option est apparue, un menu intégré qui permet de partager rapidement une adresse via mail, message, Twitter ou Facebook. Vous pouvez aussi ajouter un raccourci sur l’écran d’accueil de votre iPhone (sous forme d’icône).

Pas de Flash ? Et alors ? Le web a su évoluer au fil des années pour minimiser petit à petit l’importance de Flash. C’est Jobs en personne qui avait plus ou moins annoncé (il n’était pas le seul) la mort prochaine de Flash sur le web. Il est clair que cette technologie a laissé en partie la place à d’autres plus modernes et surtout plus légères et transparentes pour l’internaute. De fait, l’absence de support de Flash sur les produits mobiles d’Apple est loin d’être un problème. Cela l’était il y a quelques années, ce n’est plus le cas.

   

 

Un passage rapide par deux petits tests, Browsermark et un test HTML 5. Les résultats sont excellents, l’iPhone 5 score plus de 188k points sur BMark ce qui est au dessus des résultats des navigateurs par défaut (sous ICS) pour le One X et le SGS3. Cela signifie en gros que les performances de l’iPhone 5 sur le web sont très bonnes, même lorsqu’il s’agit de charger des scripts complexes. Idem avec l’HTML 5, le terminal affiche de bonnes performances, vérifiées à l’utilisation.

   

 

Mode privé. Il existe un mode de navigation privé, comme celui qu’on trouve dans Firefox ou Chrome par exemple, celui-ci est bien pratique mais est presque caché dans les paramètres (il n’est pas accessible facilement via le navigateur). Dommage ! 

Comparatif des performances web entre l’iPhone 5, le Galaxy S3, le One X, le Galaxy Nexus, le Lumia 800 et le Xperia J de Sony

Nous avons réalisé une vidéo de comparaison des performances sur le web entre l’iPhone 5 et d’autres terminaux, Android et Windows Phone.  Globalement le dernier né d’Apple est au top, mais est loin d’être le seul à proposer une bonne expérience. Côté Android des S3 ou One X (par exemple) offrent une bonne expérience et devraient prendre en fluidité avec la mise à jour Jelly Bean. Le Galaxy Nexus est excellent sur le web, d’après moi au dessus de l’iPhone 5 depuis sa mise à jour Jelly Bean. Côté Windows Phone, nous attendons WP8 avec impatience mais si Microsoft conserve la fluidité de Mango/Tango, cela risque de faire mal. Il faudra qu’Apple innove d’ici l’année prochaine pour ne pas être largement détrôné, du moins sur ce point.

 

Appareil photo, capture vidéo

 

Apple n’a jamais impressionné au niveau de son interface d’appareil photo/vidéo par le nombre d’options proposées et iOS6 reste dans la même lignée. Au delà de l’avarice, il s’agit plutôt ici de tenter au maximum de faciliter (lire automatiser) la tâche pour l’utilisateur, c’est aussi ce qui fait la force des produits Apple, ce côté facile.

De fait, ne vous attendez pas à trouver une multitude d’options ici, pour aller droit au but, à part le mode panorama et la possibilité de prendre des photos pendant la capture vidéo, vous ne trouverez rien de plus dans l’interface.

Ce qui compte pour Apple, c’est le résultat, et à ce propos nous abordons le sujet en fin de test, en parallèle des échantillons. Côté fonctionnement tout est simple et clair, en photo la mise au point se fait au doigt ou automatiquement, vous pouvez zoomer en effectuant un geste multi-touch sur l’écran. Les boutons physiques +/- servent à prendre des photos et ne contrôlent pas le zoom, c’est déroutant mais c’est la seule solution trouvée par Apple pour proposer un bouton mécanique pour la prise de photo.

Le menu du haut permet d’accéder à la grille de composition, au mode HDR (qui créé une photo alliant plusieurs expositions, tout en gardant les originales si vous le souhaitez) et le mode Panoramique. A droite vous pouvez passer en mode caméra frontale et à gauche gérer le flash (auto/on/off).

 

Panorama. Le nouveau mode intégré dans iOS6 est assez simple d’utilisation. Il fonctionne en mode portrait, il faut donc tenir son terminal de face pour réaliser le cliché. Un utilitaire vous aide à rester droit et il suffit de faire tourner l’appareil. Si vous appuyez sur la flèche vous pourrez changer de sens (de droite à gauche). Le résultat est plutôt bon, surtout sur les paysages (voir des exemples en fin de test).

 

En vidéo, vous pouvez activer le flash et utiliser la caméra frontale. Quand vous filmez, une nouvelle option permet de prendre un cliché sans arrêter la capture. Le focus se fait au doigt (et pas automatiquement) et vous ne pouvez pas zoomer. Vous trouverez des échantillons en fin de test.

 

Pour être habitué à utiliser différents terminaux équipés de multiples options pour la photo et la capture vidéo, j’admets être un peu frustré ici. Mais en passant outre mon côté geek, je veux bien reconnaître que l’avantage d’une solution telle que celle présentée ici est de permettre à tout le monde de prendre des photos généralement réussies. C’est un plus si vous n’avez pas spécialement le désir de bidouiller un peu. D’autre part, Apple compte aussi sur les développeurs pour le reste, pas d’effets intégrés dans l’appareil photo, vous pouvez utiliser des apps tierces, etc. 

 

Photos et vidéos

 

Une fois vos clichés et vidéos capturées, il ne vous reste plus qu’à aller les consulter dans la galerie. Celle-ci est simple mais efficace et intègre maintenant des options qui permettent de partager vos photos sur Facebook. 

Vous pouvez créer un nouvel album pour ensuite aller sélectionner les photos (ou vidéos) à déplacer, le mode diaporama s’active en touchant l’icône « Play » en bas quand vous êtes dans un album.

   

 

Quand les photos sont sélectionnées, vous pouvez les déplacer dans des albums (ou en créer un nouveau) ou les partager, via mail, message, Facebook ou Twitter (si vous sélectionnez plusieurs images vous ne pourrez pas les envoyer sur Twitter, d’où la capture ci-dessous). L’option Imprimer est également présente et nous rappelle qu’il est aussi possible d’imprimer des photos à distance. 

   

 

Quand une photo est ouverte, elle prend toute la taille de l’écran et les éléments de l’interface disparaissent. 

 

Quand vous appuyez sur Modifier, vous pouvez éditer votre photo, avec un mode d’Amélioration Automatique (contrastes, niveaux, saturation), la possibilité de rogner mais aussi de supprimer les yeux rouges sur les photos (le résultat est correct).

   

 

Le recadrage en action, avec le choix du ratio. L’écran qui s’affiche si vous souhaitez imprimer.

   

 

Et la vidéo ? Vous pouvez facilement lire vos vidéos enregistrées avec l’iPhone, les différents moments de la vidéo s’affichent en haut avec des vignettes et vous pouvez raccourcir le fichier en jouant avec les extrémités (poignées). Les vidéos peuvent être partagées via mail, message (en fonction de la taille) mais aussi Youtube.

Si vous avez envie de regarder un film sur votre appareil il existe finalement trois solutions : le louer sur iTunes, convertir votre fichier avant de le transférer ou utiliser le système intégré à iTunes qui permet de transférer un fichier vers une app (en gros il faut installer au préalable une app qui permet de lire le fichier en question (type DivX ou autre) pour ensuite aller la sélectionner dans iTunes sur votre ordinateur, c’est un peu fastidieux). Ici on aurait apprécié qu’Apple s’ouvre un peu et propose, tout simplement, de pouvoir copier/coller des fichiers dans la mémoire du téléphone.

 

 

Les cartes à la sauce Apple, Plans

Avec iOS6, Apple a décidé d’abandonner Google pour sa solution de cartes (auparavant Google Maps). C’est un choix tout à fait logique, Apple dépendait de son plus gros concurrent (côté OS) pour une fonctionnalité qui est devenue indispensable sur n’importe quel smartphone.

Ces derniers mois, Apple avait acheté pas mal de technologies liées au mapping 3D, cette option intègre d’ailleurs iOS6 pour certaines villes de France (dont Lyon) et quelques zones aux USA.

Mais le plus gros ajout doit être l’option de guidage après avoir créé un itinéraire, c’est le gros élément qui manquait à Google Maps pour iPhone.

Toutefois, derrière ces quelques options sympathiques ajoutées se cachent de multiples problèmes occasionnés par le changement de partenaire (les cartes sont alimentées par TomTom, les critiques par Yelp). De nombreux lieux sont mal placés, parfois même des villes. Plans va parfois avoir du mal à trouver une adresse qui était auparavant localisée sans soucis par Google Maps. Bien sûr, Plans d’Apple en est à ses débuts, mais il est certain que les utilisateurs attendaient Apple au tournant avec cette solution GPS next gen, au final nous sommes déçus et frustrés de ne pas pouvoir « revenir en arrière » (Google travaille sur une app iOS mais il faudra attendre un peu).

 

Le rendu des cartes est différent de celles de Google mais on s’y habitue, en mode guidage, tout est clair, vous avez une voix qui vous indique les directions et le mode plein écran est appréciable (sur les captures c’est le mode de guidage en partant de deux adresses et pas à partir de ma géolocalisation).

 

Quand vous recherchez un lieu, vous pouvez obtenir des informations supplémentaires comme le numéro de téléphone, le site web ou même des avis et photos s’il s’agit d’un restaurant/bar ou hôtel par exemple. C’est très pratique et bien intégré.

Sur la carte vous pouvez passer en mode Mixte ou Satellite (qui permet aussi d’enclencher la 3D Flyover). Il est également possible de placer un repère, d’imprimer l’écran ou d’afficher la circulation (moins performant que sous Google Maps).

  

 

Une fois l’adresse de destination choisie, vous définissez l’itinéraire préféré et le mode de guidage se lance.

  

   

 

Si vous essayez de définir un itinéraire via les transports en commun, vous serez redirigé vers une liste d’application qui permettent de le faire. Si vous installez, par exemple, l’app RATP, les données de votre trajet seront transmises à l’app et vous pourrez ainsi créer votre itinéraire. C’est dommage de ne pas trouver d’intégration mais le système en place est relativement malin en attendant quelque chose de mieux.

Pour les circulation (infos trafic), Plans vous affiche des petits panneaux qui indiquent les travaux. C’est loin d’être aussi convaincant que le trafic en quasi temps réel avec Google Maps et la coloration des routes. Dommage.

    

 

Le mode 3D est plutôt joli si vous arrivez à trouver un lieu référencé, les chargements sont parfois lents et les jonctions entre les zones couvertes et non couvertes sont assez mal faites (voir capture de droite).

 

 

Cette section mérite une conclusion à elle seule, faisons le point.

Les cartes : les visuels sont différents, un peu plus enfantins peut être (je pense notamment aux parcs et espaces verts avec une légère texture d’herbe, c’est moche), mais on s’habitue. Gros point positif, les plans sont tous vectoriels, donc resteront de bonne qualité (aucune pixellisation  chargement plus rapide). En soi les cartes ne sont pas mauvaises et les vues satellites sont ok.

Les adresses et POIs : gros problème de cette version, vous ne tomberez pas toujours sur le bon lieu (parfois juste à quelques 20/50 mètres près, mais tout de même). A titre d’exemple, tous les restaurants autour de chez moi sont mal placés, sans exception. D’autre part, quand je recherche le numéro de ma rue, Plans me propose juste la rue, sans prise en compte du numéro. Ce n’est pas toujours le cas, mais c’est pénible quand vous tombez sur un cas comme celui-là.

Mode 3D flyover : joli, bluffant même, mais totalement inutile (du moins pour l’instant) et surtout présent sur quelques villes et lieux (en France uniquement Lyon pour l’instant). Notez que Street View n’est plus, mode qui était plus pratique pour se représenter « en vrai » (c’est de ça dont il est question ici) votre destination.

Guidage : clairement la fonctionnalité qui pourrait faire la différence, guidage vocal, indications claires, interface soignée. Seul problème : si le guidage est réussi, les POIs et la détection des adresses ne sont pas totalement au point, dommage.

Circulation : dans l’état, presque inutile, affiche uniquement les indicateurs de travaux.

Transports en commun : de nombreuses personnes se plaignent du manque d’intégration d’une navigation en transports en commun. Notez toutefois que dans Google Maps pour iOS5 en France vous n’avez pas de prise en compte des transports (j’ai testé avec de grandes stations parisiennes, pas de résultats). La perte ne me semble pas grande pour les français (c’est différent outre-atlantique).

Par rapport à Google Maps pour iOS ?  Si on met de côté les problèmes de POIs et d’adresses, la solution d’Apple semble un pas en avant. Le simple fait que la firme de Cupertino se lance dans un tel projet est en soi une bonne chose pour l’écosystème iOS. Apple va continuer de travailler dessus afin de proposer une solution fiable. Sans cette intervention, Google n’aurait probablement pas fait évoluer Maps autant que la version Android. 

Par rapport à Google Maps pour Android ? Dans cette situation, il est certain qu’actuellement Google Maps pour Android est largement au dessus. Des cartes fiables, des POIs nombreux et un mode de guidage efficace. Laissons toutefois un peu de temps à Apple avant de condamner sa solution.

Par rapport à Nokia Maps pour Windows Phone / Symbian ? Nokia offre une excellente solution aux possesseurs de terminaux Symbian et Windows Phone (gamme Lumia). Elle apporte notamment un mode hors ligne qui rend jaloux (ou devrait, du moins) les propriétaires de terminaux iOS ou Android. Les cartes sont réussies et les adresses/POIs sont corrects, sans oublier la navigation à pied avec prise en compte des « raccourcis » dans certaines villes.

 

Siri, enfin utile ?

Lors de notre test de l’iPhone 4S nous avions estimé que Siri n’était pas tout à fait opérationnel pour le marché français et restait, dans tous les cas, une application gadget. Notre avis a t-il changé avec l’iPhone 5 ?

Apple a fait évoluer Siri depuis le 4S avec un travail réalisé à la fois sur le compréhension des phrases et sur la localisation pour la France et les pays environnants. De fait, j’estime que cette proposition est bien plus intéressante et pourrait même s’avérer utile en certaines occasions, sans pour autant devenir l’outil central de l’appareil, comme Apple le souhaiterait. 

Nous retrouvons la base d’actions possibles depuis la première version avec un paquet de nouveautés comme, par exemple, les interrogations à propos du football ou des restaurants autour de vous. 

 

Les basiques

Demander la météo, programmer un rendez-vous, appeler quelqu’un, envoyer un texto, un mail…ces options fonctionnent bien et même mieux qu’auparavant. N’oubliez pas de vérifier dans la liste des actions toutes les possibilités de phrases.

    

 

Football

Aux USA, Siri intègre depuis quelques temps déjà des réponses à des questions relatives aux compétitions sportives, comme le basketball, le football américain ou le baseball. En France, nous avons droit à une grosse intégration de données liées au football. Scores, fiches des joueurs, tout est très complet, une véritable encyclopédie qui devrait plaire aux fans de foot.

Par contre c’est le seul sport bien intégré chez nous, rien côté rugby, basket (français), tennis ou autre. Vous pouvez éventuellement sortir des scores d’équipes américaines mais comme Siri a du mal quand on mélange les langues, ça devient compliqué. J’ai réussi à afficher le dernier score des Chicago Bulls mais rien à faire pour les Yankees, par exemple. C’est un pas en avant, il serait vraiment sympathique de voir arriver les infos sur d’autres sports.

   

 

Restaurants et lieux divers

Le gros point noir de la précédente version de Siri à la sortie du 4S était l’absence des restaurants ou autres POIs, ce qui rendait l’application assez peu intéressante pour localiser des lieux autour de soi, fonction qui était vendue par la pomme.

Maintenant il est possible de trouver des restaurants autour de vous, de les trier par note (par exemple), d’afficher leur fiche pour ensuite appeler l’établissement. 

  

 

Cela fonctionne avec des restaurants et quelques autres POIs (commerces divers). En fonction des restaurants, les données seront plus ou moins complètes (ici, pour la station-service, c’est assez énigmatique, nous avons bien deux Total et un Shell à moins de 3 kilomètres, et pourtant).

   

 

Autre option intéressante mais non disponible en France, la réservation de tables. Aux USA il est possible demander la réservation d’une table puis d’appuyer sur Réserver pour faire la demande. Pas mal.

   

 

Mais…car il y a un gros « mais ». En fait deux gros. Pour chaque système de ce type, le plus important après la compréhension des phrases reste la qualité des données. Ici, nous avons droit aux POIs d’Apple (indice : il sont mauvais, voir notre section sur Plans) et les infos fournies par Yelp pour les notes des restaurants. Yelp n’est pas très complet chez nous. Les lieux seront probablement référencés mais vous n’aurez pas de note et si vous demandez une liste des meilleurs restaurants autour de vous, le résultat ne sera pas fiable. Apple aurait pu faire des partenariats avec d’autres entreprises françaises championnes en la matière, c’est vraiment dommage (pour le coup Google Maps fait mieux le boulot, idem pour Nokia Maps).

 

Cinéma

Autre nouveauté, Apple a intégré des requêtes liées au cinéma dans Siri. Vous pouvez demander de lister des films d’un genre spécifique, en fonction du réalisateur ou des acteurs. Il est possible, en théorie, de lister des horaires pour des séances autour de vous et de visionner des bandes-annonces. Dans les faits c’est bien moins complet que cela. Les horaires ne sont pas intégrés en France et après des dizaines d’essais je n’ai pas réussi à trouver des B-A. Pour l’instant Apple nous laisse sur notre faim…de pop-corn.

   

  

 

Facebook

Petite nouveauté, Twitter était déjà inclus, maintenant vous pouvez aussi envoyer une update de statut sur Facebook. Par contre vous ne pourrez soumettre que du texte et pas de médias.

Siri, ça mouline sec ! Pour finir sur Siri, sachez que vous devriez tomber très régulièrement sur le syndrome du chargement sans fin. Le système fonctionne en passant par les serveurs d’Apple qui renvoie le texte au logiciel. Si le serveur ne répond pas ou est un peu lent sur l’instant, Siri ne fonctionnera pas. Au cours de ma semaine de test, je suis tombé très régulièrement sur ce problème, notamment le soir. C’est un souci qui, je l’espère, sera réglé par Apple.

  

Organisation, outils

L’iPhone 5 intègre dès la sortie de la boîte une série d’apps qui permettent de s’organiser et/ou de vous aider à effectuer quelques tâches basiques. Vous trouverez ainsi le calendrier, un utilitaire de notes, une app qui permet de mettre vos tâches/rappels, une section horloge avec alarme, minuteur, chronomètre et horloge mondiale, une calculatrice, une boussole, passbook (un système qui permet, sur le papier, de regrouper vos différentes cartes de fidélité et autres éléments liés à des services (tickets par exemple), dans les faits ça ne marche pas encore en France), un dictaphone et une app météo ainsi qu’une une app bourse. Ces applications basiques fonctionnent bien et j’estime qu’elles devraient être présentes dans tous les smartphones (ce n’est pas le cas, voir Android de base par exemple).

   

Le calendrier, avec plus de place sur l’iPhone 5

 

Le minuteur, basique mais tellement pratique

  

Qualité photo et vidéo

Photo : L’iPhone 5 est équipé d’un capteur 8 mégapixels rétro-éclairé avec flash LED et autofocus. Avec iOS6, le terminal intègre une nouvelle option qui vient compléter le HDR, le mode Panorama. Bien sûr, vous avez toujours les options classiques, flash (auto/on/off) et l’autofocus automatique et manuel (avec mode macro). Faisons le tour de la qualité phot sur l’iPhone 5 à travers quelques clichés.

Note : les images ont été redimensionnées pour les biens du test, avec un minimum de compression. Si vous souhaitez télécharger les images en pleine résolution, c’est par ici (MU). Cliquez sur une photo ci-dessous pour l’ouvrir en taille plus grande (mais non originale).

 

De jour en bonnes conditions l’iPhone 5 s’en sort très bien, l’image est nette et la colorimétrie est bonne. Dans ce genre de cas, utiliser le mode HDR n’est pas réellement intéressant, à part si vous avez un soleil plus fort et une rupture sol/ciel importante.

Sans HDR

 

Avec HDR

 

De nuit, tout dépend de votre scène, ici les lumières artificielles contribuent à rendre le ciel très noir. Le rendu final n’est pas très bon (cliquez sur l’image, la petite taille est plus que favorable aux défauts) avec du bruit en grande quantité mais l’iPhone 5 s’en sort tout de même globalement mieux que la moyenne des terminaux. 

Sans HDR

 

Avec HDR

 

Ici le ciel est bleu car il y a moins de lumière dans l’environnement, de fait l’iPhone 5 va chercher à capter un maximum de lumière et le rendu final est plutôt intéressant même si le bruit reste très présent. La photo a été prise à la même heure que la première. 

Ces capacités en faible luminosité de vous permettront pas de réaliser de magnifiques clichés mais vous devriez au moins pouvoir voir ce qu’il se passe. Le manque de lumière reste le problème majeur en photographie et ici Apple a fait du travail correct.

Sans HDR

 

Un petit tour au studio histoire de contrôler la quantité de lumière dans l’environnement. Une bonne façon de comprendre les différences de qualité en plusieurs conditions. 

Lumière max, meilleures conditions possibles

 

Lumière 60%

 

Lumière 40%

 

Lumière quasi-nulle

 

Sans lumière, flash activé

 

Zoom numérique oblige, le rendu est bien moins séduisant quand on l’utilise, même un peu. Cliquez sur la photo ci-dessous pour le constater.

 

Il est possible de prendre des clichés jusqu’à environ 15 centimètres pour conserver une bonne mise au point. Le rendu est bon avec une bonne quantité de lumière.

 

Panorama : la petite nouveauté d’Apple est plutôt une réussite. Bien sûr le résultat est bien meilleur de jour, mais la résolution de sortie est très sympathique (avec 2300 pixels de hauteur). Les fichiers sont plutôt lourds, entre 5 et 10mo.

Le fait de prendre la photo en mode portrait permet de conserver une hauteur correcte et d’obtenir ainsi une résolution conséquente. Les raccords sont presque toujours au poil (attention quand vous pivotez à rester droit) et l’effet fisheye rend très bien pour ce genre de cliché.

 

Vidéo : Apple n’a pas toujours proposé de bonnes options pour la capture vidéo, mais depuis l’iPhone 4, les choses se sont largement arrangées. Sur le 5, le rendu est très bon voir excellent de jour/en bonnes conditions, le focus se fait exclusivement au doigt pendant la capture (dommage qu’il ne soit pas possible d’enclencher un mode automatique) et permet de filmer de près (type macro). De nuit, le bruit est plus présent mais tout comme en photo l’iPhone 5 s’en sort pas mal. Côté son, l’iPhone 5 ne déçoit pas (voir par exemple ici, filmé avec l’iPhone 5), les voix sont claires, pas trop de bruit présent et lorsqu’il est un peu poussé, il semble gérer (cherchez « iPhone 5 concert » sur Youtube, bon résultat par exemple ici). Le terminal capture le son en mono mais je ne pense pas que cela soit un problème.

Notez que les coupures de son dans les vidéos ne sont pas dues à l’iPhone mais à ma carte son qui pose quelques soucis…

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

 

Conclusion

Avant de répondre à la problématique de ce test, faisons rapidement le tour sur les différents points importants, positifs comme négatifs.

Le design de l’iPhone 5 est très réussi, il s’agit d’une belle refonte de celui qu’on trouve sur le 4 et 4S, en moins fragile. Vous aurez toujours peur de le faire tomber, mais moins qu’avec un 4/4S. Le problème de finition peinture sur la version noire et le bad buzz qui a suivi est bien regrettable, reste à voir si Apple a su répondre aux attentes des personnes concernées (il semble que cela soit le cas, produit échangé). Autre point qui fâche, le nouveau connecteur Lightning qui, au final, n’apporte pas grand chose à l’utilisateur pour imposer un (r)achat d’accessoires.

L’écran 4″, plus haut mais pas plus large, permet de garder une bonne prise en main tout en offrant plus de place dans l’interface. Un changement qui était devenu plus que nécessaire mais qui entraîne quelques soucis niveau compatibilité avec les apps (barres noires), mais le problème sera réglé rapidement, avec l’aide des développeurs. L’écran en tant que tel est excellent, le Retina est toujours aussi bluffant et la qualité de l’image est bonne. Les angles de vue également ainsi que la lisibilité en extérieur.

Dans l’interface, l’utilisateur adepte d’iOS ne sera pas perdu et le nouveau venu devrait rapidement trouver son chemin, tout est relativement simple et les possibilités sont nombreuses, l’écosystème iOS est massif niveau volume et suivi, les apps sont très nombreuses.

Côté photo et vidéo Apple nous propose un terminal qui devrait faire le bonheur de la majorité des utilisateurs, des fonctions simples et qui offrent un rendu généralement correct, surtout en bonnes conditions. De nuit, l’iPhone 5 s’en sort plus que correctement quand on regarde ce que propose la concurrence.

Sur le web, iOS est toujours au niveau, l’expérience est fluide, efficace. De plus avec le support du DC-HSDPA (Dual Carrier), vous pourrez potentiellement doubler votre vitesse sur le web (et autres) grâce aux 42 Mbps théoriques. Il faudra par contre posséder un forfait adapté (type Carré 2Go et plus chez SFR).

L’assistant vocal, Siri, a bien évolué et devient presque utile. De plus la reconnaissance vocale est efficace, notamment en saisie de texte.

Gros bémol, Apple Maps qui n’est pas encore au niveau, il s’agit pour l’instant d’un échec de la part d’Apple, reste à voir comment la firme s’en sortira sur le moyen/long terme.

Apple est le champion des formats propriétaires et/ou atypiques. En plus du Lightning, vous avez droit à un port nano SIM. Il vous faudra vous la procurer sinon vous ne pourrez pas faire fonctionner votre terminal. Apple est aujourd’hui le seul constructeur a avoir adopté ce format de SIM. Idem pour le connecteur, pourquoi pas de micro USB ?

En prolongement du point précédent, choisir Apple c’est accepter l’aspect fermé de l’écosystème. Le transfert des musiques, photos, vidéos se fait via iTunes et uniquement via ce logiciel, Apple met tout en oeuvre afin que vous utilisiez ses services et non pas ceux de la concurrence. Vous pourrez toujours jailbreaker votre iPhone 5 (à vos risques) si vous avez envie d’ouvrir un peu les vannes.

 

Faut-il sanctionner le manque d’innovation ? Car au final c’est de quoi il est question aujourd’hui avec l’iPhone 5. Le terminal est excellent, il s’agit sans soucis du meilleur des iPhones et il se place dans le top 5 des terminaux haut de gamme (sa position dépend ensuite de vos besoins), mais Apple n’a pas vraiment innové. Sa nouvelle solution de cartes est le seul gros bouleversement effectué, et celui-ci est plutôt un échec pour l’instant. Le marché du mobile a beaucoup évolué, autant il y a 2/3 ans il était presque évident que l’iPhone était le meilleur des smartphones, aujourd’hui ce n’est pas forcément le cas et si Apple ne fait rien cette absence de prise de risque pourrait lui jouer des tours. 

iPhone 5 ou 4S sous iOS 6 ? Il s’agit d’une question légitime, dans la mesure où iOS6 a été déployé sur d’autres terminaux, dont le 4S qui n’affiche pas des performances ridicules, que faire ? Pour commencer, si vous avez déjà un 4S, il me semble peu pertinent de passer au 5 (mais après tout, à vous de choisir !). Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, pour prendre une décision regardez les prix des deux terminaux à un instant T et demandez-vous si ces quelques points en plus valent le coup, pour vous et vos besoins, de dépenser plus.

iPhone 5 ou quad core sous Android ? Autant répondre à la question dès maintenant. Tout dépend du produit (S3, Note 2, One X/X+, 4X HD…) mais prenez en compte les tailles d’écran et leur importance pour vous, les interfaces (surcouches) et vos affinités et la qualité de leur hardware dont l’optique et le haut parleur.

iPhone 5 ou un smartphone sous WP8 ? Difficile de s’exprimer à ce stade, il faudra attendre la sortie de WP8 pour donner un avis complet, mais si vous cherchez un smartphone simple à utiliser avec un design attractif, les deux côtés sont généralement bien lotis. Par contre chez Apple vous aurez un écosystème plus complet et mûr. Notez également que les produits sous Windows Phone sont généralement moins onéreux.

 

POINTS POSITIFS POINTS NEGATIFS
  • Excellent design, finitions au top (hors peinture)
  • La puissance de l’écosystème iOS
  • Excellentes performances générales, dont en jeu
  • Bon rendu photo et vidéo
  • Support du DC-HSDPA
  • Siri devient meilleur, la saisie vocale est efficace
  • Problème de finition sur la version noire (Apple a normalement réglé le souci)
  • Nouveau connecteur Lightning, Apple impose un nouveau format propriétaire
  • Plans (Apple Maps) peu fiable
  • Barres noires dans les apps non optimisées
  • Peu d’innovation au final
 
★★★★½