Free Mobile : 4G, petites baisses de prix, portabilité du numéro et fonctionnement du réseau


 Le 19/01/12

Les actualités en rapport avec Free Mobile sont si nombreuses au quotidien que j’ai choisi de regrouper plusieurs informations en un seul post afin de faciliter la lecture.

Au programme aujourd’hui : un point sur la 4G chez Free qui n’avait pas obtenu de licence 4G dans les fréquences basses (dites « en or »), quelques petites baisses de prix chez le nouvel entrant, le service de portabilité du numéro qui sature et un point sur les précédentes déclarations des opérateurs concernant le fonctionnement du réseau de Free.

Free Mobile et les « fréquences en or » de la 4G

Nous en avions déjà parlé, Free Mobile n’a pas pu obtenir de licence 4G dans les fréquences en or (800Mhz), celles qui permettent d’envoyer son signal jusqu’à l’intérieur des bâtiments et qui furent cédées par les chaînes de télévision. D’ailleurs Orange, SFR et Bouygues ont reçu leur licence mardi dernier (le 17 janvier). Les trois opérateurs en place avaient fait monter les enchères en espérant que Free ne puisse pas suivre, avec un total de 2,6 milliards d’euros déboursé à l’état pour une mise à prix de 1,8 milliard.

Mais le fait d’avoir loupé ces fréquences n’empêchera pas Free de proposer un réseau 4G performant dans les années à venir, en effet, il pourra louer du 800Mhz chez SFR ou continuer chez Orange (ce qui risque d’être le cas). De plus, Free pourra utiliser son réseau de Freebox afin d’optimiser la couverture en intérieur avec un passage automatique du réseau cellulaire vers le WiFi (via le système EAP SIM).

Déjà une première baisse des prix chez Free ?

D’après Capital, le 4e opérateur aurait déjà effectué quelques légers changements dans sa grille tarifaire. Rien de bien important (pour la majorité des changements) vous allez le voir !

Le roaming data avec l’Angleterre et Saint-Pierre-et-Miquelon passe de 32€/Mo à 5€, celui avec le Qatar de 32 à 13. Les appels vers la Slovaquie sont maintenant inclus dans l’abonnement à 19,99€ (étaient facturés 8 centimes d’euros la minute) et les appels vers les mobiles satellitaires suisses et tunisiens passent de 32,99€/min à 16,99€/min.

Pour rappel, il faudra attendre que Free atteigne les 3 millions d’abonnés pour voir un premier gros changement au niveau des prix (ou pas, cela reste à déterminer).

 

Un service de portabilité du numéro saturé

D’après BusinessMobile, le service de portabilité du numéro, géré par le GIE EGP, est complètement saturé avec des délais de mise en place bien plus longs que d’habitude. Généralement, le service reçoit entre 10 000 et 15 000 demandes par jour, en ce moment, suite à l’arrivée de Free, ce nombre est passé à 100 000 voir 150 000 pour les plus gros jours avec une stabilisation à 35/40 000 après quelques jours et grâce également à un contrôle en amont de la part de Free.

C’est pour cela que la procédure prend plus de temps et la situation n’est pas prête de changer, même si on peut espérer une amélioration des délais d’ici quelques semaines. D’ailleurs, la GIE EGP envisage même la création d’une deuxième plateforme dédiée à Free Mobile.

 

Le réseau est-il opérationnel ou non ?

Il y a deux jours nous abordions le sujet du fonctionnement du réseau de Free et de l’envoi, par les opérateurs, d’huissiers afin de vérifier l’état de celui-ci. Depuis, il y a eu quelques informations supplémentaires publiées, parfois contradictoires.

Pour commencer, les syndicats CFE-CGC et UNSA Télécoms (Orange) estiment que le réseau de Free « n’existe pas », qu’actuellement l’opérateur entrant se reposerait entièrement sur Orange. Ils expliquent que le nom « Free » s’affiche bien mais qu’il s’agit derrière du réseau Orange, pour Free il faudrait lire « Free 3G ». D’après ces syndicats (qui vont loin), Free aurait abusé de l’ARCEP en activant son réseau lors des tests pour ensuite le désactiver au lancement de l’offre, d’où la validation sans soucis des 27%. L’accusation va loin, la CFE-CGC et l’UNSA estiment que Free Mobile est actuellement en train de faire des économies d’infrastructure tout en boostant son chiffre d’affaires en profitant des tarifs préférentiels (valables 6 mois au lancement) sur les terminaisons d’appels (9 centimes de plus que la concurrence). Bien entendu, Free Mobile nie en bloc, affirmant que son réseau est 100% fonctionnel.

Mais si les syndicats accusent Free, ce n’est pas le cas du Directeur général adjoint du groupe France Télécom qui, dans une interview donnée à Electron Libre, affirme qu’il n’y a pas de problème avec le réseau Free Mobile et qu’en aucun cas le contrat d’itinérance n’est remis en question par ces suppositions concernant son bon fonctionnement.

De son côté, SFR (via Pierre Alain Allemand, le Directeur général réseaux) a nié avoir envoyé des huissiers pour vérifier l’état des tuyaux Free et confirme que « tout va bien pour Free Mobile, le réseau est actif », sans apporter plus de détails.

Difficile aujourd’hui d’en savoir plus concernant cette histoire, c’est finalement aux utilisateurs de constater les faits : le réseau est-il bien fonctionnel ? Vous êtes chez Free Mobile, voyez-vous « Free » ou « Free 3G » (si toutefois cela a une véritable signification) ?

 

via lesechos, universfreebox 1, 2

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