Fleur Pellerin : « les acquis des consommateurs seront préservés »


 Le 25/07/12

Suite aux récentes discussions autour de la loi Chatel et aux hotlines, le tout lié de près à l’emploi dans les télécoms, Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Economie numérique, est intervenue dans les colonnes du Parisien afin de clarifier certains points.

L’idée générale est la suivante : les acquis des consommateurs seront préservés, le gouvernement ne prévoit visiblement pas de revenir sur la loi Chatel ou même sur la gratuité des hotlines (dans le cadre d’un retour en France des plateformes).

Fleur Pellerin, crédit photo 

 

Une remise à plat de la loi Chatel n’est pas à l’ordre du jour. (…) Il n’est pas question de revenir sur la gratuité de l’assistance téléphonique, ni sur celle du temps d’attente.

De même, la notion d’engagement (ou plutôt ici de son absence) ne sera pas retravaillée pour aider les opérateurs. Certains consommateurs ne souhaitent plus être lié pour une longue période à un prestataire, ça ne changera pas.

Ce qui nous emmène au sujet clé, les subventions, l’objet de la bataille de Xavier Niel, le PDG de Free. Fleur Pellerin semble aller dans le sens du plaintif et soulève la question de la transparence dans ce schéma opaque. Nous devrions nous diriger vers une mise en place, à moyen terme, d’une facture plus limpide avec mention du coût du mobile et du tarif mensuel sans le terminal.

D’autre part, la ministre déléguée a mentionné le fait que les mobiles n’étaient pas fabriqués en France et qu’ils ne rapportaient donc pas à notre industrie (sic), en lien avec le débat des subventions. Une remarque qui semble étrange, en effet, le coût supplémentaire appliqué par les opérateurs lors des offres subventionnées revient à l’opérateur et non pas au constructeur. De plus, subventionné au non, le consommateur a besoin d’un terminal et finira par en acheter un, avec ou sans forfait, avec ou sans engagement, et il ne proviendra pas de France (dans tous les cas de figure).

Si on en croit Fleur Pellerin, le problème des opérateurs n’est pas inhérent aux changements récents du marché. Elle estime que le salut se situe dans l’innovation, en l’occurrence ici dans le très haut débit sur mobile / la 4G. Le gouvernement devrait d’ailleurs aider les opérateurs à investir sur ce « projet », ce qui devrait, dixit Mme Pellerin, créer de nouveaux emplois afin d’éviter la casse sociale.

Les difficultés des opérateurs ne sont pas exclusivement liées à l’arrivée de Free. Ils doivent également réaliser d’importants investissements pour la 4G et le très haut débit.

De mon côté j’ai du mal à être convaincu, travailler sur le débit pour offrir un panel large de possibilités de consommations (lire : augmenter l’ARPU) ne me semble pas être la priorité aujourd’hui. Les opérateurs ont surtout besoin, d’après moi, de rafistoler la relation de confiance avec le consommateur, qui s’est effritée au fil du temps. L’arrivée de Free Mobile n’a fait que crever un abcès qui gonflait depuis des années. Votre avis sur la question ? 

source leparisien

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