Samsung Galaxy S 3 : nos premières impressions


 Le 04/05/12

Hier soir se tenait Samsung Unpacked 2012 à Londres, un évènement qui était très attendu par l’ensemble de la sphère high tech.

Vous avez peut être suivi le live blogging (et la vidéo en direct) durant la conférence d’annonce du Galaxy S 3, cette dernière fut relativement courte, très informative entrecoupée de vidéos pour mettre en avant tel ou tel aspect du terminal. Assez classique donc.

Passons à l’appareil en tant que tel, ce qui doit vous intéresser le plus.

De nombreuses fuites étaient justes à propos du Galaxy S 3, sans même aborder les spécifications du terminal, que vous connaissez. Les plus récentes fuites étaient correctes, on y voyait un appareil qui ressemble pas mal au Galaxy Nexus.

Note sur les spécifications : nous n’allons pas aborder le sujet de façon profonde dans ces premières impressions. Il s’agit de spécifications « classiques » pour un appareil haut de gamme mi-2012, Quad Core, 8 mégapixels, énorme écran Super AMOLED HD, à la limite la batterie 2100mAh représente un élément intéressant, mais étant donné le nombre de pixels à gérer et la puissance du chipset, j’ai tendance à penser que c’était nécessaire (l’autonomie sera à vérifier lors de notre test). Ici ce qui nous intéresse c’est l’appareil en tant que tel, design, ergonomie et fonctionnalités.

Note 2 : des vidéos vont suivre qui détaillent la majorité des points abordés ici, un peu de patience (pensez à vous abonner à notre chaîne Youtube pour voir les vidéos en premier). 

 

Design, sensation en main, ergonomie

 

je préfère utiliser les visuels officiels, mes photos de Unpacked sont assez mauvaises…

 

Les premières impressions sur le hardware se font sans pouvoir le toucher, le SGS3 possède des angles plus arrondis que son prédécesseur, un écran immense de 4.8″ et des bordures fines.

En toute franchise quand j’ai vu l’appareil pour la première fois sur l’écran géant lors de la conférence j’ai pensé : « il n’est pas très beau ». Après l’avoir manipulé pendant 2 bonnes heures, mon avis est légèrement différent mais je reste sur mes positions : il ne s’agit pas d’un appareil au design exceptionnel, après (comme toujours), c’est une question de goûts.

Le design du SGS3 tranche pas mal avec celui du SGS2, ce qui est une bonne chose. Il est plus arrondi, ce qui entre complètement en adéquation avec le slogan de Samsung « designed for humans« , « inspired by nature ». Nous reviendrons sur cet aspect dans la partie logicielle. 

Il a été présenté en deux couleurs : bleu et blanc. Comme nous le pensions, le bleu est assez foncé, histoire de proposer deux couleurs contrastées pour convenir à un maximum de personnes. Le choix du bleu est risqué, mais peut plaire au grand public par son côté original. Toutefois j’ai une large préférence pour la version blanche, principalement du fait de l’absence de ce simili alu-brossé. Je reviens là dessus dans la suite.

Commençons par l’avant du terminal. Sur le haut, nous avons la sortie audio, quelques capteurs et la caméra frontale. Le tout est inséré dans une zone assez fine, mais qui reste plus grande que sur le One X. Sous le grand écran 4.8″ on trouve des touches classiques Samsung, trois au total. Un bouton physique au centre, qui permet de revenir à l’accueil et de lancer l’affichage des applications lancées, et deux touches sensibles Menu et Retour. La rumeur de l’utilisation des touches tactiles ICS circulait, mais Samsung a décidé de rester sur ses positions niveau boutons, d’ailleurs ceci est valable sur l’intégralité de l’appareil. 

Sous l’appareil se trouve le port micro USB, placé au même endroit que sur le SGS2 ou le Galaxy Nexus. Le micro est également présent. Sur la version bleue, on voit clairement le changement de couleur entre la coque arrière et la zone avant.


Sur le haut, le jack 3.5mm a été positionné sur la gauche alors qu’il était sur la droite sur le SGS2. On trouve également un second micro et une légère fente qui permet d’enlever la coque arrière (à ce propos, je n’ai pas pensé à l’ouvrir histoire de voir « ce qui se passe » à l’intérieur, toutes mes excuses !).

 

Côté droit, on retrouve le bouton on/off verrouiller/déverrouiller classique Samsung. Une fois sur la tranche, le SGS3 fait vraiment penser au Galaxy Nexus, autant pour l’aspect du plastique (finition) que pour la forme. Le SGS3 ne possède pas de connecteurs latéraux pour un potentiel dock, malgré la ribambelle d’accessoires annoncée lors de la conférence.

 

Sur la tranche gauche, le bouton de volume, qui permet également de zoomer en mode photo et vidéo.

 

Terminons avec la coque arrière. Elle présente le flash LED, l’optique et le haut parleur alignés vers le haut. L’appareil photo est légèrement en relief. Puis, en dessous, le logo Samsung est fièrement apposé. Rien à signaler en bas, puisque le haut parleur est sur la partie haute. Sur la version bleue, Samsung a appliqué un effet alu brossé. D’après moi, cette coque arrière est assez peu réussie (mon avis changera peut être d’ici le test, il ne s’agit que de mes premières impressions), pour différentes raisons. Cet effet brossé (sur la version bleue) intégré à la coque qui est dans un plastique brillant (qui fait, il faut bien le reconnaître, très cheap) offre un rendu assez peu esthétique. Si la coque avait été effectivement en aluminium, mon avis serait complètement différent, mais ce n’est pas le cas. En prime, cette coque est un nid à traces de doigts, élégant pour un appareil haut de gamme.

 

Parlons maintenant sensation en main et ergonomie…malgré l’utilisation du plastique, Samsung nous propose ici un terminal avec une très bonne finition. Le SGS3 est fin et ça se sent (positivement). L’écran est gigantesque mais le constructeur a bien travaillé sur l’optimisation de l’espace (bordures fines, etc), ce qui le rend à peine plus large qu’un Galaxy Nexus. Pourtant, il est certain que, d’après moi, 4.8″ est la limite à ne pas dépasser pour un smartphone « de poche » (cette compétition sur la taille des écrans devient franchement ridicule). Le SGS3 reste un grand terminal. Le côté humain du design du flagship de Samsung est intéressant, il s’agit ici de repartir sur des formes arrondies (en comparaison avec le SGS2, plus « carré ») qui permettent de rendre la prise en main agréable. Pour finir, le poids de l’appareil ne m’a pas surpris (notez qu’il y a toujours un câble de sécurité accroché aux appareils lors des évènements, celui-ci fausse légèrement notre impression sur le poids), sur ce point le SGS3 s’en sort mieux que le SGS2 qui, d’après moi, était « trop » léger (renforce le côté cheap). Malgré tout ceci, j’ai une très grande préférence pour le One X de HTC et le One S. C’est, très sincèrement, le jour et la nuit. HTC a réalisé un travail monumental sur ses designs, ce qui n’est pas le cas de Samsung ici avec le SGS3. C’est vraiment un point qui m’a déçu, notamment car nous avions entendu parler (rumeurs…) de finition « céramique » sur le prochain flagship. Ici encore, c’est du full plastique, en prime avec un effet brillant à l’arrière. Arg.

En ce qui concerne l’ergonomie, l’utilisation à une main relève de la cascade périlleuse, j’ai n’ai pas de petites mains et pourtant il m’était impossible d’atteindre le bouton de menu avec le pouce sans changer ma façon d’agripper l’appareil. Mais ce n’est pas une surprise, c’est le défaut de tous les grands terminaux. Côté boutons, rien de particulier à signaler, c’est similaire à un SGS2, un Galaxy Nexus ou presque n’importe quel « Galaxy » annoncé récemment, mais avec un écran géant. Comme expliqué, les boutons du bas restent difficiles à atteindre quand vous manipulez l’appareil à une main, mais c’est le seul point qui pose problème.

Ce qu’on aime : le grand écran mais avec un espace bien géré, la finesse du terminal malgré ses spécifications, un design différent, plus rond

Ce qu’on regrette : un design qui, au final, fait cheap, toujours pas de port micro HDMI (vous pourrez utiliser un accessoire MHL, comme sur le SGS2), toujours pas de bouton pour l’appareil photo (qui reste intéressant, même si non nécessaire), cette coque arrière brillante au rendu assez mauvais sur la version bleue

 

 

Interface, fonctionnalités…

Après avoir abordé l’aspect matériel, passons au logiciel. Le SGS3 tourne sous Android Ice Cream Sandwich (ici 4.0.4) avec surcouche TouchWiz (par Samsung). Cette version de la surcouche est, d’après moi, à mi-chemin entre ce qu’on trouve sur un terminal ICS brut comme le Galaxy Nexus et ce qu’on a sur le Galaxy S 2 une fois la mise à jour ICS effectuée.

Samsung a retravaillé ses interfaces afin de fluidifier l’expérience, tout en se rapprochant d’ICS. Ceci est visible, par exemple, dans le système de widgets. Dans TouchWiz sur le Galaxy S 2 (en 4.0), le système s’affiche après un appui prolongé sur la page d’accueil, sur le SGS3, toute la partie widgets se déroule dans le menu principal, dans un onglet. Une intégration qu’on trouve dans ICS en brut.

 

Tout commence par l‘écran de déverrouillage, qui a été amélioré. Vous pouvez maintenant ouvrir des applications directement depuis cet écran (à la manière de Sense) et accéder à des flux d’informations en « tirant » une sorte de tiroir qui apparaît en bas de l’écran. Pour accéder à l’accueil, il suffit de faire glisser son doigt, classique.

Cette dernière version de TouchWiz intègre de nouveaux effets de transition, ainsi, pour accentuer le côté humain (et nature) mis en avant par Samsung, vous aurez droit à des animations « goutte d’eau » ou encore des transitions « fluides »  (sympathiques) quand vous lancez le menu principal (entre autres).

Toujours dans cet esprit, vous trouverez de nombreuses fonctionnalités qui permettent de faciliter l’interaction « homme/machine ». Par exemple, une option permet de laisser l’écran activé si le Galaxy S 3 détecte que vous le regardez (via la caméra frontale). Vous pourrez aussi, comme sur le précédent Galaxy S, « réveiller » le terminal en l’appelant « Bonjour Galaxy ! ». Samsung va plus loin ici, vous pouvez personnaliser son « petit nom » et lancer rapidement une action à la voix (Siri-like), appareil photo, ajout d’un rendez-vous, etc. Autre élément, si vous êtes en train de lire un SMS d’un ami, vous n’avez qu’à prendre le téléphone et le porter à votre oreille pour qu’automatiquement le numéro du contact en question soit composé. S Beam, qui permet de transférer rapidement des données entre deux appareils compatibles (basé sur Android Beam). Autre chose, il y aura un accessoire (à acheter séparément) qui permettra de charger le terminal sans fil, en le posant sur un « dock » à induction (comme sur le Palm Pré). Cette liste n’est pas exhaustive, nous verrons tout cela en détail lors du test complet.

Nous retrouvons les pages d’accueil classiques Android, des widgets nombreux (dont quelques horloges, nouvelles il me semble) et dont, parfois, vous pourrez changer la taille (comme sur le SGS2). Samsung a modifié ses widgets, ils sont plus nombreux et affichent pour la plupart un design différent. Le tout m’a semblé réussi. Vous pouvez aussi créer des dossiers.

 

Le tiroir des notifications a légèrement changé (encore une fois, je compare avec le SGS2 sous ICS), avec l’apparition de nouvelles options en accès rapide, comme le mode voiture (« Hello Galaxy »), l’économie d’énergie, l’activation des données en mobilité, etc. 

 

Le menu principal fait plus penser à ce qu’on trouve sur ICS en brut, mais avec des adaptations. Le fond d’écran peut être personnalisé, on trouve les deux onglets Apps et Widgets mais également un tri par apps téléchargées (qui « remplace » l’icône « Play Store » sur le Galaxy Nexus). Comme précédemment, il est facile de déposer un raccourci sur l’écran d’accueil, il suffit de rester appuyé sur une icône. 

 

Le multitâche s’affiche en restant appuyé sur le bouton physique et propose des vignettes comme sous ICS classique avec possibilité de fermer une app lancée. Samsung a ajouté deux options en dessous : Gestionnaire de tâche (celui plus complet) et Tout enlever/supprimer (pratique à priori). 

 

Gros point positif pour l’instant, tout est très fluide à l’utilisation et l’écran est très réactif. C’est agréable, même si on sait que « c’est la moindre des choses » sur un terminal de cette gamme.

L’écran de composition de numéros a été modifié, offrant des touches plus grandes, pour le reste (journal, contacts), c’est classique, avec des options qui permettent de lier vos contacts à leurs homologues sur les réseaux sociaux.

 

La partie SMS/MMS et saisie de texte n’a pas beaucoup changée. On retrouve le tri par contact et la conversation par bulles. Point positif : le SGS3 marque le retour de la personnalisation de ces pages, avec des bulles de couleurs différentes et des fonds à modifier. Par contre je n’ai pas trouvé d’option qui permette un affichage avec colonnes, ce qui est étrange étant donnée la taille de l’écran. 

Dans les e-mails Samsung a réalisé quelques modifications, à priori uniquement graphiques. Le client est très fluide à utiliser et semble efficace, reste à le vérifier lors d’une prise en main plus longue.

 

L’appareil photo reprend l’interface qu’on connait sur le Galaxy S 2 mais avec quelques ajustements, essentiellement au niveau des fonctionnalités. Vous allez pouvoir prendre des photos par lot de 20 puis ensuite déterminer quelle photo vous plait le plus (l’appareil peut aussi détecter automatiquement les meilleures photos). Pour le reste c’est assez classique, pas mal d’options et de modes de capture, dont une fonction HDR. Le constructeur a ajouté une fonctionnalité qui permet de détecter automatiquement les visages des personnes dans la photo et de vous proposer des leur envoyer le cliché via différents moyens.

En vidéo, la grosse nouveauté est la possibilité de prendre une photo pendant que la capture vidéo se fait, comme sur les derniers terminaux HTC. Le SGS3 filme en 1080p, autofocus continu, … le classique haut de gamme. Pour l’instant nous n’avons pas souhaité nous faire d’idée sur le qualité photo et vidéo, nous attendons la version commerciale.

 

Le lecteur musical ressemble beaucoup aux précédentes versions mais avec quelques contrôles dont le design a été retravaillé. Samsung a aussi mis l’accent sur son nouveau Hub musical, qui permettra d’acheter et d’écouter de la musique avec un catalogue volumineux. Le haut parleur semble puissant mais difficile de juger dans l’environnement sonore dans lequel nous étions.

le nouveau widget musical en action

 

Sur le web, je pense que nous sommes assez proches du sans faute pour le Galaxy S 3. Combinez le navigateur ICS retravaillé par Samsung, l’optimisation logicielle et le hardware qui permet de propulser le tout et vous vous retrouvez avec une expérience très bonne. Les défilements sont ultra fluides, idem pour le zoom. Cette agréable sensation étant renforcée par l’énorme écran de très bonne qualité proposé par Samsung. Un régal ! Vous le verrez dans notre vidéo « web », le SGS3 réalise également de bons scores aux benchmarks de navigateur.

Pour finir ici, Samsung intègre également une collection importante d’apps et services, des Hubs par thématique (jeu, music, …), des apps sociales pour faciliter la communication avec vos contacts, des éditeurs photo et vidéo, S Voice pour les interactions à la voix, S Suggest qui propose des contenus à installer sur votre terminal, une intégration d’apps similaires au Note (bien !) S Memo, S Planner (agenda)… sans oublier les fonctionnalités de base dans ICS.

Ce qu’on aime : la fluidité générale, l’expérience sur le web, le renouveau de TouchWiz en plus léger, les nombreux services et apps intégrés (notamment S Memo)…

Ce qu’on regrette : pas grand chose pour le moment (attendons le test)

 

Et vous ? D’après les diverses informations postées sur le web que pensez-vous du Galaxy S 3 ? Laissez un commentaire !

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