Free Mobile : un appel sur deux est un échec aux heures de pointe (résultats enquête Capital)


 Le 02/04/12

Capital a réalisé toute la semaine dernière une enquête sur le réseau Free Mobile (Paris et Lyon) en utilisant des outils de testing proposés par l’entreprise Directique.

Le résultat est sans appel (au sens propre) : une communication sur deux n’aboutit pas aux heures de pointes. Un taux d’échec très élevé essentiellement dû aux dysfonctionnements côté itinérance Free / Orange.

Le test réalisé est très simple, Capital a utilisé un outil qui permet de réaliser des appels à la chaîne et de tracker leur « état » pour ensuite réaliser des stats. Ils ont utilisé 4 terminaux Sony Ericsson d’entrée de gamme, même modèle bien entendu et ont testé les 4 opérateurs : Free Mobile, SFR, Orange et Bouygues Telecom.

Plusieurs éléments sont testés : le taux d’échec des appels toute la journée, le même taux aux heures de pointe (18/21h), le taux d’échec des téléchargements d’un fichier de 2mo et, sur ces téléchargements, la part de ceux qui ont été réalisés en moins de 20 secondes.

Au final, si Orange, SFR et Bouygues affichent un taux d’échec d’environ 1% peu importe l’heure, c’est bien différent côté Free avec 32% pour toute la journée (dont 38% en itinérance Orange et 4% sur le réseau propre) et 46% aux heures de pointe (avec 52% chez Orange et 4% en propre). Même si tout ceci peut facilement être mis sur le compte de l’itinérance (qui est de la responsabilité des deux acteurs, dont en grande partie Free pour ses prévisions de trafic initiales), le réseau de Free en propre génère tout de même 4 fois plus d’échecs que ses concurrents.

Côté data, le taux d’échec est plus important que la concurrence également, mais avec, cette fois, un pourcentage plus élevé lorsque l’utilisateur est connecté sur le réseau propre de Free (voir tableau). Chez les 3 autres opérateurs, c’est Bouygues qui s’en sort le moins bien, avec 6% d’échecs entre 18h et 21h.

Pour finir, sur les téléchargements réalisés avec succès, Orange et SFR sont largement en tête sur l’aspect vitesse de transfert, avec Bouygues qui suit et Free à la traîne, même si le réseau en propre s’en sort mieux que lorsque l’utilisateur est connecté chez Orange (intéressant, quand on écoute l’argument de l’opérateur historique concernant « la qualité du réseau Orange pour les abonnés Free Mobile »).

source Capital

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