The Phone House : c’est terminé courant 2014, « notre modèle n’était plus rentable »


 Le 01/05/13

Début mars nous évoquions l’éventualité d’un dépôt de bilan pour The Phone House (groupe Best Buy) qui venait de perdre son deuxième gros contrat (Orange) après le départ de Bouygues Telecom en 2012.

Si le dépôt de bilan en tant que tel n’est pas encore d’actualité, l’entreprise a confirmé planifier la fin de son activité de distribution courant 2014.

Image Globe/Eric Piermont

 

Actuellement, les dirigeants du distributeur cherchent un repreneur et sont en discussion avec plusieurs intéressés potentiels. Pour le moment rien de concret mais Guillaume Van Gaver, PDG de TPH, est confiant.

L’objectif est simple, revendre l’intégralité de l’activité liée à la distribution (il restera la branche assurance, seulement 20 personnes), avec les boutiques (fonds de commerce) et transfert de tous les employés concernés, que cela soit en boutique ou au siège, soit près de 1100 salariés. Ce dossier reprise devra être finalisé pour l’été 2013.

En attendant, quelques boutiques vont fermer, mais uniquement celles où les baux sont arrivés à échéance (pas de renouvellement). Nous n’avons pas de chiffre, mais visiblement cela ne concerne pas énormément de boutiques. Les salariés seront réaffectés dans des points de vente à proximité.

Une situation bien triste pour The Phone House, qui n’a pas su rebondir suite à la mutation du marché des opérateurs. En effet, la grande majorité de la marge de l’entreprise provenait de la vente liée de forfaits (c’est un fait, il est bien compliqué de marger correctement sur la vente de mobiles nus). Les opérateurs concernés ont vu leurs marges baisser drastiquement et l’activité de vente web sans engagement croître, ce qui a progressivement réduit l’intérêt financier de passer par des intermédiaires physiques (et virtuels) tels que TPH. 

En espérant que tout ceci se débloque assez rapidement pour les employés de la firme, qui au final ne font que subir les conséquences de cette guerre du forfait low-cost. Nous nous demandons tout de même quelle serait l’approche du repreneur si celui-ci maintient les boutiques physiques.

source LeMonde

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